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 Une fouine tapie dans l'ombre

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MessageSujet: Une fouine tapie dans l'ombre   Lun 15 Juil - 14:13

...Quelques pièces...
Au fond de la poche tintent les pièces de la libération.

- - -

Entre ses mains ensanglantées reposait le corps mutilé de son père. Alors que les larmes coulèrent le long de ses joues les flammes l'encerclèrent lentement... Aucune parole ne sortit de la bouche de son père, la mort ne l'avait pas encore emporté... Sa gorge écrasée l'empêchait simplement de se faire comprendre. Il n'en avait plus pour longtemps. La tristesse et le désarroi s'emparèrent d'Adrian, impuissant face à tout ce qu'il se passait, il perdait le contrôle de lui même. Jack amena sa main tremblante vers la taille de son fils et serra avec ce qu'il lui restait de force. Le temps semblait figé tant il ne savait quoi faire.

Néanmoins, la réalité le rattrapa et la chaleur des flammes se faisant de plus en plus insupportable, bientôt elles se refermeraient sur eux, happant leur silhouette de ténèbres. Rien, il n'y avait plus rien à faire... Bien que la parole avait abandonné son hôte, Adrian comprit dans le regard de son père qu'il était tant d'y aller. "Inutile de crever tout les deux comme des chiens", c'est surement ce qu'il aurait dit à ce moment là.

Flammes rampantes, elles s'emparèrent de son père, incapable de bouger. Il ne pouvait crier de douleur mais sa mâchoire s'écartait de plus en plus, un filet de sang ruisselait sur ses dents, ses yeux s'emplirent de larmes... Comment le laisser seul dans cet enfer ?! Non, il ne pouvait pas...

L'obscurité... rassurante pénombre qui rappelait au manipulateur des ombres et de la lumière qu'il ne s'agissait la que d'un souvenir du passé. Celui-la même qui le hantait encore de temps à autres. La fraîcheur des lieux s'empara de son corps, sur sa peau se dessina de multitude de petites bulles tendis que ses poils se hérissèrent. "La chair de poule", rien que ça. L'humidité de la pièce n'arrangeait rien à sa situation. Adrian se leva de son lit de fortune composé de quelques cartons et tissus empilés. Quelques rayons de soleil passèrent entre les planches qui condamnait ce lieux. Avant de partir d'ici, il jeta un dernier regard à ceux qui se trouvait dans la pièce, haussa les épaules et disparut dans les ombres.

De nombreuses minutes de marche plus tard, Adrian profita de l'absence de monde pour se déshabiller et plonger ses vêtements dans une fontaine à oiseaux. Pas de savon, mais au moins, il pouvait au moins se rafraîchir et ne pas sentir mauvais. Chaque jour, il essayait dès que possible de se laver. Bien sur, dans les précédentes villes, c'était plus difficile qu'à Birdsall. Trop de monde, beaucoup de gens qui partent au travail, aucune tranquillité. Ici, c'était bien plus petit qu'ailleurs, et tout les recoins de la ville, il les connaissait.

Lorsqu'il eu terminé de prendre sa toilette l'homme aux cheveux d'ébène absorba la lumière du soleil pour faire sécher ses habits plus rapidement ainsi que son corps, quittant ensuite les lieux pour rejoindre un endroit qu'il ne connaissait que trop bien: Le parc d'attraction.

N'importe qui d'autre, n'aurait pas vu la différence entre l'ancien et le nouveau parc. Néanmoins, toute vengeance semblait avoir disparus. Les forains s'adonnaient à leur travaux de prestidigitation, les acrobates à la gymnastique, ... Une copie du passé, de nouveaux visages, des cadavres dans la tête, des cris, de la douleur... Cet endroit sentait encore le souffre et la peur. Était-il venu pour une quelconque vengeance ? Pas vraiment, non. La curiosité, un vilain défaut dont il n'a jamais pu se défaire. Bien sur, il se rendit là où son théâtre fut jadis. Rien. Brûlé comme le reste... A la place, un morceau de terre battue entourée de petites barrières de bois peintes de blanc.

"...Quelle drôle d'idée..."

