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 Gailan Rhys Cothran Stark ~ An open mind is like a fortress with its gates unbarred and unguarded ~

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It's me
Gailan R. C. Stark !


avatar✉ Messages : 138
✉ Date d'inscription : 05/02/2013
✉ Fiche(s) : Amnesia
✉ Ft : Christian Bale
✉ DC : † R.I.P †
✉ Fonction : Gérant du Music Store
✉ Âge : 28
✉ Don(s) : Manipulation d'Acide DésoxyriboNucléique
Pokéball

MessageSujet: Gailan Rhys Cothran Stark ~ An open mind is like a fortress with its gates unbarred and unguarded ~   Mar 5 Fév - 20:48




Gailan Rhys Cothran Stark

ft Christian Bale

What I will, I am

Laugh, and the world laughs with you. Cry, and you cry alone.


PRÉNOM(S) : Gailan Rhys Cothran
NOM : Stark
ÂGE : 28
GROUPE : Piques
EMPLOI : Gérant du Music Store


POUVOIR(S) : Manipulation d'Acide DésoxyriboNucléique (ADN) et Pokéball
CARACTÉRISTIQUES :
Manipulation d'ADN - Gailan est capable d'accéder et de modifier son code génétique ainsi que celui de toute être-vivant consentant. En principe cela lui permettrait de modifier l'apparence d'une personne de la tête aux pieds, que ce soit un simple petit détail comme la forme du nez jusqu'au sexe même d'un individu. Qui n'a jamais voulu voir une partie de son corps remodelée à sa convenance ou encore changer ses parties intimes pour "expérimenter" de nouvelles sensations ? Allons, nous sommes entre nous, pas la peine de vous mentir, vous y avez tous pensées un jour ou l'autre. Bon, maintenant passons à la pratique. Modifier l'ADN c'est bien, mais encore faut-il savoir ce qu'on fait. La moindre erreur et ... Paf ! Vous devenez des chocapics ! Autant dire que Gailan évite d'utiliser ce pouvoir de la sorte lorsqu'il n'est pas à 100% sûr de son coup. Mais cela ne veut pas dire qu'il ne l'utilise jamais, au contraire même, il en fait une utilisation abusive dès qu'il le peut. Pourquoi ? Et bien parce qu'il le peut ! Comment ? Là où la modification simple de l'ADN est une tâche ardu et difficile, l'assimilation d'un matériel génétique est quelque chose de beaucoup plus simple, non pas que le principe change mais seulement que Gailan a un don inné pour disons prendre deux objets et les faire s'imbriquer parfaitement. Comme les jeux d'enfants où il faut mettre les blocs dans les trous de la même forme. Ou comme lorsqu'un homme et une femme ... enfin voilà, vous avez compris.

Bien sûr, il y a des contraintes à son pouvoir. Tout d'abord, si la personne subissant des changements n'est pas consentante, le pouvoir n'aura aucun effet ( Autrement dit, pas de viol possible ): ). Ensuite, son "assimilation" ne fonctionne que sur des animaux, lui permettant ainsi d'atteindre la forme de "N'importe-quoi-Garou" ou encore de créer de nouvelles espèces hybrides. Enfin, plus il garde une forme "modifié", plus l'ADN qu'il a assimilé prends le dessus sur sa partie humaine, finissant par lui faire perdre toute raison et ne plus être qu'un simple animal.


Pokéball - Comme le nom l'indique, Gailan peut lancer de petites boules rouges et blanche et attraper des Pokémons ... Oui c'est une blague et non il ne lance aucunes sortes de boules. À vrai dire, ce pouvoir ne tient de la Pokéball que son effet, c'est-à-dire celle de pouvoir "capturer" des créatures. Pour cela il faut que deux conditions soient remplies. La première est que l'animal doit vouloir volontairement se soumettre à la volonté de Gailan. Autant dire que tabasser un animal jusqu'à qu'il soit à l'article de la mort pour l'attraper ensuite ne fonctionnera pas (Pokemon is a lie !). La deuxième condition est qu'un contact directe entre Gailan et l'animal en question doit être établie. Je suis sûr que vous vous demandez où l'animal va s'il n'y a pas de petite boule dans l'histoire. Hé bien c'est très simple. Il se transforme en un accessoire divers, cela peut être un bijoux, comme une bague ou un collier, ou bien en pièce de vêtement, comme un gant ou une ceinture. L'objet ainsi formé prends toujours une apparence semblable à l'animal qu'il retient, que ce soit par un motif élaboré le représentant ou la couleur et la composition de l'objet. Gailan ne décide aucunement de l'objet qui résultera suite à l'utilisation de son pouvoir. Bien sûr, tout l'intérêt de ce don est de pouvoir libérer l'animal quant bon lui semble. Il lui suffit pour cela de prendre l'objet dans les mains et de se concentrer un minimum. L'animal apparaîtra alors devant ou sur lui. Lorsqu'un qu'un animal ainsi libéré se fait de nouveau "capturer", l'objet formé sera toujours le même et ne changera pas d'une capture à une autre. Enfin, tout changement majeur subit par l'animal se reflète sur l'objet, ainsi s'il est blessé lors de sa "capture" l'objet sera en plus ou moins mauvais état tout comme endommager ou réparer l'objet aura un impact sur l'animal.



Beat your thoughts to the mould of your will.



PHYSIQUE

‣ Gailan est grand, approchant du 1m85.
‣ Gailan possède une musculature d'athlète de haut niveau qu'il entretient par des exercices physiques quotidiens.
‣ Gailan a des cheveux d'un noir profonds, aile-de-corbeau comme on lui fait souvent remarquer, qu'il coupe de façon très court ou laisse pousser, avec un peu d'aide de son pouvoir, selon ses envies et humeurs.
‣ Gailan s'habille de façon assez sobre, une simple chemise et un pantalon, le tout dans des couleurs simples. Il ne cherche jamais la sophistication, ou plutôt, comme il aime à le répéter, "La simplicité est l'ultime sophistication".
‣ Gailan est beau et toute remarque indiquant le contraire n'est que le fruit d'une simple jalousie de sa beauté.

