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 K. Noah Green • What if I was a secret and you couldn't keep it... •

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MessageSujet: K. Noah Green • What if I was a secret and you couldn't keep it... •   Dim 3 Fév - 22:15




Kenny Noah Green

ft. Cameron Monaghan, Xavier Samuel

Who am I ?

J'aimerais être une étoile, pour, même à des années lumières, briller encore un peu.


PRÉNOM(S) : Kenny Noah
NOM : Green ( Pevers )
ÂGE : 16 ans ( Noah ) // 18 ans ( Kenny )
GROUPE : Piques
EMPLOI : Employé à l'épicerie du coin / Lycéen


POUVOIR(S) : Apparence double. / Téléportation
CARACTÉRISTIQUES :
Apparence double, c'est vague... Et pourtant simple. Vous voyez, les personnalités multiple ? Un changement de caractère, deux personnes en une seule... Bah là c'est plutôt l'inverse. Une personnalité - plus ou moins, nous ne dirons rien sur le lunatisme poussé de Kenny -, et deux corps. Enfin, non. Un, mais qui peut changer. En plus simple : Kenny possède l’habilité de prendre l'apparence de Noah, un adolescent décédé d'il y a de cela quelques mois. Il ne peut prendre que cette apparence, et changer entre les deux. Il n'a pas choisit de prendre cette apparence là, non... Ça c'est juste fait, et puis c'est tout. Il n'a cependant aucun souvenir, aucun trait de caractère ou autre de Noah, rien que son apparence.
Et puis... La téléportation ? A-t-on vraiment besoin d'expliquer ce dernier ? Non, mais bon. Bref, Kenny peut donc se déplacer d'endroit en endroit en un claquement de doigt. Cependant, ce pouvoir, bien que développé a perdu sa puissance ces derniers temps, et chaque téléportation sur une distance de plus de trois kilomètres le fatigue. Pourquoi est-ce qu'il ne se téléporte plus avec autant d'aisance qu'avant ? Aucune idée. Sûrement son nouveau pouvoir...



Am I even alive ?



PHYSIQUE

Kenny ?
‣ Le trait le plus caractéristique de Kenny, est sans aucun doute son sourire. Un sourire qui n'est, cependant, que très rarement amical. En effet, il s'agit là plus souvent d'un sourire mesquin, voir séducteur. Parfois faux. Il est presque facile de deviner les attentions du garçon, juste par le biais de son expression. C'est un sourire joueur, mais qui, lorsqu'il est honnête et innocent, lui donne l'air d'un gamin réellement heureux.
‣ Ses yeux foncés, parfois tirant cependant presque vers le noisette, pétillent souvent d'un éclat amusé, accompagnant son immense sourire. Il est très expressif, par son regard. On peut tout lire de Kenny, si on prend le temps de lire dans ses prunelles. La joie, comme la colère, ou bien encore la tristesse, ou le jeu.
‣ Son nez quelque peu retroussé lui donne un air enfantin, voir même presque un peu... Lutin ? Quelque soit l'air que cela lui donne, on ne peut nier que ça lui apporte un charme non négligeable, avec lequel il se plaît à jouer.
‣ Ses cheveux châtains sont la plupart du temps légèrement en bataille, ce qui lui donne un air négligé, qui est, bien entendu recherché par le jeune homme.
‣ Il aime bien s'habiller, et sa penderie ferait certainement pâlir n'importe quelle jeune fille. Variant les styles, il aime prendre soin de lui, et ça se voit.

Noah ?

‣ Grand et élancé. C'est dur à croire, quand on aperçoit sa silhouette certes grande mais enfantine, mais Noah est quand même musclé, bien dessiné. Quelques muscles, mais pas trop. Une force modérée.
‣ Des cheveux toujours en bataille, un peu trop longs, un peu trop roux. Sa tignasse flamboyante et sauvage lui donne l'air d'un gamin qui sort du lit.
‣ Gris sombres. C'est la couleur de ses yeux. Légèrement changeant, en fonction de la lumière, vous aurez peut-être la chance d'y apercevoir un brin de couleur verte...
‣ Une bouille d'enfant. Des joues légèrement rondes, une petite bouche rose, un nez parsemé de tâches de rousseur, des oreilles légèrement décollées... Il est parfois difficile de se dire qu'il a seize ans lorsque l'on on regarde son visage.

SIGNE DISTINCTIF :
Kenny : Sa main gauche est marquées par plusieurs cicatrices, et légèrement déformée par endroit. Il a une brûlure assez récente et tout juste cicatrisée, qui s'étend sur une dizaine de centimètres, sur l'avant-bras droit.
Noah : Il a deux cicatrices bien marquées dans le creux des poignets, deux cicatrices longues d'au moins sept centimètres, qu'il cache sous des bracelets divers, se doutant que ces deux marques sont celles qui ont été fatales au véritable Noah.

PSYCHOLOGIE :
‣ Kenny est joueur, et il aime avoir de l'attention. Il cherche à séduire en permanence, très charmeur. Que ce soit une fille ou un garçon, si la personne lui plaît, il entrera dans un petit jeu, en ayant qu'une seule idée en tête : faire céder sa proie.
‣ Il n'a pas confiance en lui. C'est certainement pour cela qu'il cherche à être aimer, et capter les regards. Il cherche à voir dans les yeux des autres ce qu'il n'a jamais réussis à voir en lui-même. Il cherche l'admiration et l'affection, totalement dépendant.
‣ Même si il déteste l'avouer, il est extrêmement sensible. Il tombe amoureux toujours très rapidement, s'attachant à une personne jusqu'à la dépendance, sans s'en rendre compte. Perdre quelqu'un qu'il aime le détruit, et le pousse bien souvent à la dépression. Trop fragile psychologiquement, il se rongera la vie dans ses mauvaises passes.
‣ Il est manipulable. Son esprit est faible, et il suffit qu'on le flatte pour obtenir ce qu'on veut de lui. Naïf, il croira les paroles de la personne qui lui fait croire à de l'affection.
‣ Extravaguant et ayant de l'humour, il est quelqu'un de très amusant, qui aime aller vers les autres, les faire sourire. Très bon acteur, il s'accomplit dans ses rôles, jouant la comédie facilement, pouvant interpréter une palette impressionnante de personnages.

Maybe I'm not even real.




cf. posts plus bas

Or maybe I'm already dead.





