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 Think about the story that we could have told

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MessageSujet: Think about the story that we could have told    Jeu 7 Fév - 18:58





Hello you.


Presque une fois par jour, Kenny avait ce moment d'absence. Ce moment où il se mettait à se fixer les mains. Devenant parfaitement immobile l'espace de quelques instants. Quelques secondes, ou quelques minutes. Cela variait, en fait. Mais, cela arrivait, tous les jours. Sans faute. C'était comme un réflexe. Peut-être un hommage inconscient. Un hommage à Noah. Parce que, quand chaque jour, il contemplait le regard vide ces doigts, ces mains, et, ces cicatrices au poignet, il ne pensait qu'à Noah. Chaque jour, il se demandait comme cette même journée se serait passée, si c'était le vrai Noah qui la passait. Chacun des choix qu'il faisait lui faisait poser cette question, c'était inévitable. Et une vraie torture, aussi, qu'il s'imposait volontairement, en plus. A croire que malgré tout ce qu'il avait déjà souffert ces derniers mois, il avait envie de s'en prendre encore plus pleins la gueule. Il était irrécupérable, hein.

Et puis, aussi il se demandait, au plus profond de lui même qui il était. Noah. Kenny. C'était dur, de faire la distinction, à présent. Il avait envie de redevenir Kenny, pour de bon, de temps en temps. Mais lui n'avait plus rien. Plus de familles, plus d'amis. Alors que Noah lui... Il avait des parents, il avait des amis, toute une vie. Il avait un passé, un présent, et un future. Il avait juste décidé de tout abandonner en cours de route. C'était comme cela. Et Kenny se posait toujours la question de... Pourquoi. Il avait eut des réponses, dans le journal de l'adolescent mais... Il n'y avait pas de raison principale. Mais il le trouverait, il le savait... Juste pas maintenant.

L'adolescent soupira, laissant tomber sa main un peu trop lourdement sur son bureau. Son point vint heurter dans un petit tintement le bois froid, braquant sur lui le regard et l'attention de plusieurs élèves, intrigués par le choc. Mais lui, il les ignora, se contentant de jouer du bout des doigts avec son stylo bille, avant qu'une feuille de papier ne vienne s'imposer entre lui et son bureau. Surpris, il eut un mouvement de recul contre sa chaise, relevant le regard vers sa professeur de français, qui l'observait avec un léger sourire. La vieille femme lâcha la copie, la laissant glisser sur la surface plane, ses yeux bruns pétillants d'une manière presque enfantine, en contraste avec son âge qui avait marqué son visage de nombreuses rides. Sa bouche sèche s'entrouvrit, et sa voix rauque, qui ne laissait s'échapper presque tout le temps des cris, s'adressa à lui avec enthousiasme.

    « Très bon devoir, Noah. Tu as vraiment du talent, cette écriture d'invention était très intéressante. Tu donnes vraiment vie à tes personnages... Ce Lenny que tu décris fait très réel, tu sais ? »


Il lui adressa un sourire crispé, avant de la remercier d'un geste de tête, et de retourner sa feuille, coupant court à la curiosité de son voisin, qui se penchait déjà vers son bureau dans l'espoir de consulter sa note, et peut-être, quelques phrase de son texte.