SIGNE DISTINCTIF : Tatouage d'une épée couronnée sur fond de soleil dans don dos précédant son amnésie. Divers bijoux et accessoires en fourrure, cuir ou représentants des animaux. Il ne sort jamais sans avoir au moins l'un de ces objets sur lui. Ses préférés restent la bague en forme de loup qui renferme Vanora, la louve de sibérie, le collier en plumes de faucon qui renferme Almar, le faucon gerfaut et enfin le gantelet en cuir noir hérissé de petits pics qui renferme Eldride, la chimère.

PSYCHOLOGIE : Distant ~ Méfiant ~ Cynique ~ Narcissique ~ Pervers ~ Berserk ~ Insomniaque ~ En proie à des Terreurs Nocturnes ~ Paresseux ~ Envieux ~ Amnésique ~ Franc ~ Indépendant ~ Loyal ~ Cultivé ~ Calme ~ Modéré ~ Généreux

Everything has a purpose




Salutation.

Si vous lisez ces mots, cela veut dire que vous savez lire. C'est déjà ça et ce sera d'une grande aide pour la suite. J'imagine que vous êtes là pour connaître mon histoire, n'est-ce pas ? Vous vous êtes sûrement dit "Oh, il est amnésique, ça ne devrait pas être long". Hé bien j'ai le plaisir de vous annoncer que vous avez tort. Mais commençons par le commencement de la fin. Oui, je sais, ça ne veut rien dire mais vous allez vite comprendre.


The Begining of the End

Mon premier souvenir de ma vie en ce monde est celui de ma mort. Accident de moto. Un camion ma renversé, complètement détruit ma bécane et, optionnellement, réduit ma cage thoracique en bouillie. C'était le 11 Novembre 2003, un Mardi soir. C'est marrant de voir les petits détails qui vous reviennent dans des moments comme ça, n'est-ce pas ? Mais vous n'avez encore rien vu. L'un des principal avantage d'avoir son torse écrasé par un camion c'est qu'on meurt sur le coup, sans ressentir de douleur. Mais j'ai très vite découvert qu'il y a un désavantage flagrant aussi. C'est-à-dire que lorsqu'il prend l'envie à quelqu'un de vous ramener à la vie, toute la douleur vous revient instantanément. Je n'ai pas eu la chance de perdre conscience à ce moment-là. Je suis resté éveillé tandis que mes os et mes organes se reformaient, petit à petit, que le sang coulait de nouveau dans mes veines et artères desséchés et que ma chaire entreprenait d'arrêter de se décomposer. J'étais donc là, dans une salle semblable à celle d'un asile psychiatrique, vivant. Certains dirons que c'est déjà ça, que je devrais être content d'être en vie et profiter de cette deuxième chance. Seulement, il y avait un petit hic. Je n'avais plus aucun souvenir.

Mon passé avait semble-t-il disparu en même temps que la mort m'avait emporté et n'avaient pas cru bon de revenir. Et c'était peut-être mieux comme ça ? Pourquoi ? Car, aussi bonne soit mon opinion de moi-même, il aurait été impossible de résister aux deux ans de torture qui ont suivi mon retour à la vie sans révéler à mes tortionnaires ce qu'ils voulaient savoir. Il n'y avait que deux solutions possibles pour qu'ils prennent autant de temps et de moyen pour extirper des informations de ma personne. Soit j'étais par le passé quelqu'un d'extrêmement mauvais et dans ce cas je me passais volontiers des souvenirs de mes actes qui avaient justifié un tel traitement. Soit j'étais seulement quelqu'un possédant des informations vitales pour certaines personnes et si ma perte de mémoire me permettait de préserver ces informations de personnes prêtes à infliger autant de douleur à un homme, alors tant mieux.

Ah ! Je me souviens encore de l'expression sur le visage de ces hommes lorsque je leur ai dit que je ne me souvenais de rien. Ils se sont contentés d'éclater de rire avant de débuter leurs macabre travail sur mon corps et mon esprit. J'ai pu voir cette expression changer petit à petit, tous les jours, au fur et à mesure qu'ils me laissaient, dans ce qui était vraisemblablement ma cellule, généralement recouvert de sang et trop fatigué pour faire quoi que ce soit d'autre que dormir. Ils en sont visiblement arrivés à me croire car un beau jour, les tortures laissèrent place à des séances d'hypnose et d'autres trucs dans le même genre pour essayer de raviver ma mémoire. Je me souviens aussi de leur visage après chacune des séances, cette intense frustration mêlée à un brin de peur. Je pense que se doit être ce qui m'a permis de tenir pendant tout ce temps, de ne pas sombrer dans la folie. Ou pas totalement en tout cas.

Ils m'avaient fait revenir à la vie pour rien. Ma vie n'avait donc aucun sens. Elle était inutile. Sans but et vouée à souffrir encore et encore aux mains de tortionnaires qui, certes frustré de ne pas voir de résultat à leurs efforts, en profitaient pour se défoulés sur moi. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai souhaité que la mort me reprennent dans ses bras car je savais que la liberté m'était interdite. Ils ne me laisseraient jamais partir et qui donc viendrait sauver un mort ? Le suicide ? Oh, j'ai bien essayé mais ils avaient tout prévu. Tout ou presque. Je ne sais pas quand c'est arrivé. Peut-être que je le possédais déjà avant et que je ne m'en souvenais simplement plus ou peut-être qu'il venait tout juste de ce révéler mais en tout cas une chose est sûre, cela a toujours fait partie de moi.

J'avais un don, un pouvoir. Je l'ai découvert pour la première fois pendant une séance d'électrochocs. Ils étaient en train de placer les électrodes sur moi lorsque je l'ai sentis. Au contact de la main de mon tortionnaire sur moi, j'ai senti son code génétique. Je pouvais le voir clairement dans ma tête. Au début je ne comprenais pas ce que ça signifiait mais ça n'a pas duré longtemps. Je ne pouvais pas seulement voir son ADN, j'étais en mesure de le modifier, de le modeler à ma volonté. Et c'est exactement ce que j'ai fait. Je peux aujourd'hui encore entre les cris de l'homme résonner dans ma tête, des cris d'agonie tandis que son coeur recevait pour ordre d'affluer tout le sang jusqu'au cerveau. Je l'ai vu se tordre de douleur pendant que son visage ruisselait de liquide rouge sortant par tous ses pores. Je l'ai vu tomber à terre, immobile juste après que ses yeux aient implosés. Malgré le choc, pas de sa mort mais celui de me découvrir capable de telles choses, je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire. J'étais toujours en train de rire lorsqu'ils sont venus me chercher.

