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 •• Tell me are you just getting by ❖ Pv. Lincoln

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December E. I. Collins !


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MessageSujet: •• Tell me are you just getting by ❖ Pv. Lincoln   Sam 9 Fév - 19:09

december & lincoln




TELL ME ARE YOU JUST GETTING BY

Les premiers accords qui s'enchainaient dans un rythme soutenu. C'était la troisième fois qu'elle la reprenait, qu'elle était pas satisfaite. Elle était censée jouer ce soir, et pourtant, elle était pas foutue de la faire une seule fois, correctement. Elle savait bien que les gens venaient pas au bar pour l'écouter jouer, ou alors ils auraient vraiment eut des goûts bizarres et pas grand chose à faire. Niveau guitare, ça allait, vraiment, elle détruisait juste son vernis contre les cordes, mais bon, elle avait l'habitude. Non, c'était au niveau du chant que ça finissait toujours par coincer. Elle avait beau y mettre tout son cœur, chanter les yeux fermés, pas penser à quoi que ce soit d'autre, visualiser un poney dans sa prairie ou même un couple, ou même n'importe quoi, elle arrivait pas à faire quelque chose qui révèle de la puissance de la chanson. C'était trop mou, trop doux. Elle posa la guitare en soupirant. Le silence retomba dans la pièce.

Lourd. Trop lourd. December n'aimait pas le silence. Parce qu'être dans le silence signifiait être seule, et elle n'aimait pas être seule. Mais Echo était partie où elle ne savait, et Ira... Pas la peine de parler d'Ira, ça l'agaçait. Quant à Lincoln, nul doute qu'il finirait par rentrer à l'appartement après sa balade, histoire de rédiger correctement un de ses articles, et manger, accessoirement. Il faisait déjà nuit depuis une bonne heure. Pourtant la journée avait été très belle, pour une fois, December était un peu sortie. Histoire de voir si l'air frais de janvier l'aidait à y voir plus clair sur le ton à employer, et sur les problèmes dans sa vie. Enfin, si on pouvait dire ça. Lorsqu'on y réfléchissait, il était évident qu'elle se créait des problèmes toute seule, puisque ses doubles comptaient comme « elle ».

Elle observa le mur un long moment en se mordillant la lèvre. Non, sérieusement, il fallait qu'elle y parvienne. Parce qu'il fallait qu'elle ait son argent, et qu'elle garde le petit « job » - si on pouvait dire ça – qu'elle avait. C'était vraiment trop important. Crucial. Pas question d'échouer. Elle s'était promis de jamais échouer. Voilà l'occasion ou jamais de se prouver qu'elle en était capable. Une grande inspiration. Un peu nerveuse, même s'il n'y avait pas de raison de l'être. Elle détendit son dos et sa nuque avec un craquement sinistre. Puis, elle fit quelques mouvements avec ses doigts, attrapa la guitare. Ses doigts se placèrent automatiquement sur les cordes.

Elle se fit un « Un, deux, trois et quatre ! » mental, et se lança dans l'aventure, elle oubliait de penser qu'elle était insatisfaite et donnait tout ce qu'elle avait au fond des tripes. Parce que pour elle, la musique c'était ça. Des sentiments purs. Pas dans le sens où les sentiments, eux, étaient purs, mais dans le sens où ils étaient ressortis dans la musique sans artifices, sans masques. La musique c'était de la joie, de la peine, de l'amour, parfois de la traitrise, mais toujours quelque chose de puissant. Ce qui n'était pas puissant n'était pas de la musique. Ce qui n'avait pas de but. Or tout avait un but, non ? Oui, December était une fidèle adèpte du Destin. Mais pas dans le sens où quoi qu'on fasse, rien ne changera, et tant qu'à faire, autant ne rien faire. Plutôt dans le sens où il fallait tout faire pour essayer de briser ça. De se détacher de son destin, pour briller par soi même. Elle voulait briller. Pas devenir une star, non. Briller pour elle. Briller pour ce qu'elle était.

Le complexe de Pinnochio, vous connaissez ? Vouloir être un vrai petit garçon... Disons que, d'une certaine façon, December voulait exister par elle même. Elle ne voulait pas être « une des partie du puzzle », elle voulait être le puzzle toute seule. Elle aimait ses doubles, malgré tout ce qu'on pouvait en penser, elle était d'ailleurs souvent la seule à défendre Ira ou à remonter le moral d'Echo. Mais qu'en était-il de l'originale... Mais ce n'était pas le moment de penser. Son mur mental se reforma. Plus solide. Plus adaptable. Infranchissable. Mais c'était un mur de verre, une bulle transparente dans laquelle elle s'enfermait. Son monde n'était qu'une cage de cristal et de jolis désirs qu'elle n'arrivait pas à réaliser. Un jour mon enfant, un jour tu seras une femme à ton tour...

Elle était en train d'entamer le deuxième refrain lorsque toute la grâce cachée au fond d'elle s'échappa entre ses lèvres, elle fronça les sourcils, ferma les yeux et s'abandonna à la musique comme on s'abandonne à un amant. Sa voix changea, en quelque sorte. La chanson n'était pas forcément plus belle chantée de cette façon, mais à ses yeux, ça devenait quelque chose d'autre. Elle ne s'entendait pas. Elle n'avait pas envie de s'entendre, elle savait ce qu'elle disait. Elle savait la profondeur des mots qui s'échappaient de sa bouche même s'ils n'étaient pas d'elle.


Where there is desire
There is gonna be a flame
Where there is a flame
Someone's bound to get burned
But just because it burns
Doesn't mean you're gonna die
You got to get up and try, try, try !

Elle s'arrêta brusquement. La chanson n'était pas finie, mais elle avait un frisson nouveau qui coulait le long de son dos. Sa main tremblait contre les cordes, elle rouvrit les yeux pour fixer la télévision, et resserra ses mains autour du bois sombre de la guitare. Dans le reflet de la télévision, elle se regarda, l'espace d'à peine une seconde, avant de voir une autre silhouette, familière, mais pas semblable. Et merde. Il était rentré plus tôt qu'elle ne l'aurait pensé. Elle ne l'avait pas entendu avec tout le brouhaha qui s'échappait de l'instrument et de sa bouche. Bon, c'était pas la première fois, mais c'était sans doute sa présence qui la fit revenir à la réalité. Elle fixa son reflet dans l'écran gris, éteint, pendant au moins une minute avant d'esquisser une sourire mi-gêné, mi-quelque chose d'indescriptible. Il avait dû taper un bug en la voyant dans son univers comme ça. Surtout que ça faisait des jours entier qu'elle se plaignait de ne rien parvenir à faire correctement...