PSEUDO : Sacha
ÂGE : 18 ans.
OÙ AVEZ VOUS CONNU LE FORUM ? : ... ♥
CODE : J'ai écris ce règlement, ça suffit à prouver que je l'ai lu ?





Dernière édition par K. Noah Green le Mar 5 Fév - 21:16, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: K. Noah Green • What if I was a secret and you couldn't keep it... •   Lun 4 Fév - 14:49




Once Upon A Time.

Part One.

One day baby we'll be old, and think about all the stories that we could have told...



What The Water Gave Me by Florence and the Machine on Grooveshark
Lettre datée du 5 janvier 2009;
« Je crois que j'ai eus une enfance normale. J'ai toujours eus mes deux parents pour me soutenir. Un père normal, sévère juste quand il faut. Une mère souriante, et toujours là. Pas de frères, ni de sœurs, mais pas de manque de cela. Je m'en moquais. J'ai toujours été un gosse discret, mais souriant. Ce garçon qui a pas beaucoup d'amis, mais qui s'en contente.

Je pense que c'est à l'adolescence, que ça a déraillé. Là où les enfants deviennent encore plus mesquin qu'ils ne l'étaient déjà. Là, où n'importe quel enfant qui n'est pas le bourreau est la victime. Je n'ai jamais sut ce que j'avais fait, exactement, pour mériter que l'on me traite ainsi. Que je devienne la personne à détester, parce qu'il en faut bien une. Sans raison. J'ai jamais compris comment c'était arrivé, à moi.

Au fil des années collèges, la persécution est devenue de plus en plus forte, violente. J'étais devenu un défouloir, aux insultes et même aux coups. C'était devenu totalement invivable. Je me suis replié sur moi même, et comme jamais. J'ai commencé à croire tout ce qu'il me disait, lorsqu'ils me rabaissaient.

C'est comme ça que j'en suis venu à changer de lycée, lors de mon année de seconde. Comme ça, ça au moins tu le sauras, toi qui disais que je ne parlais jamais de moi.

Bref. Donc je me suis retrouvé dans ce nouveau lycée, à Bristol, éloigné de mon ancienne ville et de tout ce qui s'y trouvait. J'étais censé partir d'un nouveau pied, ici. C'est ce que j'ai fait, plus ou moins . Avec maladresse, j'ai tenté de changer ma vie.

Je suis arrivé avec ce manque de confiance encore marqué. J'avais toujours cette peur, de ne pas m'intégrer. J'ai coupé mes cheveux, et me suis repris quelque peu en main. J'ai changé mon apparence. Si tu savais quelle dégaine j'avais, avant ça, tu prendrais peur, ou tu te moquerais. Les deux, sûrement. J'ai beaucoup appréhendé, cette nouvelle « rentrée ».

Puis j't'ai rencontré. Toi, avec ton sourire toujours en coin et ton air débraillé. Ton air qui disait clairement que tu t'en foutais de tout. Toujours la mine ailleurs, toujours seul. Je savais pas à quel point t'allais bousculer totalement ma vie. Ça fait terriblement niais, dit comme cela, mais tant pis. J'ai pas trouvé d'autres mots. D'ailleurs, toute cette lettre me paraît de plus en plus stupide, au fil de ma plume... Mais j'ai besoin de l'écrire. J'ai besoin d'écrire à quel point toute cette histoire a compté.

Quand on a commencé à se rapprocher, je t'avoue que j'ai pas trop sut comment m'y prendre. C'était nouveau, ça, pour moi. T'étais toujours là pour me défendre des quelques brimades, pour m'aider à m'intégrer. T'écoutais ce que j'avais à dire. Tu ne m'a pas posé des tas de questions sur ce que je faisais ici, à débarquer dans ce lycée en milieu d'année. Ça, c'est ce qui m'a toujours fait du bien chez toi.

Tu n'imagine pas comment, à chaque fois que t'étais avec moi, je me sentais bien. Tu m'as redonné confiance. J'ai arrêté de regarder et craindre le passé, parce que ton regard, posé sur moi, me protégeait, et me tournait vers le présent et le futur. J'ai commencé à sourire pour de vrai. A me transformer.

Et puis t'as finalement franchie cette frontière floue entre nous.

C'est ridicule, peut-être, mais t'as été mon premier baiser. Mon premier tout. Je te l'ai jamais dit, ça, mais je suis sûr que tu l'as deviné. Parce qu'en me regardant, tu devinais tout de moi. Tout.

Et puis, j'ai merdé Tom. Je m'en mords les doigts encore aujourd'hui. Je suis désolé.

J'ai brisé notre perfection. J'avais peur. Peur de ces nouveaux sentiments. Je suis un sacré froussard, en fait. Je suis faible. C'est à cause de moi que ça a foiré. Au final, j'étais pas si confiant que ça. J'ai pas osé assumer notre relation ouvertement, malgré tes insistances.

C'est pour cela que je t'ai perdu. Je regrette de ne pas être capable de te crier tout cela, de te le dire en face. De ne pas avoir été capable de sauter dans les bras, en public. Si je pouvais revenir en arrière, je te dirais tout ça. Je te dirais à quel point tu me manques, et que t'es important. A quel point tu as tout changé, chez moi. Que tu es la personne que j'admire le plus au monde.

Je voudrais te dire que je t'aime. Plus que tout. Mais je sais que c'est impossible. C'est pour cela que j'écris cela. C'est plus simple, de l'écrire, je pense. D'écrire cette lettre, que tu ne liras peut-être jamais. Tu dois ne plus vouloir entendre parler de moi. C'est pour cela que tu es parti, sans me laisser de nouvelles ?

J'aimerais savoir. Savoir pourquoi je n'ai pas eus l'occasion de te revoir. De t'expliquer. De m'excuser de mon immaturité. En attendant, je me contente de cette lettre. Que j'aimerais pouvoir te remettre en main propre... Si seulement je le pouvais.

Je pense que je n'ai plus grand chose à rajouter. Je ne sais pas quoi dire. Je pense que ces quelques mots ne suffisent pas à exprimer tout ce que je ressens actuellement.

J'espère qu'un jour j'aurais l'occasion de t'exprimer tout cela, même si tu ne veux plus de moi. »

• • • • • • •



Première note; 5 Février 2009.

