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 "Tu l’as voulu ! Pourquoi quittais-tu le sentier ? [...] [PV: Dimitri Fiedling]

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Kathleen T. Ruadhagan !


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MessageSujet: "Tu l’as voulu ! Pourquoi quittais-tu le sentier ? [...] [PV: Dimitri Fiedling]   Dim 19 Mai - 16:27

... Tu es perdu si tu crois au danger."



Poussière. Débris. Le pensionnat n’est plus qu’un souvenir, plus douloureux pour certains, il laisse toujours un amer sentiment de mélancolie à la plupart des habitants de Birdsall qui étaient au courant. Kate, vraie fouine devenue encyclopédie sur pattes du quartier, en faisait partie.
Appuyée sur une des tables de ce qui fut la bibliothèque, la rouquine semblait absorbée dans ce qu’elle lisait, le tas de papier se tenant fièrement dans l’une de ses mains, juste dans l’angle d’un rayon de lumière. La fenêtre sale filtrait le soleil, et à l’intérieur, on pouvait percevoir la poussière danser avec lui, dans une lenteur hors du temps.
Elle éternue, ferme le bouquin et le pose sur une pile d’autres, dans un étrange respect nonchalant. Ses cheveux roux disparaissent derrière une étagère. On entend les livres s’entrechoquer délicatement, les plus fins font un bruit feutré, et les plus épais cognent contre le bois, dans une caresse de velours. Les pages bruissent sous ses doigts, dans un rythme aussi irrégulier qu’enchanteur.
A part ça ? Le bruit étouffé de ses pas dans de vieilles bottines de cuir aux lacets mal noués. Le grincement à peine perceptible de son jean délabré, et le frottement frénétique du tissu de son pull trop large sur ses épaules et ses avant-bras, à mesure de ses mouvements. Le bleu marine de ce dernier semble souvent vouloir avaler les lettres, descendant aussi vite qu’une vague sur son poignet qui tourne les pages dans un geste instinctif.
Elle ré-apparait à la lumière, et grimpe sur la table pour s’y asseoir en tailleur, déposant le tas de livres qu’elle portait sous le bras, l’un d’eux venant se loger à la place de l’ancien. Entre ses doigts, sous ses yeux. Ah, attendez. Regardez un peu ses joues remuer étrangement sous les exigences de sa mâchoire. Une bulle verte s’échappe alors de ses lèvres ; oui, du chewing-gum, parfaitement. Sale habitude, hein ? Haha.

Kathleen était venue ici trouver des vieilleries pour sa boutique. Elle est arrivée il y a de ça une heure, peut-être. Il doit maintenant être six heures du soir. Rien d’anormal. Il lui arrive souvent de fermer la boutique, pour des raisons… Aléatoires. Mais finalement, la fantaisie et l’odeur du papier l’avaient retenue là. Bien sûr, elle ne lisait pas des livres entiers, non. En vérité, elle prenait le dernier chiffre ou nombre –l’un ou l’autre une fois sur deux- de l’année d’édition, et lisait l’intégralité du chapitre correspondant au bouquin dans ses mains. Et puis, elle avait cherché deux-trois classiques qu’elle ne se lassait pas de lire, et dont elle avait déjà les exemplaires en quadruple ou quintuple. Pourquoi ?
C’est une bonne question, ça, pourquoi.
Je dirai que c’est parce qu’au moins eux ont quelque chose à dire. Les livres. Ouais, ils sont sans doute plus intéressants que les gens. Plus reposants, en fait. Ils racontent ce qu’ils ont à raconter, et puis voilà. Et puis, ils ne passent pas leur temps à baratiner sur des trucs inutiles, sans aucun sens ni valeur, non. Les livres sont intelligents ! Ils savent où est leur début, leur milieu, leur fin. Ils doivent être bien tristes, aussi. Surtout ceux-là…
Kate releva la tête, un instant, et contempla les romans, les encyclopédies, les nouvelles, les recueils se serrer les uns contre les autres. Alors d’une part, ils connaissent d’emblée leur fin, ils savent déjà ce qu’ils procurent à qui les lit… Mais en plus de ça, les livres de Rédemption qui ont vu passer tant d’âmes extraordinaires, se retrouvent maintenant seuls, dans un silence morbide, sans plus jamais pouvoir pénétrer le regard d’un seul être ? Et puis, ils ne peuvent même pas partager leur histoire avec les autres ! Leur reliure, et la couverture, tout ça est bien trop épais et immobile… N’est-ce pas là le pire supplice ?

Elle soupira un peu, et baissa à nouveau les yeux sur les alignements combinés de lettres imprimées. Sa voix retentit alors dans la salle, amadouant le silence.