Je n'étais plus du tout en train de rire lorsque je me suis rendu compte que, même si je pouvais voir l'ADN de toutes personnes entrant en contact avec moi, j'étais incapable de reproduire mon exploit. J'ai compris, bien plus tard, qu'afin que mon pouvoir fonctionne, ma cible devait être consentante. Pourquoi cela avait-il fonctionné sur la personne que j'ai tuée dans ce cas ? Je pense qu'il devait se sentir coupable de ses actions et qu'il se désirait en son fort intérieur se repentir, ou quelque chose dans le genre. Est-ce que j'ai de la peine pour lui ? La bonne blague. Pas la moindre ! Il a eu ce qu'il méritait et si j'avais à le refaire aujourd'hui, ce serait sans aucune hésitation.

En tout cas, depuis ce jour plus rien n'a été pareille. Ils ont arrêté les tortures et les séances. À la place, j'ai eu droit à des piqûres, des radios et des scanners et tout le bordel. Je suis sûr qu'ils ont même récupéré des échantillons d'urine et d'excréments pendant que je dormais. Et puis peu à peu, ils ont commencé à se relâcher sur leur sécurité. Ils ont arrêté de me lier les mains et les pieds avant de m'enfermer pour la nuit, ont réduit le nombre de gardes présents lorsqu'ils me sortaient de ma cellule et ont même commencés à mettre une cuillère avec mes repas. Au début j'ai trouvé ça étrange et puis au bout d'un moment je me suis dit que j'avais dû perdre de l'importance à leur yeux. Evidemment je me voilais la face mais j'étais dans un état déplorable à ce moment-là, prêt à sauter sur la première solution qui se présenterait à moi.

Cette solution, je l'ai trouvé quelques jours plus tard. J'ai subtilisé une seringue pendant un des examens médicale et lorsqu'ils sont venus me chercher le lendemain, je les attendaient de pied ferme. Les deux gardes sont morts sous le coup, les yeux percés par la seringue. Ensuite j'ai couru. Le fait qu'aucune alarme ne se déclenche tandis que je sortais de ce qui semblait être un complexe souterrain en plein milieu d'une forêt aurait dû me mettre la puce à l'oreille mais j'avais d'autres préoccupations sur le moment. Le soleil venait de se lever lorsque je suis sorti. Je n'ai arrêté de courir que lorsque la nuit tomba.

Lorsque je me suis réveillé, j'étais toujours dans une forêt et apparemment c'était l'automne. Je n'étais habillé que d'un simple pantalon en toile et d'une chemise en lambeau alors autant dire que j'étais glacé jusqu'au sang. J'ai passé cette nuit là au creux d'un arbre, tenant fermement dans la main la seringue, encore pleine de sang. Il n'y avait aucun moyen que je retourne là-bas. Aucun. Les jours qui suivirent, j'ai continué à travers la forêt, ne m'arrêtant que lorsque la nuit tombait. Je n'avais pas de chaussures et mes pieds étaient en sang mais je continuais tout de même. Plusieurs jours plus tard, je tombais sur un village. Je n'ai pas vraiment réfléchis, c'est la faim et la douleur qui dictait mes mouvements sur le moment, car j'ai marché jusqu'à la première maison avant de m'effondrer devant et de perdre connaissance.


The Village

Je ne me suis réveillé qu'une semaine plus tard. Je venais juste de faire un horrible cauchemar. Un cauchemar que je n'ai jamais arrêté de faire depuis ce jour. Je n'oublierais jamais la première chose que j'ai vu en m'éveillant en sursaut de ce rêve. La femme la plus magnifique que je n'ai jamais vue de toute ma vie. Bon d'accord, ça ne veut pas dire grand-chose étant donné que mes souvenirs ne remontent pas plus loin que ma mort et ce qui a suivi. Toutefois, aujourd'hui encore, elle reste la vision la plus merveilleuse qui m'a été donné l'occasion de voir au réveil. À vrai dire, sa beauté était telle que je me suis demandé si je n'étais pas en train d'halluciner pendant un instant. Si mon esprit avait succombé à la folie ce ne serait pas étonnant après tout. C'est sa voix cristalline qui me fit sortir de mes pensées.

Je me souviens de chaque mot qu'elle prononça ce jour-là. Après tout ce que j'avais vécu elle était comme un ange venu du ciel pour me sauver. Elle parlait en moldavien et j'ai découvert que je la comprenais parfaitement et que j'étais capable de lui répondre sans problème. Mes tortionnaires ne m'avaient parlé qu'en anglais jusque là, qui est ma langue maternel. Comment je le sais ? Hé bien c'est très simple. Il suffit de voir en quelle langue vous pensez en temps normal. Revenons en à nos moutons. De cette première conversation, j'ai appris que je me trouvais dans le village de Serivaria, au Nord de la Moldavie et que la sublime jeune femme s'était occupé de moi pendant la semaine que j'avais passée inconscient. Mais le plus important à mes yeux sur le moment fut son prénom. Asterie. Pas très moldave, mais cela n'avait pas d'importance, j'étais complètement sous son charme.

Les semaines qui suivirent ont été paradisiaque. J'ai passé le plus clair de mon temps à me reposer à l'intérieur de la maison d'Asterie et lui faire la conversation. Elle travaillais en temps que couturière pour le village et, se faisant livrer ses courses directement chez elle, ne sortait donc que rarement. Chaque moment que je passais en sa présence je tombais un peu plus amoureux d'elle. J'étais réellement aux anges. Vous imaginez bien qu'une fois que je fusse rétablit, j'ai décidé de rester dans le village. Outre le fait que je n'avais nulle part où aller, je ne pense pas que j'aurais pu me résoudre à quitter Asterie. Dans un petit village comme ça, ce n'est pas le travail qui manque et il ne m'a pas fallu longtemps avant d'en trouver un en tant que bûcheron. Quoi ? Comment ça j'ai pas l'air d'un bûcheron ? Je vais vous montrez ce que je sais faire avec une hache si vous continuez à m'interrompre comme ça.