Lenny, un personnage très réel ? Sans blague. Lenny, Kenny... Ce n'était pas compliqué de rendre un personnage vrai, quand, à une lettre près, il l'est. S'inspirer de son propre passé rend tout plus intense, n'est-ce pas ? Il soupira, rangeant la feuille où son écriture relatait ses propres histoires, son propre passé. Au moins, il faisait le bonheur de quelques personnes : de la lecture pour cette femme d'âge mûre qui était son professeur et qui raffolait sincèrement de chacun de ses devoirs, et qui ne ratait aucune occasion d'en donner à rédiger, et, les parents Green, qui quant à eux s'émerveillait des bonnes notes que ramenait leur gamin. Cela faisait bien, de dire à ses voisins que notre mioche a une bonne plume et une imagination débordante. Lorsque la sonnerie stridente retentit, et que la professeur confirma la fin du cours d'un geste vague de la main, Kenny fut le premier à se lever et quitter la salle, comme d'habitude. Ne laissant le temps à personne de le suivre, ni de lui adresser la parole. Il n'était pas asocial, non. Il avait juste besoin d'espace, de temps en temps. D'être Kenny. De regarder le ciel, et de se demander où peut bien être Abby, à l'heure actuelle. Si elle est avec Elliott. Ou avec un autre mec, qui sera dresser son caractère explosif. Si elle aussi, de temps en temps elle regarde le ciel, et a des brides de souvenirs d'un Kenny. Même si c'est impossible. Mais quand même. Et puis, il pense à ses parents, les vrais, à Tom, Jaden même... Et, inévitablement, irrémédiablement, aux Wentworth. C'est plus fort que lui, il n'y peut rien.

Alors, profitant de son heure de libre avant ses deux derniers cours de la journée, il s'avança à pas rapides dans la cour de l'établissement, plus que vide à cette heure-là, en milieu d'après-midi. Il savait parfaitement où aller. Ce coin reculé de la cour, où peu de gens allaient, et surtout pas les surveillants ou professeurs. Non, vraiment pas. Le pas rapide et les mains dans les poches, il traversa l'étendue déserte. Ses sneakers n'émettant qu'un léger tapement sur le bitume.

Il arriva finalement à destination. Mais son cœur s'emballe, sous le coup de la surprise, quand il se confronte à une jeune fille assise là. Une jeune fille, dans son coin à lui ? Au début, puérilement, il fit la moue. Il était agacé, et surtout embêté de savoir que oui, quelqu'un d'autre allait se caler de temps en temps dans cet espèce d'espace entre le muret grisâtre du lycée, et ce buisson fourni. Mais après, il se mit à contempler mieux cette silhouette, qui, ne semblant pas remarquer tout de suite sa présence, restait prostrée sur son calepin, où elle semblait écrire. Une blondinette, au cheveux long retombant dans son dos. Une silhouette agréable à contempler, et surtout, concentrée. Concentrée sur ses écrits, et, curiosité oblige, Noah se pencha légèrement, de manière à en examiner le contenu. Quelques mots lui parviennent, quelques morceaux de phrases, qui, en absence de contexte ne voulaient pas dire grand chose pour lui, au final. Il laissa échapper un soupir, trahissant sa présence, du moins, c'est ce qu'il pensa. Peut-être que sa présence était déjà trahit depuis quelques instants. Il n'en savait rien. Il s'était trop concentré sur le texte pour remarquer quoi que ce soit d'autre.

Il recula, se plaquant contre le muret d'un air qui se voulait décontracté, et lâcha simplement.

    « Désolé, je voulais pas te déranger. »


Il haussa les épaules, glissant ses mains dans ses poches d'un air qui se voulait nonchalant.

    « J’espérais que le seul jour où je verrais quelqu'un d'autre traîner ici, ç'aurait été parce que je l'y aurais emmené... »


Des sous-entendus ? Certainement. La meilleure manière de se sortir d'une situation gênante était bien de briser la glace, n'est-ce pas ? Même si c'était maladroit, et pas très recherché. Il ferait mieux plus tard. Même si... Il ne fallait jamais remettre à plus tard ce que l'on peut faire aujourd'hui, ou quelque chose comme cela...





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MessageSujet: Re: Think about the story that we could have told    Jeu 7 Fév - 20:25





think about the story that we could have told

"TU N'ES QU'UNE APPARENCE, TU N'ES PAS CELUI QUE TU VIS, C'EST FORT ETRANGE."