Adrian enfila ses mains couverte de ses mitaines de cuir noir dans les poches de sa longue veste usée. Un clochard ? Oui, mais il avait toujours su garder un certain maintien vestimentaire. Aussi, il était facile de deviner qu'il vivait à la rue, mais il ne dégageait aucune odeur désagréable et ses vêtements étaient encore en état. Lorsque ses mains touchèrent le fond de sa poche, il sentit le contact de l'acier sur ses doigts. Quelques pièces traînaient... A près constatation, il y avait à peine de quoi se payer quelque chose à manger. Peut être un Hot-dog ou quelque chose dans le style.
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Kathleen T. Ruadhagan !


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MessageSujet: Re: Une fouine tapie dans l'ombre   Ven 23 Aoû - 23:47

"Dès qu’on approche un
être humain,
On touche à l’inconnu."



Le matin s’était levé sur la ville, dans le calme qui l’accompagne souvent. La foire s’éveille lentement, la cadence des artistes entre les ruelles d’attraction s’animant peu à peu.
Une tignasse rousse froisse l’air, dans un excès d’énergie peu commun à cette heure. Elle déambule, des foulards et des étoffes plein les bras, galopant d’un lieu à l’autre pour amener et ramener de là-bas à ici ce qui servira plus tard. Kathleen fait ici un boulot qu’on aurait pu donner à un larbin un peu grincheux de n’être que derrière les décors, pourtant, elle l’abordait avec un sourire sans faille, et des avalanches de questions et de suggestions.

Le temps qu’elle passait ici lui semblait toujours être donné à un autre univers, et ça lui plaisait. Il lui paraissait aussi qu’elle contribuait à la bonne marche de cette foire aux plusieurs membres fantômes depuis l’incendie. Bien qu’elle n’en ai pas l’air, et que cette attitude naïve et enfantine l’habite lorsqu’elle déambule entre les couleurs, la rouquine s’intéresse plus qu’il n’y parait, si bien qu’elle a été adoptée à la reconstruction de la foire.
Son aide est occasionnelle, mais sa présence très habituelle. Ses manies exubérantes, ses anecdotes plus ou moins pertinentes, son aisance à aborder n’importe qui. Kathleen amusait, et apportait ce qu’elle avait à qui le voulait bien.

Dans une espèce d’immense débardeur vert aux manches découpées à la va-vite, sa silhouette de souris virevolte, sans prendre le temps de s’arrêter. Elle porte bien un short en-dessous de sa robe de fortune, mais foule la terre de ses pieds nus. Le souffle court, elle finit par ralentir un peu, sa dernière course s’achevant à peine. Elle s’arrête au milieu de tout ce chuchotis de paillettes, et lève les yeux sur eux. Les forains qui avaient tout perdu, ceux qui débarquaient et ceux qui étaient restés dont on voit encore la flamme leur lécher les entrailles. Elle reprend son souffle, et se met alors à marcher, laissant son regard couler sur chaque personnage.

Une masse étrange l’interpelle. Une haute stature –plus haute que la sienne, enfin ça ce n’est pas bien difficile–  se dressait devant ce qui fut le théâtre. La rouquine approchait en silence, cherchant à reconnaitre l’un des forains. Mais ses vêtements semblaient bien sombres pour être ceux de quelqu’un d’ici. Trop peu excentriques, aussi. Ces cheveux noirs en bataille lui firent penser à Zael, mais, manifestement, les mitaines à ses mains et l’aspect usé de ses habits étaient signe d’un manque évident de toit. Kathleen avança encore, jusqu’à se retrouver dans le dos du jeune homme. Son souffle avait repris un rythme normal, qu’elle faisait même silencieux, observant de ses grands yeux bleus ce qu’elle pouvait apercevoir d’ici.
Pas grand-chose, finalement. Pas grand-chose. C’était drôle, de tenter le mystère.
Il enfourna la main dans sa poche, qui tinta doucement.
La rousse se pencha finalement sur le côté gauche du type, s’abaissant tout en pivotant un peu pour happer son visage dans sa ligne de mire.

_Vous avez perdu quelque chose ?

Fit-elle, tout sourire, la curiosité se lisant au fond de son regard.



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« Quand un fou paraît tout à fait raisonnable,
il est grandement temps, croyez-moi,
de lui mettre la camisole. »

-Edgar Allan Poe
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