Donc, j'en étais où ? Ah oui, j'ai travaillé en tant que bûcheron. Asterie a accepté de m'héberger le temps que je trouve un endroit où loger ... ce qui n'est jamais arrivé. Notre relation, déjà très proche, a pris un aspect un peu plus physique. Très physique, si vous voyez ce que je veux dire. Non ? Vous voyez pas ? En claire, elle était une vraie bête de sexe. Et je n'exagère pas du tout quand je dis ça. Elle était capable de choses très ... étonnante. Une souplesse incroyable. Un corps divin. Parfois même elle ... Hmmm, je ne pense pas que vous ayez besoin de connaître tous les détails.

Une chose en entraînant une autre, deux mois après mon arrivée au village, je la demandais en mariage. Oui, je sais, je suis un rapide. Mais mettez vous à ma place. Avant que je ne la rencontre, ma vie n'avait plus aucun sens. Je ne connaissais même pas mon vrai nom, seulement celui que je m'étais donné une nuit, après une session de torture assez intense : Kerian. Et puis Asterie est arrivée. Elle m'a recueillit et m'a soigné, autant physiquement que mentalement. Elle est devenue ma raison de vivre. À mon plus grand plaisir, elle a répondu "oui".

Ce qui m'amène à la question de la bague. Vous vous demandez sûrement comment je m'en suis procuré une dans un village paumé au milieu de la Moldavie, n'est-ce pas ? La réponse réside dans mes pouvoirs. La curiosité deviens un peu une seconde nature lorsque vous perdez tous vos souvenirs et je n'ai pu m'empêcher de m'exercer à l'utilisation de ces dons que je me suis découvert. Oui, "ces" dons. La deuxième m'est venu un soir, alors que je finissais d'abattre mon dernier arbre de la journée. C'est ce soir-là que j'ai rencontré Seren et Vanora, des Canis Lupus Albus, des louves de Sibérie. Mais c'est une histoire que je réserve pour plus tard.

La bague de fiançailles que j'ai offert à Asterie n'était qu'un bout de bois taillée polie de même propres mains. Celle que j'ai eu l'honneur et la joie de lui passer au doigt était le fruit de plusieurs mois passés à en apprendre plus sur mes pouvoirs et à les perfectionner. Contrairement aux alliances habituelles, elle ne portait aucune pierre précieuse mais à la place la tête d'un loup tenant un anneau entre ses mâchoires était représenté sur le bijoux, le tout fait dans un argent polie. La particularité de cette bague était qu'à la lumière de la Lune, la tête de loup semblait prendre vie. Toute personne ayant remarqué ce phénomène s'imagine que ce n'est qu'une illusion d'optique, mais je savais pertinemment que ce n'était pas le cas. Pourquoi ? Parce que la bague allait plus loin que seulement représenter une louve. Elle en était une.

Le mariage. Le second plus beau jour de ma vie, le premier restant à jamais ma première rencontre avec Asterie. Nous étions le 12 juin 2006, c'était un Lundi. Je me souviens de chaque détail de cette journée comme si c'était hier. Le soleil qui s'était levé ce matin-là avait semblé rayonné plus intensément que d'habitude. Le ciel était parsemés de nuages, juste assez pour rajouter de la consistance et de la beauté aux cieux sans toutefois masqué l'astre, qui en profitait pour inonder le village de sa lumière. Même la Lune était présente, haute et pâle dans le ciel, ne voulant sans aucun doute rater cet évènement pour rien au monde. Une légère brise soufflait, rafraîchissante en cette chaude journée d'été et emplissant la région du doux bruissement des arbres.

Les oiseaux étaient semblait-il présent par millions d'après la multitude de chants qui pouvaient être entendus et j'étais sûr d'avoir aperçu quelques animaux se cachant dans les feuillages ou les buissons, observant eux aussi la scène. J'avais acquis une certaine réputation chez ces derniers grâce à mes pouvoirs et depuis mon arrivée au village, plus aucune attaque d'animal sauvage n'avait été à déplorer. Mais revenons en au sujet principal. Le mariage ne se déroulait pas à la petite église de Serivaria mais devant la mairie. Je n'avais aucune idée de ce en quoi consistait mes croyances religieuses mais, d'après les rares fois où j'ai assisté à la messe de l'église, j'étais sûr et certain de ne pas pratiquer le christianisme. Nous nous sommes donc décidé pour la place du village, devant la mairie. Je ne sais pour quelle raison, faire cela à l'air libre, en présence de la nature, me prodiguait une sensation de bien-être.

Je me trouvais donc en plein milieu de la place du village, entourée des habitants, tous parés de leurs meilleurs atours pour l'occasion. J'étais moi-même habillé d'un costume noir porté sous une chemise blanche, qui semblait me convenir à merveille. J'ai très vite compris que je n'étais pas ignorant de ce genre d'accoutrement par l'aisance avec laquelle je portais ceux-ci. Lorsqu'on est amnésique on perd ses souvenirs mais les habitudes eux ne disparaissent pas et j'en apprenais un peu plus sur moi-même à chacun de ces petits détails qui refaisaient surface. Bien sûr le costume ne m'appartenait pas. C'était un cadeau que m'avais offert Anton, mon meilleur ami au sein du village. Anton qui se trouvait maintenant au bout de l'allée, se tenant près de la créature la plus magnifique en ce monde à mes yeux.

En temps normal Asterie était d'une beauté à couper le souffle. À ce moment-là, paré de sa somptueuse robe de mariée d'un blanc immaculé, maquillé à la perfection et coiffées de telle manière que ses cheveux, reflétant parfaitement la lumière du soleil, cascadaient tel un fleuve doré le long de son visage parfait jusqu'à ses épaules découvertes, Asterie était l'incarnation même de la beauté, l'avatar d'Aphrodite en ce monde. La musique retentit mais elle ne se contentait pas de l'habituel piano car des violons ainsi que d'autres instruments, qui m'étaient inconnu mais qui étaient sans aucun doute issu de la région, l'accompagnait dans la classique mélodie de mariage. L'avancée d'Anton et d'Asterie, précédé par deux jeunes filles parsemant l'allée de pétales de fleurs, sembla prendre une éternité. La musique se tut à l'instant même où Anton délaissa la jeune femme après l'avoir embrassé sur la joue et vint prendre sa place à ma droite, en tant que garçon d'honneur. À partir de ce moment-là, le monde disparu tout autour de moi, ne laissant que la créature divine qui se trouvait devant moi. J'étais perdu dans son regard.