_Ecoutez, écoutez un peu.
« Heure sans nom ! Je pressai Leila renversée dans mes bras. Et il me sembla que, tous deux emportés ensemble en plein ciel, nous le remplissions tout entier. Je me sentis devenir l’égal de Dieu, et je crus posséder en mon sein toute la beauté du monde et toutes les harmonies de la nature, les étoiles et les fleurs, et les forêts qui chantent, et les fleuves et les mers profondes. J’avais mis l’infini dans un baiser… »
lut-elle. Pause. Silence. Suspend.
C’est joli, hein ?
Fit-elle, s’adressant aux autres livres qui jamais n’avaient entendu ni lu le contenu de leurs congénères.


_________________________________________________________________


« Quand un fou paraît tout à fait raisonnable,
il est grandement temps, croyez-moi,
de lui mettre la camisole. »

-Edgar Allan Poe


Dernière édition par Kathleen T. Ruadhagan le Sam 29 Juin - 13:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Tu l’as voulu ! Pourquoi quittais-tu le sentier ? [...] [PV: Dimitri Fiedling]   Dim 9 Juin - 19:00

Reality.



it left a rotten emptiness, it left her feeling small:
 

Elle était assise, par terre, sur le paillasson râpeux. Les clefs étaient sur la serrure mais cette fois elle n’avait pas eu le courage de les tourner pour ouvrir le verrou. Elle avait craqué avant. Elle tenait debout, jours et nuits, par je ne sais quel miracle. Elle tenait et plus les jours filaient, plus son estomac pesait lourd. Elle n’avait rien mangé, personne ne l’y obligeait. Les docteurs lui disaient sans cesse « Faut manger mademoiselle, vous ne pouvez pas rester en sous poids. » Faut manger, tu parles. Manger quoi ? Pourquoi surtout ? Elle avait enlevé sa blouse bleue foncé et elle était rentrée chez elle très lentement. Elle s’était coupée le talon avec son bracelet pour chien, qu’elle devait pointer au commissariat chaque jour. Sa vie se résumait à ça. Une heure de pointage et la morale des reflets et des miroirs. Elle supportait bien d’habitude, elle supportait facilement. Mais en glissant ses clefs à l’intérieur de la serrure, déjà elle tremblait. Elle fondit en larme, sur le paillasson dégueulasse, dans ce couloir noir (la lumière ne marchait plus). Elle était resté là si longtemps, si longtemps qu’elle ne savait pas si le soleil était levé. Elle avait pleuré une bonne partie de la nuit, tellement qu’elle s’était étonnée de ne pas être toute desséchée. Son cœur ne battait plus depuis un certain temps, il était silencieux. Je ne bas pas pour toi tu sais, disait-il, mais pour les autres. Hein. Tu sais.
Elle savait.
Elle a toujours su.

Les yeux fermés pour ne pas voir ces horribles tâches sur le papier peints jaunis, elle se souvenait. Elle se souvenait comment elle supportait la nuit étant gamine. Lucas entrait dans sa chambre, lorsqu’elle pleurait, lorsqu’elle ne sentait plus son cœur et que son corps crachait du vide. Il lui prenait la main en chuchotant des histoires qui n’avaient aucun sens pour elle. Des histoires de fuites, d’envol, de liberté. Des histoires qui finissaient bien. Ces histoires avaient le don de calmer Wendy. Mais maintenant il n’y avait plus la chaleur du souffle et des mots pour l’endormir. Elle se retrouvait seule et devait combattre le noir à main nue. C’était un peu de la triche, le noir, lui, avait plusieurs armes puissantes. L’arme tranchante qui brisait l’espoir, qui kidnappait les rêves et qui faisait place à la mélancolie, à la culpabilité. Le murmure du vautour qui grésillait comme un vieux disque vinyle, et alors ? Ces histoires ? Elles sont où ?
Elle avait dû trop faire souffrir Lucas. Trop tirer sur les ficelles. Elle avait trop joué avec lui, il avait fini par faire comme les autres. Le chuchotement sec et sévère du commissaire qui reposait calmement le téléphone « Il a raccroché. »
Cette phrase qu’il avait prononcé avec un millier d’autre sens. Il a raccroché. Il s’en fout. Il te laisse tomber. Il oubli. Il est en colère et ne veut plus payer ta caution. Il est parti. Parti pour de bon. Ton ange gardien était sur terre et toi t’as tout foutu en l’air. Suffisait de répondre à ses mails, lui envoyer un sms. Mais t’es butée toi, t’as préféré lui tendre ton majeur et lui dire d’aller se faire foutre. A l’ange gardien mais au ciel, à la chance, au bonheur et toutes ces conneries. T’es dans la merde. Il a raccroché. Faut manger.
Elle en tremblait.
Vibration sur sa fesse fauche. SMS.
Elle l’ouvrit. La lumière du portable lui niquait les yeux. Elle les plissa. Elle vit l’heure. Il était déjà 7 heures. Elle n’avait pas dormi. Elle n’avait pas mangé. Elle se leva, reprit les escaliers et sorti.