J'ai toujours trouvé ça stupide. De raconter sa vie sur papier, comme ça, pour soi-même ? A quoi cela sert-il, d'écrire quelque chose, dont on sera le seul lecteur ? C'est débile. Moi, lorsque ma fin sera proche, je laisserais à quelqu'un ce carnet, pour qu'il puisse le lire. J'aimerais que des tas de gens lisent cela, même. Mais si j'écris aujourd'hui, ce n'est pas pour raconter mes peines de cœur, ou autres stupidités que l'on peut trouver dans les journaux intimes d'adolescents torturés. Non. Moi je veux parler de quelque chose que je sais faire. Depuis quelques temps, j'ai découvert que j'avais une capacité, quelque chose qui surpasse toutes frontières entre le rationnel et le paranormal. Et ici, je retranscrirais les tests que je vais commencer dès aujourd'hui, voir jusqu'où s'étend mon pouvoir. J'ai toujours sût que j'étais quelqu'un de différent.

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Deuxième note; 10 février 2009.

Hier, après le sport, j'ai décidé que j'allais essayer ma nouvelle aptitude. Au lieu de me contenter du vestiaire des mecs, j'ai eus envie d'aller faire un coucou aux filles. Sauf que, depuis ma dernière expédition faite quelques mois auparavant, la porte est gardée par Madame Stonen, la professeur de sport. Impossible donc, normalement, d'y aller. Mais le mot impossible m'est bien égale à présent. Je me suis donc enfermé dans les toilettes, et ai fermé les yeux. Très vite, des cris affolés et féminins retentirent autour de moi. J'ouvrais les yeux, pour découvrir avec délice, toutes les filles de ma classe toutes en petites tenues, s'agitant à mes côtés. Hélas, cette vue forte sympathique fut courte. La prof, alertée par les cris, a débarqué avec fracas, et m'a tiré par le col avec violence, en dehors de la pièce tiède. Elle a prévenu mes parents, et le soir même, je me suis pris une bonne raclée par mon père. Énervé, la peau douce de ma joue meurtrie par la gifle que m'avait assené mon géniteur, je me suis donc enfermé dans ma chambre. J'en avais tellement marre de cette maison, que je me suis pris à vouloir partir un moment, loin. C'était juste une pensée. Mais il y avait mon pouvoir. Très vite, une brise glacée vint se frotter contre ma peau. Instinctivement, j'avais resserré mon pull contre moi, avec mes bras, sans réaliser ce qui venait de se passer. Mes pieds étaient enfoncés dans quelque chose de glacé, humide, mou. Tout autour de moi était blanc. Il m'a fallut peut-être une minute, avant de réaliser que je n'étais plus dans ma chambre, mais dans une vaste étendue de neige. J'avais lâché un petit rire émerveillé en faisant un tour sur moi même, pour observer avec attention tout ce qui se trouvait autour de moi. Je n'avais pas la moindre idée d'où je me trouvais, mais j'avais encore une fois réussi. Et cette fois pour aller loin. Je faisais quelques pas dans la neige, qui m'arrivait au genoux, cherchant un indice pour savoir où j'avais bien put atterrir. Mais, très vite, le froid devint trop insupportable, et je décidais de rentrer. L'air se fit plus chaud, soudain. J'étais de retour dans ma chambre. Avec un soupir de soulagement, je m'étais couché sur le lit, les pieds et les mollets encore pleins de neige.

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Troisième note; 20 mai 2009.

Je crois qu'aujourd'hui je suis allé trop loin. Cela fait un moment que j'ai délaissé ce carnet, mais j'ai continué à utiliser mon pouvoir. A tort et à travers, dans mon propre intérêt, toujours. Pour aller espionner les gens dans leur douche, pour piquer dans les magasins, pour aller à l'étranger, même, deux ou trois fois, bien que ce dernier type de voyage soit terriblement épuisant, et que j'ai eu à chaque fois peur de ne pas pouvoir rentrer.
Mais là j'ai fais autre chose. Je me suis téléporté, ce soir, car je m'ennuyais, dans la rue. J'ai choisis au hasard. C'était sans vraiment réaliser à quel point là où j'ai atterrit était mal famé. Je suis arrivé en pleine dispute entre deux gros types. J'ai voulu m'éclipser discrètement, mais ils m'ont remarqué. Le plus proche de moi m'a attrapé par le col, pour me demandé ce que j'avais entendu de leur conversation. J'ai beau eu lui répété que je n'avais rien entendu, il a continué de me secouer dans tous les sens, refusant de me croire. Alors je me suis téléporté, plus loin. Sauf que même si je n'étais plus dans la même rue, le type me tenait toujours. Il me fixait, sans comprendre ce qui venait de se passer. Puis il m'a projeté violemment au sol. J'aurais put encore fuir, mais j'étais trop pétrifié. L'homme s'est approché, et m'a écrasé de son pied la main gauche. J'ai sentis tous mes os se briser, dans un atroce bruit. L'homme me cracha de ne plus jamais me mêler de ses histoires, et est parti presque en courant, non sans me traiter de monstre. Je suis resté assis par terre, ma main gauche tenue tant bien que mal dans la droite. Puis, quelques minutes le temps de me remettre, je suis rentré, par téléportation. J'ai mal, et je suis encore sous le choc. Ma main saigne, et est totalement déformée. Je n'arrive plus à la bouger. Et je suis un monstre. Je vais arrêter d'utiliser mon pouvoir.

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Quatrième note; 31 Août 2009

Demain, je pars. Avec Jaden, dans une école, dans un coin paumé du York. Je ne sais pas ce que cela va donner. Il s'est écoulé pas mal dedans depuis que je me suis cassé la main. Elle n'est toujours pas vraiment remise, j'ai encore du mal à l'utiliser. Je ne me suis pas téléporté depuis l'incident. Mais je pense que d'aller dans ce « centre » comme ma mère l'appelle, cela pourra m'ouvrir une autre vie. Peut-être, que je pourrais recommencer à utiliser la téléportation ? C'est vrai que cela me manque. Ça fait un moment que je n'ai pas observé de charmante demoiselle ou de beau jeune homme sous la douche tiens... Hm. Oui. Allez, zou, cette histoire de mai dernier est loin, à présent. Kenny est de retour, prenez garde à vos jolies petites fesses, élèves de Rédemption, héhé !