La suite de la cérémonie passa comme un flash. La question ancestral fut posée et j'y répondis sans la moindre hésitation. Mon coeur rata un battement lorsque la même question fut posée à Asterie, pendant la fraction de seconde qui passa avant qu'elle ne réponde à son tour. Le maire du village nous fit signer les papiers administratifs. Je n'ai même pas daigné regarder leur contenu. Et enfin, le moment tant attendu, le baiser. Les douces lèvres d'Asterie contre les miennes, le goût exquis de sa langue tandis qu'elle s'emmêlait avec la mienne, sa douce odeur emplissant mon odorat, le son de sa respiration claire à mes oreilles malgré les clameurs provenant des villageois, l'extase ressentit par cet acte et sa signification à ce moment précis. Sur le moment je pensais que je n'aurais peut-être plus jamais l'occasion de ressentir pareilles sensations et j'aurais voulu ne jamais avoir à briser ce contact. Malheureusement tout à une fin en ce monde et la cérémonie reprit son cours. La nuit de ce 12 juin 2006, pendant notre lune de miel, j'ai changé d'avis. Ou plutôt, Asterie m'a fait changer d'avis. Il était bien possible de retrouver ces sensations et à un niveau très supérieur. J'aurais voulu que le soleil n'ait jamais à ce lever.

Deux semaines. Deux semaines de purs bonheurs. Deux semaines passées, marié avec celle qui était sans aucun doute mon âme soeur. Les deux seules semaines ...

Autant le mariage est resté gravé dans ma mémoire, autant ce qui arriva ce 26 juin 2006 est flou et manquant certains passages. J'étais partis travailler comme tous les matins. J'ai coupé du bois, me suis entraîné à faire usage de mes pouvoirs. Ce jour-là, j'avais enlevé ma bague loup, la sosie exact de celle qu'Asterie portait à la main et je m'étais concentré sur l'objet. Ce dernier se transforma en lumière pure et s'envola de ma main pour aller toucher le sol devant moi, formant la silhouette d'un canidé avant de prendre couleur et matière et devenir une louve blanche à la fourrure immaculée. Vanora, mon amie. C'est au même moment que j'ai entendu des cris retentir dans la direction du village suivit de coups de feu.

Je me suis retourné pour voir que de la fumée s'échappait de la cime des arbres. Je n'ai pas réfléchi une seule seconde et je me suis mis à courir comme jamais je n'ai couru de ma vie. Vanora me suivi de près. Arrivé à l'orée de la forêt je ne put m'empêcher de m'arrêter. Le village se trouvait devant moi, des flammes rugissant à travers l'intégralité des habitations. J'ai entendu des coups de feu qui m'ont fait sortir de ma torpeur et je me suis remit à courir jusqu'à que j'entende mon nom, crié d'une voix faible mais familière. J'ai suivi l'origine de la voix jusqu'à trouver Anton, allongé par terre juste devant sa maison qui était en train d'être consumé entièrement par les flammes. Il avait la moitié de son visage brûlé et je me souviens encore de l'odeur qui en émanait. Ce qui me choqua le plus toutefois fut le sang qui coulait abondamment de son ventre et l'arme à feu qu'il tenait dans la main.

Lorsqu'il me vit, Anton attrapa mon col et approcha mon visage du sien pour venir me chuchoter à l'oreille. Il m'a tout raconté. Tout. Mon évasion du centre où je m'étais fait torturé n'était qu'une farce. Tout avait été prévu. Tout. Même son arrivée au village. Chaque habitant faisait partie de la même organisation que celle qui possédait le centre. Chaque habitant. Même Asterie. À ce moment-là j'ai voulu me dégager de son étreinte mais mon regard croisa le sien et je pu lire dans celui-ci qu'il disait la vérité. Quelle raison aurait un mourant de mentir après tout ? Il me raconta la suite, son souffle devenant de plus en plus court et entre-coupé de toux. Les habitants avaient mené leur mission à bien dans un premier temps, c'est-à-dire me surveiller et étudier mes pouvoirs. Mais, petit à petit, chacun d'entre eux commença à développer de l'affection pour moi jusqu'à arriver au point où ils ne désiraient plus envoyer de rapport à l'organisation. Ils connaissaient tous les conséquences d'un tel acte, mais l'on fait tout de même. Pour moi. Le mariage fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase pour l'organisation. Ils étaient donc venus, éliminer tout éléments rebelle et me capturer, encore une fois.

Je rêve aujourd'hui encore du regard d'Anton rivé sur moi et des derniers mots qui sortirent de sa bouche. "Je sais que ... je ne le mér ... mérite pas mais ... Par ... Pardonne ... moi, mon ... ami.". N'est-il pas intéressant de voir comment le monde peu basculé du bonheur complet au désespoir le plus profond seulement avec quelques mots ? Mais aussi désespéré que je fusse, mon esprit se refusa à accepter un fait. Tout ce que j'avais vécu avec Asterie ne pouvait pas être faux. Ca ne l'était pas. C'était tout bonnement impossible. C'est une chose à laquelle je crois encore, tandis que j'écris ces mots, même si tout cela n'a plus aucune importance maintenant.

Une fois de plus, ce furent les coups de feu qui retentirent qui me firent sortir de mon état second. J'ai tourné la tête pour voir trois soldats, habillés en tenu de commandos et armés jusqu'aux dents, sortir d'une ruelle et se tourner vers moi. J'ai plongé derrière le bâtiment le plus proche, Vanora m'ayant précédé. Ce qui suivi cet instant-là n'est plus que bribes d'images, de sensations et d'émotions. Je me souviens d'avoir regardé Vanora dans les yeux et d'avoir tendu ma main vers elle. Je me souviens du goût exquis du sang qui se déversait dans ma bouche tandis que ma mâchoire était plantée dans la gorge d'un soldat et du même liquide dégoulinant le long de mes bras et griffes au bout desquelles étaient empalé un autre soldat. Je me souviens d'avoir couru à quatre pattes, d'avoir senti la chaleur des flammes sur ma fourrure. Je me souviens qu'une seule et unique pensée était présente dans mon esprit. Asterie. Le reste n'était que futilité. Enfin, je me souviens d'une douleur, plus forte que tout ce que j'ai jamais pu ressentir, même en comptant mon temps aux mains de mes tortionnaires. Ce n'était pas une douleur physique, non. C'était bien plus profond que ça. Elle provenait du plus profond de mon âme, comme si l'on venait d'en arracher la moitié. Je me souviens d'une maison, une maison dans laquelle j'ai passé tellement de bons moments, dévoré par les flammes. Puis, tout devint rouge. Un rouge sang.