Emma to Noah



La folie. Vous qualifiez de fou un être dénué de responsabilité, c'est cela ? Mais dans ce cas je ne suis pas folle alors, j'ai tord de me qualifier ainsi. Sauf que, la folie n'est qu'un mot inventé il y a de longues années pour qualifier une définition totalement avancée par ces mêmes personnes qui ont créé ce terme. Mais si l'on remet cela en cause, on peut se poser un tas d'autres questions tel que : Pourquoi la société est faite ainsi ? Y a-t-il un Dieu quelconque qui tire les ficelles ? Pourquoi un chien s'appelle un chien, un toilette , un toilette, et pas un chien, un toilette et un toilette, un chien ? Par contre, si on remet cela en cause, on remet tout en cause. Et si on remet tout en cause, on ne peut plus exister, il faut donc s'efforcer de ne pas penser à tout ça.. On va donc dire que je suis folle et puis c'est tout. Non en fait non, pourquoi serais-je folle si je ne fais qu'affirmer un fait réel : je suis morte ? Peut-être parce que j'ai une manière de "vivre" totalement différente, qui ne ressemble pas à la manière de vivre "normale", qui ne suit pas la société, et particulièrement le fonctionnement des gens de mon âge. Ca doit être pour cela..

Les cours c'est ennuyant. Totalement, tellement lassant. Ca m'oblige à développer des réflexions qui font terriblement mal au cerveau, encore plus que celle que je peux avoir habituellement puisqu'elles remettent toute notre existence en cause. Je détachais donc mon regard vide, à l'image de mes pensées égarées, de mon professeur d'économie qui nous parlait sans arrêt, pour aller poser mon coude sur ma table et appuyer ma tête sur ma paume, et prendre dans ma seconde main mon stylo, afin d'esquisser quelques gribouillis en attendant la fin proche du cours. Je soupirais aussi, le temps était incroyablement long. De toute façon, c'est toujours le cas quand on s'ennuyait, et à l'inverse il passe à vitesse grand V quand on se plait dans ce que l'on est en train de faire. J'attendais, j'attendais, encore et encore, quand le prof déclara une phrase qui me réveilla, elle nous disait qu'elle avait fait ce qu'elle avait à faire aujourd'hui et que le cours était terminé, donc que nous pouvions sortir en avance. Je me suis donc levée brusquement mais avec légèreté pour partir. Mon esprit et mes pas me guidaient dans ce dédale de couloir comme un automatisme. Mon petit recoin tranquille, où je peux écrire en paix. Ce buisson qui cache le petit banc abimé par le temps, qui est installé tout près du mur qui encadre le lycée, et situé dans un lieu où personne ne s'aventurait, car trop loin, trop prostré, trop inutile, d'ailleurs certains ne devaient même pas le connaître.

Je suis arrivée, je me suis assise et j'ai sorti un cahier. Enfin pas un cahier banal, pas un cahier de cours, CE cahier. CE cahier qui me permet de garder un minimum de lucidité, pour ne pas oublier qui je suis, ce que je fais, ce que je vis. Pour me rattacher à ce qu'il me reste de ce fameux cri qui obnubile mon existance. Je levais les yeux au ciel, inspirais une boufée de l'air frais en cette période hivernale, et je regardais quelques secondes sa couleur bleu pâle virant légèrement au gris, parsemé par plusieurs nuages par-ci par-là. Je ramenais mes yeux sur mon cahier et je commençais à rédiger une nouvelle lettre, perdant tout contact avec l'extérieur, totalement captivée par mes écrits, protégée par les attaques de vision que j'avais encore du mal, beaucoup de mal à contrôler.