« Ah, t'es rentré plus tôt que prévu ? »

Et hop, une phrase tout bonnement innocente, histoire d'éloigner vite le sujet. Sauf que. C'était sans compter qu'il n'avait rien prévu. Et qu'il n'avait pas d'heure. Donc, ça tombait à l'eau. Mais elle se sentait mal à l'aise. Elle avait l'impression d'être prise sur le fait d'un truc abominable, malgré le fait que c'était pas le cas. Mais elle pouvait décemment pas se lever, balancer l'instrument sur le canapé et aller s'enfermer dans sa chambre. Ça aurait été totalement absurde...


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MessageSujet: Re: •• Tell me are you just getting by ❖ Pv. Lincoln   Dim 10 Fév - 0:25



   Tuer. Courir. Rugir. Les élément se soumettent à ma patte. La terre se plis sous ma force colossal, les cerfs prennent peur en voyant ma carrure inhumaine et mes crocs sanguinaires. Je suis le roi, le prédateur le plus puissant digne d'un homme. Je suis un ursus arctos horribilis, je suis un ours. Dieu des terres du nord, maître de la faune et un des plus grand de la vie sur cette Terre. Ayez peur de ma présence cervidé, pliez l'échine en me voyant rongeurs. Car je suis là, moi, grizzli, sur cette terre soumise à ma fureur dévastatrice. Mais pour l'instant je dois me nourrir, mon estomac m'expose sa famine et l'air trahit la présence de ce ridicule animal. Ma langue déjà pendante assoiffé par ce sang qui m'attend. Mes crocs commençaient à se montrer obéissant à ma simple envie de déguster cette chaire qui se déplace galvanisé par la terreur de mes yeux embrassé par tant de nourriture succulente et douce. Tremble jeune cerf, ton bourreau arrive, il court dans cette forêt vaste qu'il connaît comme son cœur. J'arrive, oui j'arrive, ma patte va te prouver que je te suis supérieur et que tu dois nourrir ton maître. Crains ma faim doux butin. Mes muscles tractaient mon corps épais avec puissance et force. Ma fourrure se faisait rabattre par le vent qui témoignait de ma vitesse auquel je me déplaçais entre les arbres ancestraux témoins du règne de mon espèce. Ma salive n'attend que toi gibier, ma gueule se délecte déjà de t'avoir. Oui ! Il était là, le jeune cerf s'abreuvait sur le petit étang. L'animal n'était pas conscient de son destin inéducable. Mon instinct de prédateur me dicta d'approcher doucement de l'animal sans faire de bruit. Ma langue humidifia mes dents qui se languissait d'encore de ne rien avoir à déchiqueter.

Je suis un titan
Un dieu créateur du temps
Dans les cieux j'entends
La nuit maculé de sang
   Mes pattes arrières se dressèrent d'un coup et ma masse s'éleva d'un coup venant m’abattre sur la pauvre créature qui ne sortit qu'un gémissement mêlant douleur et peur. Mes crocs s'implantaient doucement dans sa fourrure puis dans sa peau, son sang commençant à se vider au sol. J'appuyais ma patte sur son crâne pour taire ses pleurs et abrégé sa minable vie n'ayant pour but qu'à nourrir ma faim. Ma gueule se renferma sur son cou que j’arrachai d'un coup pour enfin nourrir cet estomac.

   Après mon festin je me dressai sur mes deux immenses pattes arrières pour m’avancer vers l'étang et assouvir ma soif. Ma fourrure dégoulinait de sang écarlate tandis que l'eau se déversait dans ma gorge. Mes yeux bruns noiraude s'arrêtèrent à l'animal qui était sur la surface de l'eau. Ma tête se pencha doucement. Lincoln ? Qui est Lincoln ? Qu'est ce que Lincoln ? C'est un humanoïde ? Un animal nu sans fourrure ? Je me redressais sur mes pattes pour lever le museau au ciel voyant des petites lucioles dans l'étendue noir. Non... ce ne sont pas des lucioles. Ce sont des étoiles ! Qu'est ce qu'une étoile ? Des boules de gaz, comme le monstre de feu le jour. Les singes nus le surnomment le Soleil ! Mais Lincoln ? Décember ? Lily ? Ce sont des singes nus eux aussi ? Je suis un ursus arctos horribilis, je suis un ours ! Non ? Lincoln... je suis un humain, un mâle. Je fixais mes pattes avant. Pourquoi j'avais cette apparence alors ? Je me transforme ? J'ai un don ? Je suis Lincoln, un mâle homo sapiens sapiens, je suis arkanthrope et je maîtrise le feu. Oui... je suis Lincoln, je ne suis pas un ours.

Je suis le maître de mon destin
Tel l'être dans un dessin
Je m’attelle à l’airain
Et je vois naître ma main

   Mon corps se modifia doucement et lentement, mon iris se décontracta pour avoir cette touche bleutée qui me caractérisait tellement. Un sourire s'arracha de mes lèvres avant de m'asseoir doucement exténué par ma transformation en lançant un regard à la carcasse du jeune cerf avant de passer une main dans mes cheveux légèrement chamboulé. Cette sensation de retour des choses étaient irrésistible. J'exaltais en fixant les étoiles qui apparaissaient doucement dans le ciel. Une émotion intense m'envahissait comme un réveil d'un sommeil primitif. Je profitais doucement de la brise en respirant doucement. Voilà ce qui est pour moi faire le vide : me transformer en ours. Un bien-être certain régnait. Je me mis à courir pour récupérer mon sac à l'orée de la forêt. Il se faisait tard et je devais bosser un article important sur l'ancien maire de Birdsall et aussi faire à manger pour Décember qui devait crever de faim à cette heure.

   J'arrivais près de la porte pour sortir mes clefs. J'étais totalement en sueur complètement crever de mon exécution et j'avais légèrement du mal à digérer le cerf. Je pouvais pas être moins gloutons sous ma deuxième forme, nom d'un chien ! J'ouvrais doucement la porte tout en jetant un œil à mes vêtements histoire de voir si je n'avais pas de tâche de sang du cerf ou je ne sais quoi. Mais mon sang se figea d'un coup comme tout mes muscles en entendant une guitare. Décember jouait ? Elle avait dû trouvé la mienne dans le salon. Je souriais doucement, sa voix avait une intensité déconcertante. Une telle force, une telle vocalise et une sincérité tellement rare. Un sourire s'arracha de mes lèvres, un peu une fierté de connaître cette femme tellement étrange avec un cœur si puissant doté d'une émotion et d'une présence dévastatrice. Beaucoup disent que nous avons une relation père et fille... non... c'est plutôt moi qui est en admiration devant elle les yeux brillants et fasciné par cette jeune femme amnésique et son pouvoir qui m'amuse plus qu'autre chose.