The Wandering

Lorsque je me suis réveillé le lendemain, j'ai tendu la main. Mais là où j'aurais dû ressentir la douce peau d'Asterie, il n'y avait rien que de la terre et des feuilles. Je me suis levé en sursaut. J'étais dans la forêt, mes vêtements en lambeau et portant des traces de sang. Vanora se trouvait près de moi et elle se leva à son tour, me regardant étrangement. Je n'avais que de vagues souvenirs de ce qu'il s'était passé la nuit dernière, mais ils étaient suffisant pour que je me mette de nouveau à courir sans prendre le temps de réfléchir. Un fin filet de fumée s'échappait toujours de la cime des arbres et je suivi la direction de celle-ci. Je suis tombé sur le village. En ruines. Toutes les maisons brûlées jusqu'à qu'il ne reste que cendres. J'ai marché à travers les rues désertes de tout être-vivant et me suis arrêté à chacun des nombreux corps qui jonchait le sol. Mon regard vacillait à chaque fois que je reconnaissais l'un des villageois, mais tout chagrin que j'eu pour eux, j'étais quelque part heureux à chaque fois que je me rendais compte qu'aucun d'entre eux n'était Asterie. J'ai passé toute ma journée à errer dans le village, suivi encore et toujours par Vanora.

J'ai trouvé le corps d'une vingtaine de soldats, leur corps déchiquetés jusqu'à qu'ils soient difficilement reconnaissables comme étant humain. Je me suis vaguement demandé ce qu'il leur été arrivé, mais la question fut repoussée dans le fond de mon esprit par une autre, plus importante. Où était Asterie ? Le soir tomba et je me suis allongé dans les ruines de ce qui était autrefois ma maison. C'est Vanora qui m'a sortie de là, me tirant par ma chemise jusqu'à la forêt. Elle me laissa momentanément puis revint avec un lapin dans la bouche qu'elle déposa devant moi. J'ai tourné la tête, refusant de manger ce qu'elle me proposait. C'était mal connaître Vanora que de croire qu'elle me laisserait en paix. Le grognement qu'elle lança résonna jusque dans mes os et je senti une étrange sensation au plus profond de moi qui me poussa à me lever. J'ai préparé un feu et j'ai cuit le lapin après en avoir découpé la moitié pour la louve. Cette dernière, satisfaite de mon comportement, mangea sa part et s'allongea près de moi pour s'endormir. Je fis de même, la tenant dans mes bras pour me réchauffer. Ce soir-là j'ai rêvé d'Asterie. Je la tenais dans mes bras aussi et j'étais heureux. Puis, elle prenait feu, me laissant seul avec un tas de cendre entre mes mains.

J'ai perdu le compte du temps que j'ai passé dans la forêt. Quelques jours ? Quelques mois ? Une année peut-être même ? Toujours est-il qu'un jour j'ai décidé de retourner vers la civilisation. Vanora insista pour me suivre et je l'ai prise avec moi, sous sa forme de bague, tandis que j'entrais dans la ville. Je n'étais rien de plus qu'un clodo de plus dans les rues pendant un moment et je crois que j'aurais pu le rester tout le reste de ma vie si je n'avais pas remarqué d'étranges hommes parcourir la ville, posant des questions à propos d'un homme ressemblant de beaucoup trop près ma description à mon goût. Bien sûr, j'avais changé depuis. Vivre dans la forêt et les rues a souvent cet effet là sur un homme. Je voulais en avoir le coeur net et j'ai donc suivi l'un de ces hommes d'assez près pour entendre sa conversation avec un de ses camarade. Il n'y avait plus aucun doute, ils faisaient partie de "l'organisation" et étaient bien à ma recherche. J'ai pu glané une information importante. Un nom. Sianovitch. La chose censé à faire aurait été de retourner dans la nature et ne plus jamais revenir en ville. Mais j'ai bien peur que tout sens ai quitté ma vie au moment où ils ont décidé de m'enlever Asterie.

C'est donc, privé de sens, que j'ai attrapé la première chose qui me tomba sous la main, en l’occurrence un tuyau d'écoulement que j'arrachais d'un coup sec de son emplacement et que je chargeais les deux hommes. Maintenant, vous pensez sûrement que je suis fou d'attaquer ces hommes-là avec un tuyau alors qu'ils sont sans aucun doute armés et entraînés. C'est donc que vous oubliez un petit détail. Mon pouvoir. J'ai appris beaucoup de choses à propos de celui-ci pendant mon séjour au village. Notamment une aptitude bien particulière qui a rendu mon travail de bûcheron beaucoup plus simple. Je pouvais dorénavant visualiser mon code génétique, cette double hélice qui était devenue si familière, sans aucun effort et j'ai modifié la petite mais complexe séquence de nucléotides affectant la production d'adrénaline. J'étais sur eux avant même qu'ils ne s'en rendent compte. Le premier coup de tuyau atteint la tête du premier homme et fut suivi d'un craquement sourd qui provenait sans aucun doute de sa boîte crânienne. Le deuxième homme avait pendant ce temps-là dégainé son arme et s'apprêtait à tirer sur moi, mais il eu droit à un chassé en plein dans son abdomen qui l'envoya s'écraser contre un mur avant de retomber, inerte. J'ai attendu un moment, le temps que la poussée d'adrénaline retombe, avant de dévêtir le premier homme. Il n'en aurait plus besoin après tout.

J'ai quitté la ville après m'être occupé de quelques autres agents de l'organisation Sianovitch. Ils n'ont pas tardé à comprendre la raison pour laquelle ils perdaient des hommes et ont envoyé des renforts. Aussi aveuglé que j'étais par le besoin de vengeance, je gardais assez de raison pour savoir lorsqu'il vaut mieux se retirer. On ne venge pas grand-chose lorsqu'on est mort ou emprisonné. Mais loin d'aller me terrer dans mon coin, loin de tout, je suis passé de ville en ville. M'assurant de laisser assez de miettes de pain derrière moi pour qu'on me retrouve. Je ne sais pas si l'organisation s'est rendu compte ou pas du jeu auquel je jouais avec eux, toutefois, si c'est le cas, à aucun moment ils n'ont arrêtés la chasse.