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Mercredi 2 Septembre 2009; 1h27

J'avoue que je ne pensais pas reprendre ce journal une fois arrivé ici. Je l'avais quand même glissé dans ma valise, par instinct, diront nous. Ainsi donc, je me retrouve, assis sur le sol glacé de la salle de bain de ma chambre, à écrire. C'est plus fort que moi. Si j'écris, cette nuit, si tard – ou plutôt si tôt – c'est parce que, aujourd'hui, je l'ai enfin refait. Oui oui, je me suis de nouveau téléporté. Il y a un peu moins d'une heure, je dirais. Ne trouvant pas le sommeil – retour de mes insomnies...? - j'ai décidé d'aller faire un tour en bas. C'est à dire dans la chambre se trouvant sous la mienne. C'est ainsi que j'ai atterri dans cette salle de bain. Où je me suis violemment ramassé, je l'avoue. Mais ce n'est pas ça, le plus important. Alors que je m'apprêtais à me faire jeter comme un malpropre, une bombe m'a accueillit avec un grand sourire... Une asiatique. Mon dieu, j'adore les asiatiques. Bref. Une adorable demoiselle donc, qui ne m'a pas jeté, bien au contraire. Elle est tout de suite rentrée dans mon jeu de séduction. Ainsi, nous nous sommes mutuellement tournés autour l'un de l'autre, dans cette minuscule salle de bain, mais surtout, dans le noir.

Ainsi, Abbi, qu'elle s'appelle, m'a fait tourner en bourrique, avec son charme exquis, et sa froideur terriblement délicieuse. Quand je dis froideur, c'est au sens littérale. Elle a un don, aussi, comme tout le monde ici. Le sien, c'est la glace. Et je n'ai jamais autant apprécier avoir froid de toute ma vie.

Et je peux l'avouer ici, mais, c'est la première fois que j'aime autant jouer ce genre de jeu avec quelqu'un. La dernière fois que j'ai ressentis un sentiment semblable, c'était avec Tom. Et elle est passé devant, vraiment. Tu y crois ? Avant Tom ! Je n'aurais jamais pensé que cela pouvait être possible. Ce type, est certainement une des seules personnes que j'ai... aimé. C'est la première fois que je l'avoue. Jusqu'à présent, je ne l'avais jamais formulé ainsi. Et pourtant, c'était vrai. J'étais totalement amoureux de lui. Mais il n'a pas dut s'en rendre compte. Sinon, il ne m'aurait pas abandonné, en me qualifiant d'idiot immature. Si il savait à quel point je tenais à lui, si il s'était seulement rendu compte que son absence m'avait détruit, peut-être qu'il serait resté près de moi... Peut-être. Mais peut-être pas. Il est certainement vrai que je suis cet idiot immature... Je dois l'être, pour l'avoir laissé partir ainsi. Pour ne pas m'être accroché à lui. J'aurais dut laisser ma fierté de côté... Bien, voilà que je me met à presque pleurer sur cette histoire vieille de six mois. Il faut tourner la page. Et j'espère que ce jeu, débuté avec Abbi, m'aidera.

Je me sens stupide, à présent. Je m'étais pourtant juré que ce ne serait pas un de ses journaux pleins de niaiseries. Ahlala. Je crois que je vais m'arrêter là, pour cette nuit. La fatigue me guette. Je ne sais pas si elle est physique ou morale, peut-être les deux. M'enfin bon, je vais retrouver ce lit miteux, pour tâcher de finir ma nuit correctement et arrêter de déblatérer des conneries comme cela.

• • • • • • •


Jeudi 3 Septembre; 00:19

Non, je ne dors pas. J'écris. Je ne sais pas ce qui me prend, de prendre deux jours de suite des notes, ainsi. Peut-être que cela m'aide. Je pense. Enfin, aider est un grand mot. Au moins, cela me permet de m'occuper, plus tôt, et de mettre à plat ma journée, ses évènements. J'espère certainement trouver des réponses, que ma main viendrait tracer d'elle même le fond de ma pensée, le vrai, sans chercher à modifier celle-ci. Je pense que cela est dur. Mais peut-être que la fatigue morale, et vaguement physique, pourra m'aider. Je l'espère. Je vais tâcher de faire de mon mieux, pour relater les évènements, mes sentiments de la manière la plus fidèle. Je vous le promet, vous, mes lecteurs inexistants. Vous, témoins de ma pensée, témoins de ce bout de papier, qui me révèle. A la manière d'une autobiographie, je promet de dire la vérité.

Commençons. Aujourd'hui, j'ai fais la connaissance d'Asami. Asami. Cette peste. Elle m'insupporte. C'est simple. Tout, en elle, me rebute. Je ne sais pas trop exactement ce dont il s'agit. De son air « Je suis gentille, je vous le promet. » ? Je ne suis pas le mieux placé pour critiquer cela, mais niveau hypocrisie, qu'elle s'en rende compte ou non, cette fille là en tient une couche. Elle ne me paraît pas vraie. Pas sincère. Il y a quelque chose de louche, en elle, qui me dérange. A sa vue, je le sens, une espèce de colère froide s'empare de moi. J'ai déjà ressenti cela auparavant, mais de manière beaucoup moins forte. Clairement, j'ai envie de la faire souffrir. Et je me promets de le faire. De la faire souffrir, de la traiter, comme elle traite Abbigail.
Oui, car il faut savoir une chose. Abbi. Asami. Elles sont dans le même corps. Ce ne sont pas les mêmes personnes, et pourtant, elles doivent partager leur vie. Cela me tue. Je sens exactement lorsque c'est Abbi qui prend le contrôle, et quand c'est Asami. Il se produit quelque chose. Vous devez vous demander, comme cela se fait-il, que j'assimile aussi bien cette schizophrénie ? Moi même je me le demande. Je pense, qu'il ne s'agit pas là de schizophrénie. Cela n'est pas une maladie. Cela n'est pas réparable à coup de thérapie ou de calmants. C'est seulement la nature, qui a décidé d'être atrocement cruelle, n'offrant qu'un corps, pour deux personnes, totalement différentes. Pourquoi ? La question reste en suspens, hélas. Et le restera certainement pour toujours. Il y a des choses qui ne s'explique pas.


Ces quelques jours, je ne trouve plus le sommeil. Mes nuits se résument à deux heures de sommeil environ, pas bien plus. Morphée m'a tourné le dos, refusant de me prendre dans ses bras, me laissant à mon triste sort d'insomniaque. Et pourtant. Dans ses bras à elle, je me suis endormi. En plein après-midi. Nous avons cédé. La partie est finie. Un autre jeu vient de se lancer. Je ne sais pas quand ce dernier finira. Mais, l'idée de perdre celui-ci, à présent, m'est intolérable. Je jouerais, jusqu'au bout, cette fois-ci. J'ai déjà perdu, par le passé, et je ne veux plus jamais devoir essuyer ce genre de défaite, trop douloureuse.