Élève ton poing
Et hurle un coin coin
Car seul le rire

   Je posai doucement mon sac sur le sol avant de m'avancer sans faire de bruit pour me caler contre le cadre de la porte bouleversé par ses paroles. Elle magnait la guitare d'une façon envoûtante avec une assurance que je ne lui connaissais pas. Cela me rappelait ce cocon quand je suis en ours, ce sentiment... de dominance sur tout ce monde qui nous soumet à la moindre occasion. Elle s'arrêta malheureusement soudainement ce qui me fit pencher la tête tout en croisant les bras. Elle me sourit doucement d'une nervosité qui me fait sourire de plus en plus amusé. J'ignorais alors ça remarque en me redressant et rétorquant avec chaleur : « Et tu me dis que tu ne sais plus rien faire... », un rire bref et sincère retentit. Je m'approchai doucement en la fixant avec intensité, comme si mon regard remplit d'étonnement et de surpris, positif, et un peu d'admiration et de compassion quant à sa gène. « Tu as un talent Décy, gâché par ton estime faiblard et la peur d'être jugé par les autres... je trouve ça atrocement séduisant ! ». Je me mis à rire doucement. «  Je crois que je commence à comprendre ta complexité ! Bref, désolé de t'avoir dérangé... je vais faire à manger et... », je m'étais relevé avant de buguer, je souris doucement en lui lançant un regard complice symbole un peu de notre relation : « Et si tu veux on se fait une soirée film ou jeux de cartes... enfin c'est toi qui choisit ! ». Je souris doucement, je me foutais de cet article, au pire je le ferais demain matin en urgence.
Elle est ma priorité ce n'est que ça.

Tuera et fera souffrir
Ce qui est le pire
Le fait de voir les autres mourir

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MessageSujet: Re: •• Tell me are you just getting by ❖ Pv. Lincoln   Dim 10 Fév - 1:47




C'EST PEUT-ETRE PARCE QUE TU VEUX ETRE COMME LES AUTRES QUE TU ES AUSSI EXCEPTIONNEL.

Moment gênant passé. Achievement unlocked. Comme on dit. Et December était là, à observer l'emplacement de son reflet à présent vide dans l'écran éteint. Elle aurait pu partir en débat philosophique intérieur. Mais ça ne vint pas. Son esprit resta vide. Totalement. Apaisé et vide. Comme si elle avait crié pendant dix minutes à plein poumons pour s'échapper à la réalité. Elle venait de se défouler, et ça sans – trop – faire péter les décibels. Que demande le peuple ? Mais il avait raison. Elle avait peur. Elle était cette gamine effrayée par les autres. Non, ça c'était Echo. Alors, qui était-elle, réellement ? Et, même, existait-elle, dans ce monde ? La réponse paraissait évidente au premier abord, et pourtant, elle ne l'était pas tant que ça. Mais une fois de plus, les quelques pensées qu'elle s'efforçait de réunir s'échappèrent pour filer loin d'elle. Loin de sa tête. Sans doute, dans le crâne d'une autre. Ça n'aurait été que le juste retour des choses, d'un côté.

Elle posa la guitare, non sans une énième caresse à l'instrument. Des excuses pour l'avoir sortit de sa torpeur, de son sommeil de délaissée. Elle faisait souvent ça. Peut-être parce que dans sa propre tête, elle était elle même un instrument, et qu'elle méritait de l'attention, alors pourquoi pas les autres. Elle n'osa pas se confronter au regard direct de Lincoln, pas encore. C'était trop tôt. Il fallait qu'elle retrouve ses esprits, qu'elle fasse le tri. Elle déglutit péniblement et esquissa un sourire. Il savait dire ce qu'il fallait, quand il le fallait. Une des raisons de plus pour laquelle elle l'adorait, tout simplement. Elle aurait pu dire n'importe quoi, réellement, mais la seule chose qui sortit de sa gorge, ce fut un simple :


« Merci. »

Sur le coup, ça lui sembla stupide, elle avait pas raison de le remercier. Sauf que si. D'un, il continuait de croire en elle malgré le fait qu'elle coutait triplement cher en nourriture, était plus qu'une simple colocataire parce qu'elle était un élément constitutif de sa vie, qu'il le veuille ou non, et en plus de ça, elle lui piquait ses affaires. Et encore, il était pas au courant de ce qu'Ira faisait de ses caleçons... Mais. Il aurait le temps de le découvrir. A cette pensée, elle ne pu réprimer un sourire qu'elle s'empressa de dissimuler, enfin, elle tourna la tête pour l'observer. Il était déjà en train de filer dans la cuisine ou elle était en train d'halluciner ? Non mais. Ah.

Ah, oui. Parce que lorsqu'elle se leva pour le rattraper et essayer de dire un truc un peu plus intelligent que merci, elle se rendit compte qu'il avait un peu de sang, à la base de la nuque. Il n'avait pas dû y faire attention, et elle ignorait comment il aurait pu s'en rendre compte. S'appuyant sur le montant de l'arche qui menait du salon à la cuisine, elle posa sa tête contre le bois en croisant les bras pour l'observer fixement.


« Hé. J'imagine que je mange toute seule ce soir... »

December ne l'avait jamais jugé pour ce qu'il était. Elle savait ce que ça faisait d'être différent et que parfois, ça avait autant de bon que de mauvais, au final. Elle se sentit bête d'avoir dit un truc du genre, mais, elle n'était pas le genre de fille qui culpabilise pendant deux heures pour trois mots mal choisit, en plus de ça, il savait parfaitement que le tact, c'était pas trop son truc, et actuellement, elle essayait d'en faire preuve. Sauf que. Comme tout, ça ne dura pas !


« T'as du sang dans le cou. »

Nouveau silence, esquisse de sourire. S'il n'avait pas eu ce don, il ne l'aurait jamais trouvée. Peut-être était-ce une des nombreuses raisons pour lesquelles elle l'acceptait tel qu'il était. Même s'il avait été un dangereux serial killer en quête d'une nouvelle vie, elle aurait tout accepté, à vrai dire. Elle ne jugeait personne, elle se forgeait sa propre opinion. Et inutile de dire que son opinion de Lincoln était bien loin d'être négative. Elle avait accompagné les mots d'un geste pour désigner l'endroit en cause. Au bout de quelques secondes à le fixer, elle finit par se dire qu'il fallait peut-être dire quelque chose de plus léger qu'un sous entendu lourd du style « alors, comment la chasse ? », très bien.