Un soupire qui me tire de mon extrême concentration et qui rompt mon bouclier. Je suis attaquée par un tas de souvenir, un passé tellement trouble et mouvementé, mélangé à des images de vécu de plusieurs objets ayant appartenu à un certain Noah. Je reçois tout en pleine tête jusqu'à ce que je sois de nouveau sortie de mes "pensées" par des paroles, cette fois-ci. « - Désolé, je voulais pas te déranger. » Je remuais les paupières, avant de finalement me retourner vers le lycéen; mains dans les poches, adossé au mur, exprimant un air nonchalant. « - J’espérais que le seul jour où je verrais quelqu'un d'autre traîner ici, ç'aurait été parce que je l'y aurais emmené... » J'esquissais un léger sourire, pouvant mettre des images sur ses sous-entendus. Il avait cet air du garçon assez populaire, adoré par les filles, envié par les garçons, l'exemple même de l'objet de société, sauf que pour moi qui savait qui il était réellement, ça opposait un contraste très net avec cette vision de la personne. D'ailleurs, il y avait une chose encore plus étrange chez lui. Cette double présence : un Noah d'apparence et un Kenny au mental. Le premier étant le propriétaire des objets et une apparence acquise, le second, l'original. Je haussais les épaules en réponse à mes découvertes, sans pouvoir m'empêcher de déclarer, à moitié pour moi, à moitié pour lui. N'apportant aucune réponse à ses paroles. « - Tu n'es qu'une apparence, tu n'es pas celui que tu vis, c'est fort étrange. C'est un don bizarre, ce n'est même pas un dédoublement de personnalité. Je suppose que tu as choisi de vivre sous Noah par culpabilité à sa vie et/ou pour échapper à la tienne.. » Je posais doucement mes yeux sur lui, ne l'ayant fait que brièvement il y a plusieurs minutes. J'analysais ses réactions, j'analysais le personnage. A vrai dire la manière dont il réagirait m'importait que trop peu, j'avais l'habitude d'effrayer les gens par mes pensées étranges et révélatrices, des paroles qui touchaient au coeur. Je haussais les épaules devant le garçon qui n'avait pas l'air comme les autres, sous son physique totalement model.

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MessageSujet: Re: Think about the story that we could have told    Ven 8 Fév - 22:43





One day baby.



Il l'avait scruté, en attendant sa réaction, un signe de vie. Et elle s'était mise en mouvement. Elle s'était retournée vers lui. Elle avait relevée ses grands yeux bleus grisâtres sur sa silhouette. Et là, le sourire de Kenny s'était figé. Partagé entre l'envie de lui adresser un sourire encore plus immense en constatant son visage plus que plaisant à observer ou... Ou de cesser immédiatement de sourire, à cause de ce regard perçant qui, en quelques instants, semblaient lire en lui comme un livre ouvert. C'était assez désagréable comme sensation, et cette dernière lui arracha un long frisson le long de l'échine. Il avait un mauvais pressentiment, et dût prendre sur lui pour ne pas grimacer. Non. Il devait se contrôler et garder son sourire. Une chance pour lui, il était bon acteur. Feindre la confiance était une des choses les plus aisées pour lui. Et pour cause, c'était ce qu'il faisait en permanence. Là, c'était juste un peu différent. Mais... Pas tellement, au final. Ça revenait toujours au même, n'est-ce pas ? Il fallait cacher ses sentiments, ses craintes et ses peurs. Paraître intouchable et surhumain.

Cependant, il n'y avait pas que ce regard, qui le gênait. Il y avait aussi ses paroles. La confirmation : oui, elle savait ce qu'il se passait en lui. Oui, elle en savait beaucoup sur lui, plus qu'elle ne le devrait, d'ailleurs. Kenny se crispa, laissant tomber le masque. Ouvrit la bouche, surpris. Son cœur s'emballa, trop. Il avait l'impression de s’effondrer de l'intérieur. Cette vérité, on lui balançait en pleine tête. Comme ça. De vive voix, c'était encore plus étrange, et violent, à vrai dire. C'était faire face à ses pensées les plus personnelles, à un secret... Comment était-ce possible ? Personne ne savait. Personne. Juste Zael. Et Zael était de loin le type le moins bavard qu'il connaissait. Celui qui gardait tout pour lui, et ne parlait que quand c'était nécessaire, jamais plus, jamais trop.