[...]

• • • • • • •



Date non renseignée


Fermer les yeux. Souffler un bon coup. Chasser les pensées. Les images. Les pulsions. Se retenir de crier. De se faire mal. De faire mal aux autres. Faire taire les voix. Contrôler ses faits et gestes. Se calmer.

J'ai commencé ma descente aux enfers.
Mais pas tout seul. Il est là, dans ma tête.

• • • • • • •


Novembre.

Habituellement, je ne suis pas quelqu'un de lâche. J'aime les personnes de Rédemption. J'aime le centre, en quelque sorte. Aussi étrange que cela paraisse. Mais je n'y suis pas à ma place. Je m'y sens en danger. Je n'en peux plus. Il faut que je m'en aille.

Mais, encore plus que le danger, ce que je redoute, c'est la solitude. Ainsi, je ne partirais pas seul. J'irais avec elle.

Je ne sais pas encore comment. Je ne sais pas encore quand. Bientôt je suppose. Le plus vite possible. Je verrais. Je trouverais. J'ai déjà quelques idées.

En ville s'est installée une troupe de forains. D'après les rumeurs, ils ont aussi des pouvoirs, comme à Rédemption. Peut-être que... peut-être que oui, j'y ai ma place. C'est une solution. Je verrais. J'ai besoin de réfléchir avant.

Mais je ne veux plus tuer. Je ne veux plus être une marionnette. Mais je sais que je suis trop faible. C'est un fait. Je ne peux pas lutter contre ce mal qui contrôle ma tête. C'est ma faute. Si je veux y mettre fin, je dois partir.

Je suis désolé, Seth. Repose en paix, à supposer que cela soit possible ici. L'enfer nous guette, tous.

• • • • • • •



White Blank Page by Mumford & Sons on Grooveshark

24 Décembre au soir.

Tout devrait être parfait. Je suis à ma place dans la troupe. C'est la première fois que je me sens aussi bien quelque part. Je pense que j'ai trouvé ma « maison ». D'ailleurs, ils sont en train de réveillonner au moment où j'écris.

Mais je n'ai pas l'envie de me joindre à eux.

Je me sens incomplet. Pourquoi ne vient-elle pas ? Pourquoi n'a-t-elle pas répondu à mon mot ? J'aimerais qu'elle me rejoigne. Elle est la pièce manquante à mon Paradis. Elle est celle qui pourra faire taire mes cauchemars, trace de Rédemption qui s'agrippe de toutes ses forces à moi, ne voulant pas laisser mon esprit tranquille.

Mais elle est restée dans cette part de mon passé, et je ne parviens à trouver le courage suffisant pour aller la chercher. Retourner à Rédemption causerait ma perte définitive. Je ne peux pas y aller.

Je suis ainsi tiraillé entre des sentiments complexes une nouvelle fois.

En plus il y a aussi Aaron. Je ne sais plus quoi penser de lui. Depuis que je l'ai revu, depuis qu'il m'a sauvé la vie, j'ai besoin de le voir. Je suis dépendant de lui. Comme un drogué en manque, quand je ne le vois plus pendant trop longtemps, je me sens mal. J'en deviens malade. En fait, il est la seule chose qui me reste de Rédemption, la seule chose qui ne me donne pas envie de m'écrouler en citant le nom de ce centre sinistre.

Je ne sais pas définir tous ses sentiments pour le moment. Tout ce que je sais, c'est que les deux personnes que j'ai jamais aimé de toute mon existence sont loin de moi. Trop loin. Et ça fait mal.

Revenez, je vous en supplie. Je ne peux vous remplacer, c'est impossible.

Ne me laissez pas.

• • • • • • •


Mars.

Hé oui, je suis encore là. J'ai tendance à me laisser oublier, ces derniers temps. Je n'ai plus grand chose à dire. Aaron n'est pus là. J'ai un vide, mais je survis. Je n'ai toujours pas revu Abby. Rédemption ne fait plus partie de ma vie, je crois. Et Ariane... Ariane, sa petite tête rousse me manque.

J'ai arraché quelques pages dans mon carnet. Presque toutes. Je veux effacer de mon histoire tout cela, un point c'est tout.






Dernière édition par K. Noah Green le Mar 5 Fév - 19:35, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: K. Noah Green • What if I was a secret and you couldn't keep it... •   Lun 4 Fév - 15:02




Life goes on.

Part Two.

I wanna feel weightless



Mai 2010


J'ai l'impression, qu'encore une fois, tout vient de s'effondrer. C'est comme si une force malsaine s'amusait à me retirer tout ce que j'aime. Cela avait commencé il y a bien longtemps avec ma confiance, et mon amour propre. Puis l'amour. Tom, Abby, Aaron. Tous, ils m'avaient été arrachés, les uns après les autres.

Et maintenant, mon nouveau foyer était parti en fumée. Ma nouvelle vie.

Si vous avez déjà été pris dans un incendie, celui de votre maison, par exemple, vous saurez probablement comprendre. Comprendre la douleur que provoquent ces flammes, quand elles viennent lécher votre peau. La douleur des cris, qui retentissent autours de vous. Les pleurs. Une parcelle de vie qui s'évapore, à chaque instant. Un souvenir qui se consume. Tout devient noir. Tout se perd.

Le premier réflexe est certainement de se sauver soit même, et ceux qu'on aime. C'est ce que j'ai fait. Grâce à mon pouvoir. J'ai sauvé ce qu'il me restait. J'ai écarté des flammes le plus de personnes possibles. Le plus. Ceux qui m'avaient accueillit, ceux qui m'avaient sauvé, de manière certaine, du cercle vicieux de Rédemption, et de mes pulsions suicidaires. Ils étaient tout, pour moi. Tout. Et voilà que le feu, ce vicieux élément, venait tenter de les dévorer. De les arracher au monde. A la vie.

Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de cette soirée, au final. Je me suis épuisé à éloigner la mort de ma communauté. Jusqu'à me retrouver face à la mort, en personne.