« T'as pas ton article à faire ? Tu sais, je veux pas te déranger plus que ça, en plus, du moment que tu vas essayer de bosser, Ira va te tomber dessus et... »

Elle avait parlé en continu sans prendre sa respiration une seule fois, à part après le « et » où elle prit une profonde inspiration un peu trop brusque, manquant de s'étouffer. Pourquoi parler comme ça ? Parce qu'elle avait sentit dès ses premiers mots qu'elle disait quelque chose qui ne fallait pas, alors elle avait essayé d'enchaîner sur quelque chose de mieux. Ou de moins pire. Quelque chose qui, apparemment, n'était absolument jamais venu, jusqu'à ce qu'elle réalise que ce serait de pire en pire et qu'il valait mieux arrêter le massacre à ce moment là. Oui, en plein milieu d'une phrase, December était un peu anticonformiste, que voulez vous.

Dans le même temps, elle s'était souvenu, comme dans un flash, de l'application qu'avait Ira à mettre les nerfs en boule à tout le monde et à se comporter comme une garce de premier choix. Aucun doute qu'avec des pensées pareilles, elle finirait par rappliquer pour en rajouter une couche... Raison pour laquelle December préféra changer de sujet, histoire de s'occuper la tête à autre chose. Elle approcha, pour poser ses bras sur les épaules de Lincoln, au diable la course qu'il avait fait et les gouttes qui perlaient sur son front, c'était bien le dernier de ses problèmes.


« On verra bien ce qu'on fera... Mais dis moi, que va-tu encore me préparer de bon ? »

Parce qu'en plus, elle commençait à apprécier de se faire servir... Vous voyez le type chiant qui s'invite chez vous pour « quelques jours » et qui repart jamais ? Eh bah, imaginez ce type en femme, sexy, d'accord, mais incasable, encore plus fauché que l'ami chiant, et qui en plus de ça, a trois personnalité totalement opposées qui se font la guerre ? Je sais pas pour vous, mais moi je commence à plaindre Lincoln...


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MessageSujet: Re: •• Tell me are you just getting by ❖ Pv. Lincoln   Dim 10 Fév - 3:29


 

   Le frigo s'ouvrit. Il n'y avait pas grand chose à vrai dire. J'avais complètement oublié de passer à l'épicerie, quel idiot ! Donc... il y a un œuf, deux tranches de jambon avec une tête bizarre, quatre bières -à croire que ma consommation a baissé ahem-, deux oranges et quelques légumes. Il ricana au remerciement de December, comme si cela été... quelque chose d'inutile pour moi. Je n'ai pas besoin d'un merci à vrai dire, juste d'un sourire et une gâterie... non je rigole ! Bref rien à faire pour bouffer ce qui me soutira un soupir. Raaah je me hais ! « Hé. J'imagine que je mange toute seule ce soir... », je tournais la tête pour la fixer en penchant la tête. Je souris doucement désolé pour elle le cerf me restant en plus sur l'estomac. J'avais l'impression de l'abandonner en quelque sorte et je crois que cette situation du fait que je sois rarement présent lui porte un coup au moral. Après tout je suis son seul port de rattache depuis son amnésie. Enfin bref ! Fallait trouver un truc à lui mettre un truc sous la dent et vite. Retour au frigo, je pris finalement quelques légumes avant de préparer une poêle que je posai sur la cuisinière avant de naturellement créer une flamme à l'apport du gaz par ma simple pensée. « T'as du sang dans le cou. », je relevais d'un coup la tête vers elle avant de passer ma main dans ma nuque et de vérifier ma main en voyant le sang un soupir plus attrister se prononça de ma part. Je m'étais d'un coup refroidi regrettant mon idiotie en baissant les yeux honteux : « Désolé... ». Je détestais qu'on souligne ma condition d'ours, je préférais être seul sur ce point et être seul à le savoir. Mais avec elle c'était de force majeur et... puis voilà.

   J'essuyais le sang avec un torchon continuant ma cuisine ne répondant pas vraiment, je n'étais pas bavard pour une fois. A vrai dire j'étais travailler sur le fait que je sois rarement présent pour elle et cela me gênait. Bon, reprend toi et arrête de penser comme tu le fais si bien. Je découpai avec agilité les légumes avant de les incorporer dans la poêle souriant au doux son du grésillement. « T'as pas ton article à faire ? Tu sais, je veux pas te déranger plus que ça, en plus, du moment que tu vas essayer de bosser, Ira va te tomber dessus et... », je roulai doucement des yeux en l'entendant : « Arrête de dire que tu me déranges Décy, au contraire ça apporte de la vie à l'appartement puis c'est vrai que tu es plutôt burlesque comme fille ! » je ricanais doucement en lui lançant un regard amusé avec une pointe de malice. « Puis c'est qu'un petit article pour une presse dont tout le monde en a rien à battre, je préfère te faire passer avant ce morceau de papier sans intérêt... Puis j'aime bien qu'en Ira me tombe dessus... elle drague tellement mal et avec une telle arrogance que c'est plus hilarant que séduisant ! Puis je entre les deux phénomènes je préfère Echo... beaucoup plus enrichie même si elle est timide et rougit à chaque fois que je lui dis bonjour...je t'ai déjà dit que vivre avec toi c'est avoir le privilège de vivre avec deux gosses qui ne sont pas de soi ? », je ricanais davantage à mon ironie. Vivre avec le D.E.I. (Décember/Echo/Ira) a un aspect aventure et découverte de ce qu'un humain peut-faire avec un cerveau différent ! Bref c'est épique si vous l'aviez pas compris.

   Je sentis Décy s'approcher et poser ses bras sur mes épaules avant de grimacer en face de sa curiosité. « Euhm... un truc de reste avec des légumes non-identifiés ? Désolé j'ai pas vraiment eu le temps d'aller faire les courses puisque qu'un cerf s'est trop approché de la ville et que... enfin tu connais la suite... ». Je la fixais avant de sourire et de poser mes yeux sur les légumes, je devenais de plus en plus carnivore et cela se voyait. Une certaine répugnance pour les légumes commençait à naître et mon envie de chair fraîche devenait plus grande à chacune de mes transformations qui sont depuis toujours incontrôlable quand un animal à le malheur de s'approcher trop prêt de moi. Je peux me contrôler, mais en fait j'apprécie courir et chasser en forêt donc bon. « Tu pars quand bosser dans ce café au juste ? Si ce boulot te plaît pas, je peux au pire te trouver une place dans le journal hein ! J'ai une assez forte réputation ils peuvent rien me refuser... enfin voilà ! ». Je m'embrouillais légèrement... ET ALORS ?