Elle passa sa journée à ramasser la merde des autres discrètement. Si quelqu’un l’emmerdait, elle gueulait. Elle frappait avec les mots. Elle fumait clope sur clope en attendant l’heure où elle pourrait pointer et rentrer dormir. 17h. Elle ne retrouvait plus ses clefs. Le commissaire la dévisageait, comme si elle avait buté quelqu’un. Mais quelqu’un qui ne vit pas ne peut réellement enlever la vie de l’autre. Enfin cette théorie ne tient pas vraiment debout… Les roux volent bien l’âme des autres. Alors donc.

Voilà. Le résumé de sa misérable vie : Alors donc.
Elle chercha ses clefs. Elle avait dû les oublier l’autre soir. Elle était resté devant la porte, elle n’avait donc pas ses clefs. Elle avait fait quoi avant ? Elle était avec ce type, Andy, Andrew, Anderson, peu importe. Ce type qu’elle avait emmené dans ce manoir hanté, là. Ce type qui était la raison de son passage à la pharmacie ce matin, bonjour monsieur passez-moi la pilule du lendemain, comment ça s’il vous plait ? Oui, c’est ça, s’il vous plait, je voudrais buter toute trace de vie humaine dedans moi, merci, putain.
Elle avait dû les faire tomber là.

18h. Elle se retrouvait assise dans un coin d’une énorme pièce pleine de livres. Putain, oui, ses clefs, elles étaient sur la porte, mais bien sûr. Quelle conne. Elle était crevée, elle n’avait même pas la force de se lever. A tous les coups on avait cambriolé sa maison, et comme elle était en tort, elle devrait signer tout un tas de papiers, payer une assurance, certifier ce qui a été volé… C’était bien mieux de rester ici. C’est un autre monde dans lequel chaque livre est un portail. Des milliers de personnages immergés dans l’encre de ces pages. Ces pages, ces pages si fines, pas même un millimètre ne sépare notre monde de ce monde magnifique… Il suffirait presque de frotter la couverture pour sentir ce monde si loin qui est pourtant contenu dans nos mains. Mais l’extase d’ouvrir son esprit ailleurs, de se téléporter dans un univers qui dépasse notre corps trop lourd, échappe à Wendy. Peut-être la dyslexie est une barrière, qui empêche à tout être humain victime de cette injustice, de fuir. Mais elle n’était pas là pour vaincre cette prison (qu’elle ne remarquait pas.). Elle pensait à la sienne, celle qu’elle avait forgé toute seule, comme une grande, pour montrer qu’elle était indépendante. Elle était plongée dans ses pensées, incapable de dormir, de se relever, d’entendre quelqu’un entrer. En fait, rien ne la perturbait. Seule l’histoire vint la sortir de ses pensées. Une histoire comme celle que lisait son frère quand elle était petite, une histoire pour fuir le noir et combattre l’insomnie. Mais plus féminine, plus douce, plus rayée. C’était une fille. Wendy releva la tête, les cheveux en batailles, grande dans sa veste en cuir, dans son t-shirt blanc et son jean qui cachait ses formes. Elle se releva lentement. Lentement et silencieusement. Ses vieilles bottes grinçaient sur le bois rongé. Elle ne se cachait plus. Enfin, elle ne se cachait plus physiquement. Elle était recouverte d’un voile d’agressivité, les yeux froncés sous sa frange provoquante, ses traits tirés. Elle avança jusqu’au rayon dans lequel se trouva la rousse. « On a vu mieux. N’importe qui peut le faire. » Lâcha-t-elle d’un air m’as-tu-vu.
Bien entendu, elle ne pouvait rester sur ça, elle se décrédibiliserait. Mais elle n’y connaissait rien, à la littérature. Alors elle continua cherchant des yeux un appui. « Tiens. Prends… Prends Racine par exemple ! Un type génial… Il a une poésie plus grande. » Elle-même ne comprenait rien à ce qu’elle racontait avec ses mots maladroits et ses phrases incomplètes Elle aurait dû se casser et mourir au lieu d’avoir joué la carte de la connerie. Elle prit le livre devant elle, qui l’avait interpellé. « Dans… Dans Ph.. Phèdre. Ce roman est chouette. » Elle l’ouvrit. « Ce spectacle, ouais… » Elle voulut lire un passage. Celui sur lequel elle était tombée. Elle aurait voulu le lire si ce n’était cette putain de dyslexie. Elle bégaya en rougissant, sans lever les yeux. « Phèdre : »
Bon. Fallait pas lire le nom de la personne qui parle. C’est vrai. Faisons comme si de rien. Elle continue sa lecture.
« Mon… Mon mal. Mon Mal vienne. Vient ! Mon mal vient de plus loin.. Sous la l… Bref. »
elle referma le bouquin sèchement. Elle avait l’air d’une idiote, d’une enfant perdue. Wendy était une enfant perdue. Elle ferma sa gueule et comprit qu’elle aurait mieux dû s’écraser devant la jolie rousse.