Trois ans plus tard, je me retrouvais en Angleterre, à Londres. Très belle ville. Mais ce n'était pas ce qui m'amenait ici. J'avais traversé la moitié de l'Europe, de la Moldavie jusqu'ici, passant de ville en ville, poursuivis par les agents de l'organisation, des agents que je prenais un macabre plaisir à éliminer dès que j'en avais l'occasion. Mais même après trois ans, ils étaient toujours à mes trousses et je n'avais pas appris grand-chose de plus quant à leur organisation outre son nom. Je devenais las de cette vie. Bien sûr, me laisser capturer n'était pas une solution, la mort était préférable à retourner au centre. Quant au suicide, c'était également un choix à prohiber. Vanora s'assurait de cela. J'ai donc commencé à délaisser cette idée de vengeance et à chercher un lieu où je pourrais vivre sans pour autant être chassé. Je n'ai alors pas tardé à remarquer que les activités de l'organisation Sianovitch était réduite voir quasi inexistante par ici, aux Royaumes-Unis. De ce que j'ai compris, cela avait à voir avec une rivalité avec un certain clan Stark. L'idée de contacter ce clan m'a vaguement traversé l'esprit mais la possibilité qu'ils me capturent à leur tour était trop importante pour que je m'y résous. J'ai donc commencé à essayer de faire ma vie dans la région, n'ayant plus à faire qu'à d'occasionnels agent dont je n'avais aucun mal à me débarrasser.


The Redemption

Un second problème c'est alors posé. Vivre en ville avec un pouvoir comme le mien était compliqué au mieux. Je ne pouvais pas laisser Vanora enfermé dans la bague toute la journée. Outre le fait qu'elle n'aurait pas été d'accord, elle était ma seule famille dorénavant et je n'aurais jamais pu me résoudre à lui imposer cette vie. J'ai donc quitté la ville pour la campagne. J'ai préféré passé par les forêts que par la route et nous étions justement au milieu des arbres, laissant à Vanora l'occasion de se dégourdir les pattes et se nourrir, lorsque c'est arrivé. Il faisait nuit et j'étais assit près du feu. La louve venait de revenir de la chasse avec un rongeur. C'était devenu une habitude. Vanora chassait, je préparais le camp et nous nous tenions compagnie pendant les nuits les plus froides. Pour Elle je pense que nous faisons partie de la même meute et c'est mon point de vue aussi. J'étais donc en train de préparer la dîner, laissant mon esprit vagabonder dans le passé. Puis, soudain, la nuit c'est fait plus présente autour de nous. Vanora a levé le museau et a commencé à grogner vers les ténèbres. Je pensais que c'était encore l'organisation et j'étais prêt à en découdre, mais ce n'était pas le cas.

Des ténèbres sortirent trois personnes, toutes plus étranges les unes que les autres. La première, un jeune homme d'à peu près la même taille et carrure que lui, habillé de façon très classe, ce qui était étrange à voir en plein milieu d'une forêt. Son visage fut ce qui attira le plus mon attention. Lorsqu'on y regardait de près, on y voyait des ressemblances avec la mienne. Mais j'avais déjà déduis que j'étais Anglais de naissance donc je n'y portais pas plus d'attention. Juste à côté de lui se trouvais une jeune femme, habillé d'une très jolie robe en soie d'un bleu sombre et avec une longue chevelure noir. Le plus étrange était sans aucun doute sa peau qui était aussi noire que la nuit et ses yeux qui brillaient d'une lueur pourpre. Et enfin, derrière ces deux personnes, se trouvait une autre jeune femme aux longs cheveux roux, habillé de la façon la plus excentrique qui soit.

Ils ne ressemblaient en rien à des agents de l'organisation. Ce qui ma convaincu toutefois a été lorsque Vanora s'approcha du jeune homme et renifla son odeur avant de retourner s'asseoir près du feu. Je faisais plus confiance à l'instinct de la louve que mes déductions et je me suis rassit également, proposant une place près du feu aux trois voyageurs. Ils ont acceptés, sans rien dire, ou presque. La rousse n'a pas arrêté de déblatérer des choses incompréhensibles, parlant parfois à sa poche et lui ayant même donné un nom. Le jeune homme ne détacha pas à un seul moment son regard de mon visage et je ne pus m'empêcher de me sentir quelque peu épier et embarrassé. Oui, embarrassé. Il avait un regard étrange, ses pupilles étaient d'un noir complet et une étrange aura émanait de lui.

Puis, finalement, la rousse chuchota quelques mots à l'oreille du brun avant de reprendre ses élucubrations. Ce n'est qu'alors qu'il commença à parler. Il dit s'appeler Lord Alaric Aegis Gwolou Stark. Un nom bien long et noble d'après le titre qu'il possédait. Le "Stark" me fit penser au clan Stark dont j'avais entendu parler, mais je n'ai rien dit. Il a continué en présentant ses deux amies. La jeune femme de couloir noire était Skorya et la rousse Serenity Terra Knight. Je me suis présenté à mon tour, il n'y avait pas de raison que je ne le fasse pas après tout. J'ai donné pour nom le seul que je me connaissais bien sûr, Kerian et j'ai présenté Vanora. Le jeune homme hocha la tête, semblant quelque peu déçu, mais par quoi, je n'en avais aucune idée. La conversation n'a pas eu le temps d'aller beaucoup plus loin que ça. La forêt fut remplie par le son d'hélicoptères passants au-dessus d'eux et avant même que je n'ai eu l'occasion de réagir, nous étions encerclés par des agents de l'organisation qui pointaient tous leur armes sur nous. J'avais pour toute arme, un couteau à la main et j'aurais peut-être pu en emporter deux ou trois avec moi, mais aucune chance de m'en sortir. Et Vanora ... je ne pouvais pas laisser Vanora. Jamais. C'est alors que Alaric c'est levé de son siège. Il avait l'air en colère.