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MessageSujet: Re: •• Tell me are you just getting by ❖ Pv. Lincoln   Dim 10 Fév - 14:01




T'ES PAS SEUL, T'ES JUSTE ENTOURÉ DE GENS QUI NE CONNAISSENT PAS LA VALEUR DE TON COEUR.

Elle resta sans bouger, posée contre lui. De un, il était confortable, et de deux, ça lui permettait de garder un œil sur ce qu'il était en train de faire. Et les légumes qui doraient dans la poêle... Ok, fallait pas qu'elle se mette à baver tout de suite. Dans un réflexe un peu stupide, elle se recula pour s'adosser au frigidaire, à côté de lui, l'observant toujours, avant de finalement détourner les yeux en songeant qu'être fixé par quelqu'un, c'était peut-être un peu trop lourd pour la-dite personne. En se rappelant du contenu du meuble contre lequel elle était appuyée, elle grimaça en hochant la tête. Elle allait répondre, mais il la devança en reprenant sur son boulot. Bordel Lincoln, elle avait l'air d'en vouloir, du boulot ? Oui. Bon, d'accord. Elle eut un léger sourire, pas nerveux, juste amusé de le voir s'embrouiller les pinceaux comme ça. Il avait pas besoin de faire ça pour elle. Il savait pertinemment qu'elle ne voulait pas qu'il l'aide d'avantage. A croire qu'il le faisait exprès. En tout cas, c'est ce qu'elle pensait, et ce qui la faisait actuellement sourire.


« C'est gentil de me proposer ça. Mais, je pense pas être assez douée pour l'écriture, contrairement à toi. Et mon boulot me va. Les gens viennent, ils me découvrent, ils me détestent ou ils me trouvent passable, ou même bonne, ça m'importe pas, je fais ça pour moi, pas pour eux... »

Elle avait cet air rêveur au visage. Elle se disait qu'elle avait une chance de fou de pouvoir faire ce don elle avait envie, c'était pas donné à tout le monde. Alors elle comptait bien tout faire pour continuer. Elle tapota nerveusement ses ongles contre le bois du frigo de la cuisine intégrée – très moderne d'ailleurs – et fini par se redresser légèrement sans décoller son dos du meuble.


« J'irais faire des courses demain, moi, t'inquiète pas pour ça. Et je dois y être pour vingt heures trente, on est vendredi, non ? »

Elle releva les yeux vers la pendule, c'était dix-neuf heures, elle avait encore le temps. Mais elle détestait partir en sachant que Lincoln restait à l'appartement, elle n'aimait pas ne pas savoir ce qu'il se passait quand elle n'était pas là. Elle grimaça en échappant un grognement de douleur, et baissa son regard vers son genoux. Bien qu'il fut sous son jean, elle se doutait bien qu'il avait rien. Bon. Elle grommela.


« Ne me dites pas qu'Echo a encore réussi à se faire frapper par Ira... Ah j'en ai marre. »

Si elle avait pu la choper, Ira, elle lui aurait fait bien comprendre qu'il n'était pas question qu'elle relève la main une fois sur Echo. Mais la plupart du temps, la plus discrète arrivait à se faire mal toute seule. Et bien sûr, elle, elle ne ressentait rien, alors elle ne faisait pas attention, mais December, elle, elle prenait. Elle inspira profondément en tapant l'arrière de son crâne contre le bois nerveusement, pas fort, juste histoire de s'arracher à ses pensées.

Elle repensa à l'opinion qu'il avait d'Echo. En or, que tous les gens qui la connaissait, en fait. Pas que December soit jalouse, à vrai dire, elle aurait dû l'être, mais du coup, c'était Ira qui l'était pour deux. En bref, c'était vraiment compliqué, leurs relations. Elle, elle faisait tout pour protéger Echo, elle donnait tout ce qu'elle avait, et elle, elle allait fricoter avec des gens qui ne voudraient jamais d'elle, histoire de se briser le cœur contre une autre mine. Et elle finissait toujours par broyer du noir sur le canapé pendant des jours. Difficile à supporter pour tout le monde. Ira n'y arrivait pas. December faisait son possible, et, étrangement, Lincoln semblait bien s'en sortir. Il devait avoir un pouvoir supplémentaire de contrôle de ses émotions, ou un truc du genre. Ou alors il était pas humain. Enfin, ça, c'était pas la choses à dire, on en convient...


« Dis, tu fais quelque chose demain soir ? J'aurais bien aimé passer une soirée avec toi mais je bosse aussi. Vendredi, samedi, dimanche, et parfois le mardi soir... »

Elle avait répété les jours avec un ton mécanique, mais mine de rien, elle aimait bien ça, elle aurait juste voulu passer un peu de temps avec lui, ça lui aurait pas fait de mal. Sûrement à l'un comme à l'autre, en vérité. Elle inspira profondément et reprit, plus bas.


« Ou alors, si à l'occas' tu as fini ton boulot, tu pourrais passer me voir... »

Elle savait qu'elle était toujours meilleure quand quelqu'un venait la voir. Elle avait testé avec Solina, ça marchait bien. Et pour le moment, il n'était jamais venu. Elle ne savait pas pourquoi. Sans doute qu'il avait trop de boulot, allez savoir. Elle passa une main dans ses cheveux et se détacha enfin du meuble pour faire quelques pas dans la cuisine et attraper un journal dont les pages étaient abîmées, sans doute pour avoir été trop utilisé, elle le tapota contre son dos et rigola doucement.


« Je te signale que je lis chacun de tes articles, moi, et pas parce que je m'y sens obligée. »

La fin de sa phrase avait été lâchée avec trop de légèreté pour être un reproche, d'ailleurs, elle se remit à rire, amusée, en posant son menton sur son épaule, le fixant avec attention. Il était grand comparé à elle, et pour ça, elle était à moitié appuyée sur lui, mais bon, tant pis. Elle changea soudainement de sujet, fronçant légèrement les sourcils.


« Au fait, je pourrais t'emprunter ta guitare pour ce soir, je me sens plus à l'aise avec la tienne qu'avec celle du bar, enfin, tu as vu le résultat. J'dois croire un peu trop à la chance, mais on sait jamais, si j'arrive à ressortir autant de puissance... »

Elle lui faisait les yeux doux pour qu'il accepte, manque de bol, il devait pas la voir, en fait, tant pis. Ça restait une belle tentative.