Phèdre:
Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d’Égée
Sous les lois de l’hymen je m’étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps, et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables.

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MessageSujet: Re: "Tu l’as voulu ! Pourquoi quittais-tu le sentier ? [...] [PV: Dimitri Fiedling]   Sam 29 Juin - 13:52

... Tu es perdu si tu crois au danger."



La rouquine releva la tête, un sourire sur ses lèvres de poupées. Son visage se figea légèrement lorsqu’elle vit une ombre se découper des autres. Une silhouette fine, aiguisée se dessina. Un genre de corbeau filiforme qui la surplombait largement, deux yeux charbonneux cachés derrière une frange agressive. L’oiseau lança quelques mots dédaigneux, auxquels la rousse ne répondit pas, absorbée dans son observation. Elle attrapa un livre, bafouillant légèrement, soudainement moins sûre d’elle qu’à sa première expiration. Elle s’était approchée.
De larges cernes étaient visibles, et d’ici, on voyait un peu mieux l’allure décharnée de son corps. Kathleen y trouvait un incroyable charme, étrangement poétique ; après tout, elle avait toujours aimé l’esthétique bizarre. L’air rebelle de la demoiselle lui arracha un sourire, et soudainement elle devint un oisillon, butant sur les mots, ce qui n’entacha pas l’air ravi sur son visage. Ravi sans moquerie, comme admirateur, peut-être un peu attendri.
La rouquine avait surtout l’air complètement ailleurs, certains l’auraient sûrement questionnée sur ce qu’elle avait mit comme herbe dans son thé cet après-midi là, mais non c’était bien son état normal…

Elle ferma le livre qu’elle tenait entre les mains, et, comme si rien de tout ce qu’avait fait la brune – et semblait l’embarrasser – n’était arrivé, elle le posa sur la pile d’autres. Puis, elle déambula dans les rayons, prenant soin de la garder à portée de son regard. C’était un spécimen ultra-intéressant.
Un lourd passé, sans doute, qui la hante encore. Et puis, vu son accent, elle n’était pas d’ici. Des tas de choses à réfléchir et comprendre.
Kate revint vers elle, sans dissimuler son regard qui lui courrait dessus.

_« Je reconnus Vénus et ses feux redoutables ! » Lança-t-elle, avec un léger rire. Ouais. Phèdre ! Tu aimes le théâtre ?

Les doigts de la rousse se mirent à glisser habilement sur les reliures, déplaçant d’un mouvement de phalange les tas de feuilles, avant de s’arrêter sur un.

_Ah, tiens. Elle l’ouvrit. Prologue.
« Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu'elle va être Antigone tout à l'heure, qu'elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son oncle, qui est le roi. Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. Elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout... » Kathleen releva la tête. Tu as lu Antigone ? Je suis sûre que ça te plairait.

La rousse posa le maigre bouquin dans les mains de la jeune femme, puis revint dans le rayon de lumière, s’appuyant dos à la table sur laquelle deux piles de livres s’érigeaient.

_Alors, d’où tu viens ? Je ne t’ai jamais vue dans le coin. En même temps, si tu es le monstre caché de la bibliothèque, il est évident que je n’aurai pas pu te rencontrer avant… Mais j’en doute. Les monstres sont un peu plus gluants, un peu moins jolis aussi.

Elle croisa les bras sous sa poitrine, soulevant ses manches pour dévoiler ses avant-bras jonchés de bracelets étranges. Lacets de cuir, breloques, trucs argentés. Le tout tinta contre sa peau ; si ses yeux bleus avaient pu faire un bruit, ce serait sans doute celui-ci. Le froid métallique qui se cogne suivit d’une cascade de sons désharmonieux mais d’une douceur curieuse.


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