Et là... Il ne connaissait même pas cette fille. Il avait beau chercher dans son esprit, il ne lui avait jamais parlé auparavant. Il l'avait déjà certes aperçut quelques fois, mais sans plus. Alors pourquoi ? Kenny soupira, passant sa main dans ses cheveux, légèrement tremblant. Puis, il baissa les armes. Il haussa les épaules, reprenant vie doucement après son état de choc. Il entrouvrit la bouche pour laisser échapper quelques mots. La question qui lui brûlait les lèvres.

    « Comment est-ce que tu sais ça ? »


Son ton était légèrement agacé, mais aussi et surtout curieux. Comment ? Il y avait peut-être et sûrement une histoire de pouvoirs, là dedans. Ce n'était même plus étonnant à force. Les pouvoirs étaient devenu une espèce de banalité, à Birdsall. Certes, discrets pour les humains non concernés, mais... Qu'on se le dise, plus personne ne s'étonnait vraiment si des objets se mettaient à se déplacer tout seul au pleins milieu de la rue, ou encore si un gamin s'amusait avec du feu comme si il ne le craignait pas. Mais là, au moins, c'était des pouvoirs visibles. Les pouvoirs psychiques, eux, était déjà plus... Inquiétants, en réalité. Il avait déjà eu l’expérience de quelqu'un s’immisçant dans sa tête avec Lola, et, sincèrement, il n'en gardait pas un bon souvenir.

Ainsi, sans attendre de réponse, il ferma les yeux, et se concentra quelques instants. Il sentit des picotement parcourir son corps, comme si des fourmis martelais doucement sa peau. Et ce n'était pas franchement agréable. Cela dura peut-être une dizaine de secondes, avant que finalement les picotements ne cessent totalement. Il rouvrit les yeux. Un peu plus confiant. Un peu mieux dans son corps, et pour cause...

Kenny. Il avait l'apparence de Kenny, à présent. Son vrai lui. Il ne faisait jamais ce changement en face de quelqu'un, mais là, en l’occurrence, il n'y avait rien à cacher. Elle savait. L'adolescent de seize ans avait ainsi laisser place à un jeune homme de dix-huit, au visage plus mature, sérieux, et marqué par la vie, malgré son jeune âge.

Il aurait put tout aussi bien rire au nez de la fille et lui dire que ce qu'elle déblatérait était incohérent, et tâcher d'oublier son existence. Cependant... Il y avait quelque chose en cette dernière qui l'intriguait, voir qui l’intéressait, et donc l'empêchait de faire quoique ce soit de la sorte. Lui aussi voulait en savoir plus sur elle. Qu'est-ce qu'elle écrivait ? Qu'est-ce qu'elle cachait ? C'était comme un jeu. Elle avait découvert son secret. Il découvrirait le sien. Une promesse silencieuse qu'il se fit dans son esprit, tout en se laissant tomber à côté de l'étrange demoiselle, sur le banc. La fixant, avec intensité, et, surtout, insistance.

    « Qui es-tu, au juste ? »


Par cela, il ne demandait pas que son prénom. Non. C'était une question qui voulait dire beaucoup plus que cela. Cela allait au delà de la simple identité. Un nom, cela ne disait rien, ou presque, d'une personne. Ça ne disait rien de son histoire, de sa vie, de son caractère, de son être intérieur. C'était tellement superficiel, et réducteur. Ça ne voulait rien dire. Lui, il était Kenny, il était Noah, c'était vague, et ça ne faisait que réduire sa vie à une dizaine de lettres...

Mais il savait qu'il n'aurait rien de tout cela. Il savait que la réponse serait cette réponse plate, réductrice, et superficielle du prénom. C'était comme cela. C'était toujours comme cela. Les humains se contentait toujours de trop peu en apprendre sur les autres. Les humains étaient trop matérialiste et portés sur l'officiel pour chercher plus loin. Loin de lui l'idée de faire un coup de gueule contre l'humanité, pourtant... Non. Kenny s'était juste une fois de plus perdu dans ses pensées, ne faisant que de tristes constats sur le monde qui l'entourait, et qui, bien souvent, l'avait déçu.