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MessageSujet: Re: •• Tell me are you just getting by ❖ Pv. Lincoln   Lun 11 Fév - 22:45


   Je souris doucement touillant un peu les légumes. J'étais plutôt bon cuisinier et c'est moi qui faisait toujours à manger pour Décy. Je dois l'avouer, j'aime quand on dépend de moi, ça me rend... important ? « J'irais faire des courses demain, moi, t'inquiète pas pour ça. Et je dois y être pour vingt heures trente, on est vendredi, non ? », je lui jetais un regard pour voir si elle était sérieuse et je me mis à rire de bon cœur : « Rappelle moi de t'acheter un calendrier pour Noël... ou de te lever plus tôt tous les jours en te faisant réciter les jours de la semaine... Oui on est vendredi », je souriais de plus belle. « Ne me dites pas qu'Echo a encore réussi à se faire frapper par Ira... Ah j'en ai marre. » Je tournai légèrement la tête en la penchant doucement intrigué, je voulu dire quelque, mais ma bonne conscience me dit de ne pas relever et de ne pas enfoncer le couteau encore plus loin dans la plaie. Il fallait changé de sujet ! « Merci au fait... pour les courses... tu me sauves la vie. », je souriais niaisement comme d'habitude avant de reprendre des yeux ma poêle, moi niais ? Jamais ! « Dis, tu fais quelque chose demain soir ? J'aurais bien aimé passer une soirée avec toi mais je bosse aussi. Vendredi, samedi, dimanche, et parfois le mardi soir... ». Je me retournais doucement laissant les légumes cuir en penchant la tête avant de sourire faiblement : « Awh je suppose que je vais être seul ce soir... je vais pleurer devant un film romantique avec un pot de glace dans les mains dans le canapé par ta faute ! », je ricanais doucement en lui lançant un nouveau regard, car oui je communique énormément par le regard et je fais des combats d'yeux parfois. « Je me libère demain pour toi ! Je note ! ».

   « Ou alors, si à l'occas' tu as fini ton boulot, tu pourrais passer me voir... », j'éteignis enfin le feu pour prendre une assiette et déversé les légumes tout chaud tout beau. Je la fixais un instant avant de sourire ayant l'impression d'être au gouvernement et à devoir prendre des rendez-vous pour ce voir. « Si tu tiens tant à que je te vois je me libérerai t'inquiète donc pas... ». Je la fixais posé son menton sur mon épaule préparant ses couverts et son verre -oui je suis très bon serveur!- avant de me retourner. « Je te signale que je lis chacun de tes articles, moi, et pas parce que je m'y sens obligée. ». Je haussais d'un sourcil prenant plus ça comme un reproche qu'un compliment à vrai dire, mais cela était compréhensible. « Parce que tu crois réellement que je suis jamais venu te voir chanter ? Que je ne me suis jamais assis au fond de la salle médusé par ta voix et que je ne t'ai absolument pas applaudit avant de m'éclipser pour pas que tu ne sois gêné de me voir t'introduire dans ton univers. », je penchais la tête trouvant ma phrase davantage tranchante que la sienne voir cynique. Je secouai doucement la tête avant de poser l'assiette : « Aller va t'intoxiquer avec ma bouffe ! », je repris très vite mon sourire, un léger sentiment de culpabilité prenant ma gorge. Je déteste être à ce point empathique ! « Au fait, je pourrais t'emprunter ta guitare pour ce soir, je me sens plus à l'aise avec la tienne qu'avec celle du bar, enfin, tu as vu le résultat. J'dois croire un peu trop à la chance, mais on sait jamais, si j'arrive à ressortir autant de puissance... » Je hochais doucement de la tête avant de faire un bref geste avec ma main : « Bwarf autant qu'elle serve à quelqu'un dans cet appartement... si tu me promets de pas la fracassé sur le feu de l'action bien sûr que oui... ». Je lui fis un clin d’œil avant de m'asseoir sur le rebord de la fenêtre pour fixer la forêt de loin un peu rêveur.


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MessageSujet: Re: •• Tell me are you just getting by ❖ Pv. Lincoln   Mar 12 Fév - 13:25




TU LE RESSENS, TOUT AU FOND DE TON ÊTRE ?
PLUS QUE JAMAIS...

Elle se retrouva rapidement assise, à la table de la cuisine, observant l'assiette dans laquelle les légumes émettaient une légère fumée claire. Elle en piqua un avec sa fourchette, fixant son verre en semblant pensive. Alors, comme ça, il était venu la voir ? Elle savait pas si c'était ironique, ou sincère. Tout comme elle ignorait si elle devait le prendre pour un sociopathe obsessionnel ou juste pour un ami attentionné. Elle avala la chose au bout de sa fourchette en silence. C'était bon. Ça l'était toujours, elle aurait pas dû être étonnée, n'est-ce pas ? Et December continua de manger, ne relevant pas, elle l'avait seulement remercié d'un sourire lorsqu'il avait accepté de prêter sa guitare. Ne le regardant pas vraiment. Au bout de quelques minutes passées dans un silence seulement rythmé par le bruit de sa fourchette contre l'assiette, elle fini par la poser et relever la tête pour l'observer en souriant faiblement. Elle se détestait quand elle culpabilisait. Pourquoi, pourquoi c'était elle qui ressentait la culpabilité ? Elle grimaça en baissant la tête, continuant de l'observer.


« Excuse moi, je savais pas que tu venais. Je veux dire, je sais pas. Je... Excuse moi, c'est tout. »

Elle se sentit ridicule, pour pas changer, et se tut, se reconcentrant sur les légumes. C'était pas dur, eux, ils disaient pas des trucs qui la perturbait. Elle avait juste à les manger, et voilà, fin de l'histoire. Elle s'enfonça dans sa chaise en soupirant faiblement. Elle n'en avait pas après lui, juste après elle même. Pas foutu d'aligner trois mots compréhensible pour ressortir le fond de sa pensée. Sérieusement. C'était un peu pitoyable sur le coup. Mais bon, elle termina son assiette, avala la quantité d'eau qui se trouvait dans son verre, et se leva pour porter le tout dans l'évier. En gros, elle débarrassait, oui. Suite à ce silence, elle fini par tourner à nouveau la tête vers lui, observant ce qu'il observait. La forêt. Ah. La forêt...