Matthew. Matthew, était en face de moi. Ses prunelles bleues, effrayées, se sont portées sur moi. Il était à quelques mètres de moi. Encerclé, presque avalé par les flammes rougeoyantes. J'étais déjà épuisé. Je me suis concentré. J'ai fait tout mon possible. J'ai vu Aleksander, non loin de là, qui observait la scène, à travers les flammes. Il était tout proche, lui. Assez pour tirer par le bras Matthew, l'écarter de là. Le sauver avant que cela ne soit trop tard... Mais c'était trop tard. Déjà trop tard. L'homme blond est parti, en osant même m'adresser un regard, et j'en suis certain, l'esquisse malsaine d'un sourire. Mon attention s'est de nouveau portée sur Matthew. Et là, sous mes yeux son corps a sombré. J'ai courus, malgré le feu et la fumée. Je l'ai attrapé, mais c'était trop tard.. J'ai tout juste réussis à nous sortir de là, dans un effort ultime de concentration. Puis je me suis écroulé sur le sol, à de nombreux mètres plus loin, à l'abris, avec le reste de la troupe. Et j'ai sombré, avec comme dernière image dans mon esprit ce visage ayant perdu la vie.

J'ai même cru être mort, moi aussi. Cela aurait été presque plus simple. Radical. Je n'aurais plus eu à combattre, n'est-ce pas ? Ainsi... Je n'aurais plus à me confronter à la perte. La perte, ce motif presque récurant dans mon existence.

Mais non. Je me suis réveillé. Quelques jours plus tard. Quatre jours plus tard, exactement. J'ai rouvert les yeux, avec cette impression de sortir d'un mauvais rêve. Mais non. Tout cela était bien réel. La troupe, les attractions, tout cela n'était plus qu'un triste tas de cendres.

Le terrain vague était redevenu un espace sans vie. Un espace triste. Les rires, la musique, et les odeurs laissaient place à un silence froid. C'était un vide immense, dans la ville, et en chaque être qui venait de perdre un foyer, un être aimé, des souvenirs... On venait d'arracher sauvagement à une famille leur moyen d'exister, leur raison d'être.

[....]

Juillet 2010


C'est tellement le bordel, en ce moment, que je sais même pas par quoi commencer.

En soit, je dirais qu'au final, ma vie c'est arrangé. C'est paradoxale, je sais. Mais partir de rien peut parfois s'avérer être bénéfique. Je n'ai plus peur de perdre les choses. Au fond, je pense que j'ai pris un sacré coup de pied au cul, cette année. Un an, ça représente si peu, dans une vie, et pourtant... Cette année-là restera ancrée en moi, à jamais. Ce que j'ai vécu ces derniers mois fait partie de moi. Je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui si je n'avais pas subit tout cela.

Le sang que je pensais avoir sur mes mains a disparut. Je n'ai tué personne. Pierre Michel l'a fait. Je n'ai pas fuit de manière lâche Rédemption. J'ai cherché ma place, et je l'ai trouvé. J'ai vécu, pour de vrai.

Et me voilà, à présent.

Je n'ai pas beaucoup de temps pour moi en ce moment, et ce n'est pas plus mal. Rigolez, mais je préfère m'occuper des autres. De la troupe. Des gens que j'aime. J'ai cette putain d'envie d'aider. J'ai passé un an à être une loque, j'ai besoin de me reprendre, pour de bon. Ce n'est pas en déprimant que je parviendrais à vivre mieux.

Je bosse à Birdsall, un travail de merde, mais qui me permet d'approvisionner la troupe, et me sentir utile. Et je me sens bien, à faire cela. Aider.

Mais ce n'est pas tout. J'ai connus d'autres changements.

C'est étrange à dire, mais bon...

J'ai un autre don. Il m'est tombé dessus, comme ça, sans que je comprenne comment.

Je ne le contrôle pas franchement, même si ça fait presque quatre mois maintenant que cela c'est manifesté pour la première fois. J'ai pas compris, la première fois que cela m'est arrivé. C'était quelques jours après l'incendie. Je me suis retrouvé dans un autre lieu, mais pas comme la téléportation. J'ai vu une scène, un visage. Sélène ? Elle était là, dans un endroit flou. J'ai ouvert la bouche, pour lui parler, mais rien est sorti. Plus je me suis de nouveau retrouvé là où j'étais. D'après Chris, j'ai pas bouché d'un pouce, je suis resté dressé comme un pique, les yeux dans le vide.

C'était tellement étrange, que pour le coup je me suis dit que cela ne devait être que des hallucinations, dues au choc de l'incendie. Mais ça c'est reproduit, plusieurs fois. Trop de fois, avec trop de précisions pour que cela ne soient que de simples hallucinations. Non, j'avais vraiment développé un nouveau truc, un peu plus chiant que le premier.

Parce que si je maîtrisais totalement ma téléportation, ce don là m'échappait totalement. J'avais des flash de personnes, de ce qu'ils étaient en train de faire ou venaient de faire. Aléatoirement. Des gens de Rédemption, des gens de la troupe, voir de parfaits inconnus, que j'avais peut-être croisé au cours de ma vie... En l'espace de trois jours, j'ai vu tellement de choses défiler sous mes yeux, croyez moi.

Et surtout, quelqu'un de récurrent. Sélène. Putain, pourquoi est-ce que Sélène Utreuil se retrouvait dans des visions ? De ce que j'en voyais, elle était dans un état pas possible. Alors j'ai joué le jeu. J'ai analysé chacune des images qui m'étaient apparues. Elles avaient forcément un sens, un but. J'avais regardé assez de séries et films fantastiques pour savoir cela. Je me suis constitué le lieu où elle se trouvait, dans mon esprit. Et, après quelques tentatives de téléportations ratées, j'ai atterrit à côté d'elle. De son corps pâle comme la mort. J'ai même crus qu'elle était morte, sérieusement. Je me suis penchée, j'ai sentit sa respiration contre la paume de ma main. J'l'ai secouée, doucement. J'ai appelé son nom. Je l'ai fait boire, et grignoter un peu. Je ne voulais plus laisser à la mort d'arracher sous mes yeux des vies. C'était fini, ce temps là.

Alors, je l'ai aidé. Je crois que, dans le fond, elle aussi, m'a aidé. C'est con à dire, mais Sélène fait partie de ses personnes qui font que j'arrive finalement à garder une sorte d'équilibre. Équilibre psychologique, équilibre de vie. Elle, qui vivait cachée dans ce manoir avec ses remords et sa crainte, je la fais survivre, et, peut-être un jour, vivre. J'aimerais vraiment pouvoir lui dire un jour avec la plus grande des sincérités que « tout ira bien ». J'aimerais tellement.