Ce qui a suivi dépasse un peu mon entendement. Les agents ont commencé à tirer sur Alaric et ses deux amis, mais les balles s'arrêtèrent avant même de les atteindre. La robe de Skorya tomba à terre tandis que son corps se transformait peu à peu, grandissant et prenant un aspect plus reptilien. Serenity quant à elle continua de parler à sa poche comme si de rien n'était. Puis, ce fut le chaos complet. Des tentacules de ténèbres apparurent tout autour de moi et s'attaquèrent aux soldats, impuissant face à ce nouvel ennemi. Au même moment, Serenity se tourna vers un groupe de garde qui commençaient à battre en retraite. Elle se contenta de les fixer mais quelques secondes plus tard, ils se sont tous tourné vers leurs compagnons et ont commencés à s'entre-tuer. Skorya ... était devenu un dragon. Un énorme dragon noire et pourpre. Elle s'envola dans les airs et disparu dans la nuit. Alaric aussi avait bougé et tout autour de lui les ténèbres prirent vie, prenant diverses formes et massacrant les soldats sans aucune pitié ou répit. Le combat se termina au même moment où j'aperçu deux boules de feu descendre du ciel et s'écraser non loin d'eux dans la forêt. Les hélicoptères s'étaient tus. Skorya redescendit et se transforma une nouvelle fois, reprenant une forme humaine, très humaine même d'après les formes très bien définis qu'il eu l'occasion de remarquer avant qu'elle ne se vêtisse de sa robe encore une fois.

Alaric revint vers le feu. Il n'avait aucune trace de sang sur lui et pourtant j'avais vu ce qui était arrivé aux soldats près de lui. Il ne prononça qu'un seul et unique mot. "Sanovitch." Je me suis tourné vers lui, m'apprêtant à prendre la parole mais Serenity me devança. "Ils étaient pas là pour toi Papa, il étaient là pour lui !", dit-elle en me pointant du doigt.

« Ca fait ... euh ... sept ans qu'ils l'ont. Et ils ... »

La rousse se tut instantanément à la vu de l'expression sur le visage d'Alaric. La colère avait laissé place à la fureur. De la rage pure. J'ai senti mes poils se hérisser sur ma peau à ce moment-là et la nuit c'est fait comme oppressante autour de moi. Même Vanora a montré des signes de peur en lâchant un petit couinement qui ne lui ressemblait pas du tout. Puis, Skorya s'approcha d'Alaric et le pris dans ses bras ce qui eu pour effet de le calmer instantanément. Je ne sais pas si j'ai rêvé ou pas mais j'ai cru voir des larmes couler le long des joues du jeune homme. Je ne comprenais toujours rien de ce qui se déroulait autour de moi. Alaric c'est détaché de Skorya et c'est tourné vers la rousse. Il ne dit rien mais les deux se fixèrent pendant un long moment au bout duquel Serenity se tourna vers moi et je ne pus m'empêcher de la regarder dans les yeux. Ses pupilles s'étaient dilatées et l'intégralités de ses yeux était maintenant teintées d'un vert sombre. Tout cela devenait de plus plus incompréhensible. C'est alors qu'Alaric c'est approché de moi.

« Serenity ici présente est une télépathe donc il n'y a pas besoin de t'expliquer, nous comprenons ta situation. Je fais partie du clan Stark. Je suis l'héritier à vrai dire. Ahahahaha ! Je pense qu'il serait plus juste de dire que je l'étais à partir de maintenant. Mais passons. Les Sanovitch veulent te capturer et ils auraient sans aucun doute réussit si nous n'étions pas là.
- À ce propos, merci bien mais qu'est-ce ..., ai-je réussit à dire avant d'être coupé.
- Pas besoin de me remercier. Entre les Sanovitch et les Stark c'est une longue histoire qui remonte à fort longtemps et ils ne ce sont pas privés de s'en prendre à moi lorsqu'ils m'ont vus. Quant à ce qui vient de se passer ... c'est une longue histoire. Assit-toi, cela risque de prendre un long, très long, moment. »

Et ce fut le cas. Le jour venait de se lever lorsqu'Alaric finis de raconter son histoire. Mais il fit bien plus que ça. Il me redonna espoir, à moi qui n'en avait plus depuis ... depuis le village. Je sais pertinemment que le fait même d'espérer ouvre la porte au désespoir, mais il y a quelque chose chez cet homme qui me dit que je peux lui faire confiance. Vanora est du même avis. Quitte donc à faire confiance, autant lui remettre ma vie entre ses mains. Je n'ai plus rien à perdre de toute façon. Il me donna une nouvelle identité. Gailan Rhys Cothran Stark. Le nom de son frère, décédés apparemment. C'était un nom qui me paraissait familier mais je n'aurais pas su dire pourquoi. En tout cas, il me dit que, bien que ce nom va indéniablement attirer l'attention sur moi, elle indique aussi une chose. Que je suis sous la protection du clan Stark et d'Alaric. Après avoir vu de quoi il est capable, je n'allais pas refuser.

Il m'a ensuite emmené dans un endroit nommé Birdsall. Un petit village qui n'a rien de bien particulier si ce n'est que, selon le jeune homme, il est rempli de personnes dotés de pouvoirs, comme moi. J'étais bien sûr au courant que d'autres que moi en avaient. Je vous rappelle que mes premiers souvenirs étaient ceux d'être mort puis d'être ramené à la vie. Serenity me donna des papiers qu'elle me demanda de signer. J'ai signé et je ne me souviens absolument plus pourquoi. Mais bref, toujours est-il que signer ces papiers ont fait de moi le gérant du Music Store, une boutique de Birdsall. Alaric n'a pas tardé à repartir, il devait régler des affaires au sein du clan avant de s'assurer que les Sianovitch ne me trouvent pas ici. Je pouvais, encore une fois, lire dans son regard une haine et une rage intense lorsqu'il prononça le nom de Sianovitch. Cette querelle entre Stark et eux devait être très importante et intense sans aucun doute. Ce qui me choqua le plus dans toute l'histoire c'est qu'il m'enlaça avant de partir. J'étais sûr d'avoir vu des larmes dans ses yeux à ce moment-là mais, encore une fois, je n'ai pas compris pourquoi.

Voilà mon histoire. Des questions ? Oui ? Hé bien ... tant pis. J'ai d'autres choses à faire que de continuer à écrire ce journal !

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MessageSujet: Re: Gailan Rhys Cothran Stark ~ An open mind is like a fortress with its gates unbarred and unguarded ~   Dim 10 Fév - 18:17

Ah, ça c'est bien du Stark !

Validé, pas besoin d'en dire plus c: ♥
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Gailan Rhys Cothran Stark ~ An open mind is like a fortress with its gates unbarred and unguarded ~

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