« Tu sais... »

Mauvais début, il en savait rien, justement, tant pis, elle préféra ne pas y faire attention et reprit, baissant la tête, penaude.


« Tu fais déjà parti de mon ''univers'', comme tu dis. Alors... Je serais jamais gênée de te voir me soutenir dans ce que j'entreprends... »

D'un coup, ce qu'elle essayait de ressortir lui sembla tendancieux. Ou juste hautain. Elle grimaça, s'insulta mentalement, à peu près au même moment où la poignée de la porte d'entrée bascula. Elle haussa les sourcils en relevant la tête, s'apprêtant à voir Ira mimant la saoule et s'étaler dans le canapé, mais non, c'était juste Echo. Cette dernière n'entra pas tout de suite dans la cuisine, mais commença à parler, sans doute songeait-elle que December était seule.


« Hey, Decy, j'étais avec Liam cette après midi, c'était génial, il m'a raconté des histoires, on a bien rigolé ! Et puis, Ira lui est tombée dessus et ils ont disparus tous les deux. Et, je suis désolée si t'as eu mal tout à l'heure, j'ai voulu faire la maligne et j'ai glissé, et.. »

Elle s'arrêta de parler lorsqu'elle entra dans la cuisine, après avoir retiré son écharpe et sa veste, posant ses yeux sur December, se demandant ce qui lui valait cette expression gênée et elle tourna légèrement son regard pour voir Lincoln. Bien sûr, avec une paranoïaque comme Echo, il ne fallu pas trois secondes pour qu'elle se monte la tête. Ses joues virèrent au cramoisi, elle baissa la tête, et reprit, si nerveusement que ça se percevait dans sa voix. Mais l'homme de la maison devait avoir l'habitude, elle s'adressait à lui la plupart du temps dans cet état.


« Oh, bonsoir Lincoln, je pensais pas que tu étais rentré... »

December l'observait avec incrédulité. S'il y avait un seul moment dans leur existence commune où elle aurait voulu la frapper, malgré le fait qu'elle ressentirait la douleur à sa place, c'était bien maintenant. Mais sa pensée s'évapora rapidement, pour revenir à Ira, sans aucun doute. December se pinça les lèvres en approchant de son double, elle se comportait comme une mère avec Echo. Elle replaça correctement ses cheveux, puis ses vêtements, et lui fit relever la tête.


« Fais pas cette tête enfin, Echo.. On dirait que tu t'étouffes.. »

Ok, ça, c'était pas non plus la définition même de la maternité, mais elle esquissa un vague sourire qui fit rire Echo, son rire cristallin. Une drogue, carrément. December lui tapota la joue avant de jeter un œil à Lincoln. A croire que ce qu'elle avait dit, quelques secondes avant l'entrée d'Echo, s'était rangé dans un coin de sa tête et avait été oublié pour la soirée, mais c'était pas le cas, December n'oubliait rien. Enfin.. Si on pouvait dire ça d'une amnésique.


« Apparemment, tu vas pas manger de la glace devant la télé tout seul... A moins que tu préfères que je la supprime pour ne pas la supporter ? »

Tout avait été dit avec tellement de legereté que December s'en était elle même surprise. Supprimer était le terme dont elles avaient convenu pour qualifier le fait « d'avaler » son double et le transporter avec elle. Parce qu'avaler, ça collait pas dans toutes les conversations, et en général, les gens faisaient une tête bizarre. En gros, supprimer était un terme courant entre ces murs. Elle posa sa main contre l'épaule d'Echo. Elle demandait l'avis de Lincoln, surtout parce qu'il n'avait peut-être pas la tête à faire du babysitting, et elle, elle n'avait pas la tête à sécher les larmes d'Echo après une soirée dans sa compagnie. Parce que oui, cette espèce de glande lacrymale sur patte coûtait cher en mouchoirs. Ça, c'était tendancieux.


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MessageSujet: Re: •• Tell me are you just getting by ❖ Pv. Lincoln   Mar 12 Fév - 16:19





Appelle-moi

Je ne demande que ça


feat December & Echo & Lincoln

www.Je lui lançais un dernier regard ne continuant pas le mal-entendu autour de telles futilités pour ne pas nous échauffait tous les deux davantage surtout. Les arbres au loin me firent sourire de plus belle d'un air plus nostalgique qu'autre chose en croisant les bras sur ma poitrine. L'air devint de plus en plus froid tandis qu'un silence s'installa doucement entre nous deux. J'entendais sa mastication qui raisonnait dans la pièce, oui, Décy et la discrétion est une querelle né à la création du monde. Je resserrais mes bras un air frais caressant mon corps. Je finis par me redresser pour ne pas avoir l'air d'un déprimé suicidaire. « Tu fais déjà parti de mon ''univers'', comme tu dis. Alors... Je serais jamais gênée de te voir me soutenir dans ce que j'entreprends... » Je souris une nouvelle fois à sa phrase ne répondant pas pour autant. Son univers... ma tête se pencha légèrement fronçant légèrement d'un sourcil. Son univers... et si le miens lui était fermé ? Si le miens n'abritait que mon savoir, que ma vie, que mon passé, que mes pensées ? Un univers individuel entouré de rempart fait de métal protégé contre les incendies, mais aussi les sentiments forts comme l'amitié voir l'amour. Je suis légèrement d'humeur pensif je dois l'avouer. Mais cela ne servait à rien de se torturer pour si peu, je vis très bien ainsi, non ? Bref...

La porte s'ouvrit avec entrain ce qui attira ma tête vers l'origine du bruit, au fond je remerciais la personne qui allait entrer de nous sortir de ce silence morbide et déprimant qui galvanisé toutes nos pensées néfastes. Je jetais un regard à December affichant un léger sourire en entendant Echo parlait avec autant d'enthousiasme... surtout le « j'ai voulu faire la maligne » qui était un véritable exploit pour Echo qui était la moins extravertie et la moins chien de chasse que ses deux camarades. Un ricanement ne put s'empêcher de sortir en la voyant se figer et se décomposer quand elle découvrit ma présence.