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MessageSujet: Re: Think about the story that we could have told    Lun 11 Fév - 18:12





think about the story that we could have told

"TU N'ES QU'UNE APPARENCE, TU N'ES PAS CELUI QUE TU VIS, C'EST FORT ETRANGE."

Emma to Noah



Un sourire chancelant. Je l'ai perturbé, mais il ne veut pas le montrer. Il se crispe, et ouvre la bouche par surprise. Je vois en l'observant que je lui ai sans doute mis une bonne claque dans la figure, que son petit monde bien construit s'est écroulé, que quelqu'un d'innattendu savait tout. Quelqu'un qu'il n'avait jamais croisé, quelqu'un a qui il n'a jamais parlé, quelqu'un dont il ignorait l'existence. Désolée pour lui, désolée de lui infliger ça. A vrai dire j'ai l'habitude de toute façon. Dès que je parle à quelqu'un je réagis sur ce que j'ai appris de lui. C'est pour ça que peu de personne ose me parler, c'est pour ça que dans les gens qui ont entendu parler de moi, certains ont peur. J'ai leurs secrets entre mes mains, j'ai leurs passés au bout des lèvres. Je pourrais devenir un monstre avec tout ça, sauf que tout ce que je fais c'est d'essayer de creuser derrière le passé de certaines personnes pour les.. les aider. Et les autres, ils restent dans ma tête et je n'y prête guère plus attention si je pense qu'ils n'ont pas besoin de moi ou ne sont pas méritant ou des trucs comme ça. N'empêche que les aider est un bien grand mot, puisque généralement je les brise sur place en leur crachant la vérité à la figure. Comme à lui, "Kenny dit Noah".

Il soupira, passant une main tremblante dans ses cheveux, haussant les épaules ensuite. Il se remettait de mes paroles, décidé à rester fort appremment. C'est là qu'il me pose la question habituelle de ceux qui ne fuyait pas immédiatement : comment je sais ça. Il le dit d'un ton agacé, totalement normal, et d'un ton curieux, c'est marrant par contre, ça. Normalement, ça amuse pas les gens, ils ne sont pas curieux de comprendre, ils ont surtout peur, sont surtout énervés, et pensent à n'importe quoi sauf comme je l'ai su, de toute façon ça semble évident dans la ville où nous sommes. Mon regard le regardait sans vraiment l'observer, quand il fit quelque chose d'intéressant. En quelques secondes il devint lui même devant moi, il avait du comprendre que ça ne servirait à rien de mentir de toute façon, de me faire passer pour une folle, ou encore de se barrer.

Il porta son regard sur moi, il était intense et insistant, et je lui rendis doucement en plongeant le mien dans le sien. Il me pose cette question tellement lourde en sous-entendu, une question qui me prouvait qu'il n'était vraiment pas comme il paraissait, et qu'il ne me lâcherait surement pas de si tôt, il me me demanda cette fois, sans attendre la réponse à sa demande précedente, qui je suis. Pas simplement un nom et un prénom, mais mon passé à moi, puisque je connaissais le sien. Je me doutais donc que maintenant il allait creuser. C'était étonnant que quelqu'un veuille me retourner la pareille. Sauf qu'il ne le saurait pas de si tôt, puisque je ne savais presque rien de mon passé. Et de toute façon je ne serais pas pas prête de lui dire le peu que je sais. Dommage pour lui.

« - Comment ? Tu l'as certainement compris je pense, mais je vais te le dire quand même : un de mes pouvoirs. Je vois le passé de n'importe qui et n'importe quoi. Qui ? Emma White, et j'ai presque oublié tout le reste, donc ce que je sais, tu ne le sauras pas, alors ne te promet pas creuser et de trouver..»

J'avais toujours mes yeux bleus-gris dans les siens, légèrement tournée vers lui, une expression douce collée sur mon visage, et mes doigts touchant.. la lettre que j'étais en train d'écrire avant qu'il arrive. Lettre qui lui révèlerait qui je suis. Je baissais les yeux dessus et la repliait pour en montrant bien le geste à "Kenny", pour confirmer mes paroles. Après avoir rangé tout, je me retournais de nouveau vers lui.