Série de notes non datées.

• • •

Ils sont partis. Pour de bon. Un dernier au revoir... Ou un adieu. Je sais pas. Je sais plus. Je les aime. Tous les deux. Ils me manquent. Aaron, Ariane, je vous préviens, vous avez intérêt à prendre soin de vous... S'il-vous-plaît.

• • •

Jackson est mort. Jackson s'est suicidé. Il nous a quitté. Il a abandonné la troupe. Il a perdu la tête. Et juste avant moi... Moi j'ai joué avec ses nerfs. Je me suis disputé avec lui. J'ai honte. J'ai l'impression que c'est de ma faute.

Je sens dans mon dos le jugement. Je sens leur regard. Leur regard triste, et pleins de rage. J'ai l'impression de ne plus être à ma place dans la troupe. Et ça fait mal. J'en crève, putain. Je sais, il y a sûrement beaucoup de paranoïa de ma part... Mais quand même. Cela me rend malade. Il faut que je parte.

• • •

J'ai tenté de rentrer chez moi, chez mes parents. Mais j'ai juste trouvé une maison vide. Rien. Aucun mot. J'ai fait quelques recherches, mais pas moyen de retrouver la trace de mes parents. Ni même de mon oncle, et de mon cousin. Rien d'eux. Je suis laissé derrière, comme un vieux torchon. Et maintenant, je ne sais plus quoi faire, sincèrement. J'ai bien essayé de les retrouver grâce à mon pouvoir mais ça n'a abouti à rien. Je fais comme un blocage, inexplicable.

Je suppose que je n'ai plus d'autre choix que de retourner à Birdsall. Malgré tout ce que j'y ai vécu... C'est comme si ce lieu m'appelle. C'est étrange, et indescriptible mais... je pense que j'ai tellement encore à vivre là-bas. Retour à la case départ.

• • •

J'ai fait une connerie... Je crois.

• • •

Bon, ok, c'était une bonne idée, à la base. Échanger ma clairvoyance et quelques sous contre un nouveau pouvoir auprès de Zael. Un pouvoir me permettant de pouvoir prendre un nouveau départ à Birdsall, sans être reconnu... Sauf que voilà. Le seul pouvoir se rapprochant de cela qu'il avait en stock est un peu... Particulier. Je ne peux prendre qu'une seule apparence. Une de quelqu'un avec qui je suis "relié, par des points communs ou autre." De quelqu'un... de décédé.

• • •

« Salut, Noah.

Cela me fait bizarre, de t'écrire, tu n’imagines pas. Mais, j'en ai besoin. Par le passé, j'ai écris de nombreuses lettres, lue ou non, juste pour remettre mes esprits en ordre. Tu dois bien te demander pourquoi est-ce que j'écris cet enchaînement de mots incohérents, n'est-ce pas ? Je vais t'expliquer.

Je m'appelle Kenny Pevers.« Salut, Noah.

Cela me fait bizarre, de t'écrire, tu n’imagines pas. Mais, j'en ai besoin. Par le passé, j'ai écris de nombreuses lettres, lue ou non, juste pour remettre mes esprits en ordre. Tu dois bien te demander pourquoi est-ce que j'écris cet enchaînement de mots incohérents, n'est-ce pas ? Je vais t'expliquer.

Je m'appelle Kenny Pevers. J'ai 18 ans. J'ai plus de famille depuis un moment. J'ai perdu les êtres que j'aimais le plus au monde. Ma famille, mes amis, tout le monde. J'ai vécu une année affreuse, dont je me remet à peine. J'ai vu des horreurs, j'ai commis des atrocités... Bref. Je ne suis pas là pour parler de cela.

Ce que je veux te dire c'est que... Je suis désolé. Désolé d'agir comme toi. Désolé de vivre ta vie. Je suis Kenny, et pourtant, à présent, tout le monde m'appelle Noah. Je suis Noah. Ce gamin souriant et débrouillard. Apprécié de sa famille, de ses amis. Ce gamin qu'on est content de revoir après une disparition inquiétante de plus de six mois. Tu imagines un peu l'état de ta famille ? Ils n'avaient plus aucun espoir. Ils étaient dévastés. Je le sais, car à chaque fois que je quitte la maison, je sens dans leur regard cette crainte. Cette crainte de ne jamais te... ou me voir revenir.

Il faut que je t'explique. J'ai ton apparence. C'est dur à croire, mais des gens, comme moi, possèdent des dons. Il se trouve que le miens, un des miens est celui de prendre l'apparence de quelqu'un de décédé, avec qui on aurait un lien... Et c'est tombé sur toi. Je ne te connaissais pourtant pas. Je ne savais même pas que tu étais de Birdsall. Comme quoi, le destin est joueur.

Le premier jour où j'ai abordé ton apparence d'adolescent rouquin dans Birdsall, une femme m'a presque sauté dessus, les larmes aux yeux. Ta mère. Elle pleurait. Elle m'a fait peur, mais je l'ai même pas repoussé, parce que ces larmes, cette étreinte, c'était presque agréable. C'était le câlin d'une mère pour son fils qu'elle aime plus que tout. C'était le genre de câlin qui m'avait franchement manqué. Et c'est comme ça que je me suis mis à ta place, dans ta vie. J'ai prétendu à une perte de mémoire. Ils ont conclus à un choc que j'aurais subit pendant ma « fugue », et depuis, tout le monde s'acharne à me faire remonter des souvenirs, et moi, je prétend de temps en temps avoir des flashs, mais il n'en est rien.

Mais, en cherchant parmi tes affaires, j'ai appris à te connaître. J'ai regardé tes photos. J'ai regardé tes vêtements. Tes magazines. Tes vieux jouets de gamins. J'ai fouillé dans ton ordinateur. Et je suis tombé sur ton journal. Désolé, je l'ai lu. Mais je suis toi, à présent, donc cela ne compte pas, si ? Si. Je le sais... Pardonne-moi.