« C'est pas bien grave... j'ai juste l'impression d'être le pape ou le président des U.S.A. à chaque fois que tu me parles avec ces joues écarlates et cet air tout timide qui a un aspect innocent qui te va tellement bien... oui je t'enfonce ! », j'adorais la taquiner et jouer d'elle, un peu comme Ira... et December... et euhm. Voilà ! Je m'appuyer doucement sur la chaise face à December me penchant légèrement en fixant Echo plus amusé qu'autre chose. « Apparemment, tu vas pas manger de la glace devant la télé tout seul... A moins que tu préfères que je la supprime pour ne pas la supporter ? ». Je penchais la tête légèrement : « C'est plutôt à elle de me supporter ! C'est pas comme si elle aussi collante qu'Ira qui a en plus aucune retenu. ». J'avançais pour lui tapoter l'épaule avant de fixer l'heure : « Tu vas être en retard December... je ferais attention à Echo t’inquiète pas ! »

© SoundLess


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MessageSujet: Re: •• Tell me are you just getting by ❖ Pv. Lincoln   Mar 12 Fév - 22:34




CHERCHER ET COMPRENDRE LES INDICES
POUR RETROUVER LA PISTE...

Vous savez ce qui était actuellement très dur pour December ? Regarder Echo baver à moitié sur Lincoln et savoir que si elle les laissait tous les deux ensemble, elle finirait par devoir ramasser les morceaux. Ça, c'était douloureux. Mais elle avait l'habitude. Et, si elle avait réussi à percer dans la musique, ou obtenir un bon job, si elle avait réussi à mettre de l'argent de côté, pour rien au monde elle aurait renoncer à ce mode de vie. Parce que, même si elle ne lui disait jamais, autant de peur de s'ouvrir que de peur de le vanter, Lincoln la mettait en sécurité. Envers et contre tout. Lorsqu'il était dans les parages, elle se sentait bien. Elle savait qu'elle pouvait dormir tranquillement, qu'il n'arriverait rien. C'était sans doute un sentiment illusoire, après tout, il n'était pas un superhéros, mais c'était agréable. Elle ne demandait pas à ce que ce soit vrai. Elle demandait juste de pouvoir y croire un peu plus, un peu plus longtemps. Et, le sentiment qu'elle avait, elle, il était démultiplié dans le cœur fragile d'Echo.

Voilà une des dizaine d'explication pour laquelle Echo virait couleur tomate trop mûre lorsqu'elle était près de Lincoln. Bien sûr, il y en avait d'autre, certaines propres à elle même, certaines qui dépendaient de December, et oui, aussi bizarre que ça puisse paraître, certaines qui dépendaient d'Ira. December observa Echo un long moment. Dans son regard, on pouvait lire des tas de choses, mais ce qui était là, plus que tout le reste c'était de la confiance. December avait toujours confiance en Echo, plus qu'en Ira, sans nul doute. Elle approcha, attrapa la jeune femme dans ses bras et lui colla un baiser contre la joue. Y avait pas de raison à ça. Elle avait pas besoin de raison.

Après tout, c'était pas comme si elle acceptait sa mortalité. Théoriquement – et ça marchait aussi en pratique – December ne pouvait pas mourir, là, en sortant, écrasée par une voiture. Parce que, petit un, le nombre de voiture à Birdsall était tellement bas que ça aurait été ridicule, et en plus, parce qu'elle se régénérait trop vite pour mourir, et que même si elle en venait à mourir, quelques secondes, elle revenait à la vie. Enfin bref, un beau sac de nœud qu'elle essayait de résoudre de temps en temps, quand elle avait du temps, comme ça.

Puis, December recula, elle observa Lincoln, hocha doucement la tête, et lui sourit. Un sourire qui voulait sans doute autant dire « prend soin d'elle hein ! » que « si je reviens jamais, t'as intérêt à pas déconner avec ta vie. », parce que, dans la vie de December, elle ignorait si elle reviendrait. En fait, si elle découvrait quelqu'un, une bride de son passé, n'importe quoi, elle était prête à découdre le monde. Parce qu'elle était partie pour faire ça. Voilà. Et le sourire qu'elle lançait à Lincoln changea. C'était à présent un « je suis en train de déconner complétement, arrête moi » clair. Mais comment aurait-il pu le deviner, contrairement à certains, et certaines, il lisait pas dans les pensées. Elle attrapa la guitare sur le canapé, et elle partit, les mains dans les poches, guitare sur le dos, pour quitter l'appartement et partir à l'aventure.

Echo attendit qu'elle soit partie. Tout s'était fait en silence, mais elle n'avait pas raté une miette de cet échange de regard, il n'était pas question qu'elle en râte une miette. D'autant plus que lorsque December faisait une connerie, sentimentalement, Echo était rapidement au courant. Elle suffoqua, essayant de se cacher, quelques instant, partant dans la cuisine rapidement pour se tenir au dessus de l'évier et tousser à en cracher ses bronches. Un truc coincé dans la gorge, mais c'était pas physique, ça l'avait jamais été.

Mais lorsqu'elle cracha une petite étoile à cinq branche en cristal dans l'évier, teinté de son sang, elle changea très vite d'avis. Ça virait au surnaturel là. Genre sa vie, elle l'était déjà pas. Elle se souvenait pas d'avoir avalé un truc aussi pointu et bizarre. Elle était pas aussi débile, non ? Elle la rinça précieusement avant de l'observer sous tous les angles près de la fenêtre, la lumière du lampadaire de la rue se reflétant à l'intérieur, puis elle se retourna. Lincoln. Il était là. Sans doute s'était-il demandé si elle avait soudainement chopé une pneumonie. Elle esquissa un sourire fin et attrapa doucement son poignet pour déposer l'étoile dans le creux de sa main.


« December veut que tu la gardes, toi. »

C'était faux, elle n'en savait rien, elle avait juste craché une étoile qui lui avait déchiré la moitié de la gorge, qui s'était aussitôt reconstituée, mais pas grave, elle voyait ça comme ça. Elle ignorait si le truc allait tomber en poussière d'un instant à l'autre, mais il paraissait dur, et, elle l'avait sentie passer. Elle l'observa dans la paume de l'homme, l'obligeant à refermer ses doigts dessus avec son sourire enfantin.


« Quoiqu'elle décide de faire, il faut avoir confiance en elle, tu comprends ? »

Ses joues légèrement rosées lui faisaient perdre des années, elle paraissait tout juste adulte. Mais tellement adorable qu'on aurait voulu lui faire des câlins jusqu'à la fin des temps. Ça, par contre, elle le pensait. Elle avait une confiance aveugle en December, même si elle ne cautionnait pas ses choix, parce que ça la faisait souffrir. Une souffrance morale qui retombait sur son physique. Et elle comprit l'importance de cracher des étoiles. C'était pas juste ça. C'était un indice. Un peu obscur, certes, mais elle comprenait. Elles faisaient toutes les trois un pas de plus vers la vérité. Même si elle ne serait sans doute pas bonne à entendre. Encore moins à accepter. Une nouvelle pièce du puzzle...


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