« - Et toi, dis moi comment ça se fait que tu ne fuis pas en courant après mes paroles, comme le font presque tout les gens qui me parlent ? »


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MessageSujet: Re: Think about the story that we could have told    Mer 20 Fév - 9:05





One day baby.



Il aurait très bien put fuir, oui, sans demander son reste. En effet, il aurait put se casser d'ici, les mains dans les poches et l'air renfrogné, frustré qu'on eût découvert son secret avec tant d'aisance. Secret qu'il avait gardé avec application jusqu'alors. Peut-être qu'il y avait quelques mois encore, il l'aurait fait. Il serait parti, et se serait repassé en boucle cette scène, se rongeant les ongles tous les soirs, en se disant que c'était peut-être ses derniers instants de tranquillité avant que son secret n'anéantisse tout son petit confort, et sa stabilité, qui était pourtant tellement nouveau pour lui. Il aurait put faire tout ça oui. Mais ce n'était plus ce genre de Kenny, maintenant. Il avait tellement eut l'habitude de devoir se confronter avec violence à ses problèmes, que maintenant il prenait un pas d'avance sur cela. Pour adoucir un peu la chute, au moins, ou mieux, l'empêcher totalement. Cette fille était un danger pour lui. Mais elle ne parlerait pas. Non.

Non, il n'allait user d'aucune violence. Il allait juste apprendre à raisonner correctement. Cette fille ne semblait pourtant pas du genre à garder les secrets, mais bon... Qui savait ? Il soupira faiblement. De toutes façons, il n'avait pas d'autre choix que de faire confiance à cette... Emma. Tiens, Emma. Un léger sourire se dessina en constatant que le prénom de la jeune fille était le même que celui d'une autre adolescente, qui, par le passé, il avait tenté de sauver. Un soir, oui, il l'avait sûrement arraché des mains de la mort elle même. Peut-être que le destin lui serait redevable pour cet acte ? Peut-être que son secret serait gardé par cette seconde Emma, aux traits bien différents ? Peut-être.

Finalement, il haussa les épaules, se tirant de ses pensées.

    « Je suis pas du genre à fuir. »


Semi-mensonge. Il avait tout quitté. Il avait fuit sa vie d'avant. Plusieurs fois. Il était un lâche. Un menteur et un lâche, qui n'avait pas sût faire face aux événements déroutants de son existence. Mais il essayait de se racheter. De trouver une bonne fois pour toutes la rédemption, la vraie. Il y travaillait, sincèrement. Tout ce qu'il avait fait par le passé... Passé, d'ailleurs, ce qui semblait faire sincèrement défaut à la jeune fille. Il ne savait pas si il devait l'envier, ou la plaindre... Le passé était ce qui nous forgeait. Ce qui nous apprenait à vivre, ce qui faisait que nous étions nous... Mais le passé était douloureux, brisait l'innocence bien souvent, revenait aux mauvais moments... Alors bon...

    « C'est souvent mieux de ne pas avoir de traces de son passé. Il peut s'y cacher tellement de... mauvaises choses. Mais je pense que ça, tu as pût aisément le constater si... Si tu entrevoit celui des gens ou je ne sais pas quoi... »


Il soupira. C'était certainement un fardeau que ce pouvoir. Les gens cachait bien souvent des tas de choses affreuses, et les voir, c'était apercevoir leur vraie nature. Voir les gens qu'ils avaient fait souffrir. Voir qui il était... Bref.

    « Et ce passé que tu perçois... Tu le gardes pour toi ? »


Question intéressée, juste un petit peu. Voire carrément, et il ne se gêna pas pour l'appuyer d'un regard insistant.








Oulà, désolée, ma réponse est nulle, j'essayerai de faire mieux la prochaine fois !
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