Moi aussi j'écris. Beaucoup. Je tiens un journal. Je suppose que c'est ça, notre point commun. Au fil de ta plume, j'ai revécu ta vie. J'ai vécu tes peines, tes joies. J'ai appris à connaître celui que même ta famille et tes amis ne connaissaient pas. T'étais pas tellement un gamin souriant et pleins de vie, dans le fond. Alors pourquoi avoir fait semblant toutes ces années ? Pour les préserver, n'est-ce pas ? Ces deux parents attentionnés. Qui n'avaient que toi. Leur fils, leur fierté. Ils t'aimaient. Ils t'aiment encore, plus que jamais. Tu aurais put leur dire tout ce que tu ressentais, tu sais ? Je ne l'ai jamais fait, avec les miens, de parents, et je le regrette, aujourd'hui.

J'ai découvert que nous avions beaucoup de points communs. Beaucoup plus qu'une simple passion pour l'écriture. Je suis sûr que si nous avions eut l'occasion de nous connaître, on aurait put être très proches. Les meilleurs amis du monde. Ou plus. Ou au contraire les pires ennemis. Je ne sais pas trop.

En tout cas, je garderais ton secret, je le promet. J'ai déjà brûlé ta lettre. Celle que tu avais caché sous ton oreiller. Tu aurais dut te douter qu'ils ne fouilleraient pas tes affaires, pourtant. Bref, cette lettre déchirantes, ces adieux, je les ai détruit. Ils ont assez souffert, Noah. Je cache aussi les marques sur mes poignets. Ces deux cicatrices, je ne suis pas bête, je sais ce qu'elles sont.

Sur ce... Encore désolé, Noah. J'espère qu'au moins, tu te sens plus libéré, à présent. Que là où t'es, tu te sens mieux. Je te promet, je ne les ferais pas souffrir. Je garderais bien ta place. C'est peut-être malsain mais... Je m'y sens bien.

Mais je ne veux pas oublier que je suis Kenny. » J'ai 18 ans. J'ai plus de famille depuis un moment. J'ai perdu les êtres que j'aimais le plus au monde. Ma famille, mes amis, tout le monde. J'ai vécu une année affreuse, dont je me remet à peine. J'ai vu des horreurs, j'ai commis des atrocités... Bref. Je ne suis pas là pour parler de cela.

Ce que je veux te dire c'est que... Je suis désolé. Désolé d'agir comme toi. Désolé de vivre ta vie. Je suis Kenny, et pourtant, à présent, tout le monde m'appelle Noah. Je suis Noah. Ce gamin souriant et débrouillard. Apprécié de sa famille, de ses amis. Ce gamin qu'on est content de revoir après une disparition inquiétante de plus de six mois. Tu imagines un peu l'état de ta famille ? Ils n'avaient plus aucun espoir. Ils étaient dévastés. Je le sais, car à chaque fois que je quitte la maison, je sens dans leur regard cette crainte. Cette crainte de ne jamais te... ou me voir revenir.

Il faut que je t'explique. J'ai ton apparence. C'est dur à croire, mais des gens, comme moi, possèdent des dons. Il se trouve que le miens, un des miens est celui de prendre l'apparence de quelqu'un de décédé, avec qui on aurait un lien... Et c'est tombé sur toi. Je ne te connaissais pourtant pas. Je ne savais même pas que tu étais de Birdsall. Comme quoi, le destin est joueur.

Le premier jour où j'ai abordé ton apparence d'adolescent rouquin dans Birdsall, une femme m'a presque sauté dessus, les larmes aux yeux. Ta mère. Elle pleurait. Elle m'a fait peur, mais je l'ai même pas repoussé, parce que ces larmes, cette étreinte, c'était presque agréable. C'était le câlin d'une mère pour son fils qu'elle aime plus que tout. C'était le genre de câlin qui m'avait franchement manqué. Et c'est comme ça que je me suis mis à ta place, dans ta vie. J'ai prétendu à une perte de mémoire. Ils ont conclus à un choc que j'aurais subit pendant ma « fugue », et depuis, tout le monde s'acharne à me faire remonter des souvenirs, et moi, je prétend de temps en temps avoir des flashs, mais il n'en est rien.

Mais, en cherchant parmi tes affaires, j'ai appris à te connaître. J'ai regardé tes photos. J'ai regardé tes vêtements. Tes magazines. Tes vieux jouets de gamins. J'ai fouillé dans ton ordinateur. Et je suis tombé sur ton journal. Désolé, je l'ai lu. Mais je suis toi, à présent, donc cela ne compte pas, si ? Si. Je le sais... Pardonne-moi.

Moi aussi j'écris. Beaucoup. Je tiens un journal. Je suppose que c'est ça, notre point commun. Au fil de ta plume, j'ai revécu ta vie. J'ai vécu tes peines, tes joies. J'ai appris à connaître celui que même ta famille et tes amis ne connaissaient pas. T'étais pas tellement un gamin souriant et pleins de vie, dans le fond. Alors pourquoi avoir fait semblant toutes ces années ? Pour les préserver, n'est-ce pas ? Ces deux parents attentionnés. Qui n'avaient que toi. Leur fils, leur fierté. Ils t'aimaient. Ils t'aiment encore, plus que jamais. Tu aurais put leur dire tout ce que tu ressentais, tu sais ? Je ne l'ai jamais fait, avec les miens, de parents, et je le regrette, aujourd'hui.

J'ai découvert que nous avions beaucoup de points communs. Beaucoup plus qu'une simple passion pour l'écriture. Je suis sûr que si nous avions eut l'occasion de nous connaître, on aurait put être très proches. Les meilleurs amis du monde. Ou plus. Ou au contraire les pires ennemis. Je ne sais pas trop.

En tout cas, je garderais ton secret, je le promet. J'ai déjà brûlé ta lettre. Celle que tu avais caché sous ton oreiller. Tu aurais dut te douter qu'ils ne fouilleraient pas tes affaires, pourtant. Bref, cette lettre déchirantes, ces adieux, je les ai détruit. Ils ont assez souffert, Noah. Je cache aussi les marques sur mes poignets. Ces deux cicatrices, je ne suis pas bête, je sais ce qu'elles sont.

Sur ce... Encore désolé, Noah. J'espère qu'au moins, tu te sens plus libéré, à présent. Que là où t'es, tu te sens mieux. Je te promet, je ne les ferais pas souffrir. Je garderais bien ta place. C'est peut-être malsain mais... Je m'y sens bien.

Mais je ne veux pas oublier que je suis Kenny. »




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K. Noah Green • What if I was a secret and you couldn't keep it... •

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