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 "Il est grand temps de rallumer les étoiles." Apollinaire.

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Mardy Bum !


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MessageSujet: "Il est grand temps de rallumer les étoiles." Apollinaire.   Ven 3 Mai - 22:35

Vous n'auriez pas un paravent ?
"  Si tu n'étais pas là
Comment pourrais-je vivre ?
Je ne connaîtrais pas 
Ce bonheur qui m'enivre
Quand je suis dans tes bras
Mon coeur joyeux se livre
Comment pourrais-je vivre
Si tu n'étais pas là ?

J'ai parfois malgré moi
Des craintes folles
Même un soir sans te voir
Je me désole
Tu reviens et soudain
Plus de tristesse
Car tu sais l'effacer
D'une caresse

Si tu n'étais pas là
Comment pourrais-je vivre ?
Je ne connaîtrais pas 
Ce bonheur qui m'enivre
Quand je suis dans tes bras
Mon coeur joyeux se livre
Comment pourrais-je vivre
Si tu n'étais pas là ?

Les projets que je fais
Presque sans trêve
Les beaux soirs où l'espoir
Berce mon rêve
Nos tourments bien charmants
Si loin du monde
C'est à toi que je dois
Ces joies profondes

Si tu n'étais pas là
Comment pourrais-je vivre ?
Je ne connaîtrais pas 
Ce bonheur qui m'enivre
Quand je suis dans tes bras
Mon coeur joyeux se livre
Comment pourrais-je vivre
Si tu n'étais pas là ?"


Spoiler:
 

Une odeur. Elle tressaille. Elle trébuche. Se rattrape de justesse. Souffle. Ce n'est plus une question d'embellir de mots et d'expressions une situation impossible. Ce n'est plus une question fantaisiste, c'est l'affrontement matériel d'une réalité qui n'est pas la notre. Elle se redresse. Elle le sent. Elle ne le voit pas. Pourtant elle le sent. Il est là. Quelque part. Elle est seule, elle veut pleurer. Elle n'en a pas le temps, déjà il la caresse. Elle est bouleversée, son mécanisme ne fonctionne plus comme elle le voudrait, elle voudrait le voir. Chaleur intemporelle, celle qu'elle n'aurait jamais ressentie, elle fixe le vide sans jamais bouger. Peut-être n'est-ce que le vent. Peut-être qu'un coup de hanche d'une valse interrompue, essoufflée, brisée, la caresse aurait disparue. Mais aucun manque ne rendait cet instant plus lourd. Ce fut une apparition. Les gens autour d'eux applaudissent. Oh quel beau spectacle. Oh quel beau tour de magie. La magie sans trucage, l'amour le plus fou. Elle a mal. Pourtant elle est heureuse. Elle est heureuse d'avoir mal, de ressentir, de vivre. Elle le voit. Ce n'est plus une friction, c'est un véritable incendie. Et rien ne brûle. Flammes qui ne font que lécher la partie sensible du coeur. Rien ne brûle. C'est un univers qui s'enflamme. Et nous ? Nous on reste là, on reste dans notre monde sordide, sans vie, sans magie, seulement des espoirs. On observe ce monde qui n'est pas le nôtre mais qu'on a voulu toucher. Il l'embrasse.

C'est plus fort que l'amour et toutes les conneries humaines, il y a là un enchaînement complexe, un tango plus qu'une valse. Il y a sans doute un peu de mort dans les mots. L'encre qui saigne et dicte des choses que personne ne veut entendre. Que personne ne veut pas même savoir. C'est très dur. Mais ça en vaut la peine. Mardy se regarde dans les yeux de Liam. Elle ne veut voir nul autre reflet que celui-ci. Alors elle l'observe. Le sourire de Liam reflète dans le sien. C'est chiant à voir, le vrai bonheur. A écrire aussi. Mais rien n'a plus d'importance. Ils s'aiment. C'est tout. Laissez les. Merde.

Elle passe sa langue sur ses lèvres. Sa gorge est sèche, comme si elle avait fumé dix grammes d'un coup. Elle veut parler mais elle n'a pas les mots. Comment dire à quelqu'un ce qu'on ressent ? C'est difficile. C'est pas simple. Et elle veut tout lui dire. Ne plus jamais lâcher sa main qu'elle tenait si fort. Et ses lèvres n'appartiendrons plus qu'à lui. Ils n'ont plus peur de la mort. Le monde leur avait menti, il n'était pas si dégeu. Quel enfoiré, quels simulacres idiots allaient les tenir séparés ?
Quel enfoiré, le monde.

Elle entoure son cou de ses mains. Elle se penche délicatement sur la pointe des pieds. Elle n'a plus peur de tomber à présent. Il la retient. Ils ne viennent pas du même monde que nous. Dans leur monde, il y a beaucoup de choses que nous ne mériterons jamais. L'amour y est beaucoup plus fort. Imaginez. La magie est plus présente, les couleurs plus vives, les étoiles plus riches, le ciel plus digne. Et là traîne l'astéroïde B612, dans ce ciel étoilé de ce monde coloré qui ne nous appartient pas. Oh bien sûr, il y a autant de vices que le nôtre. Mais c'est le bonheur qui est plus grand.

Elle le serre contre elle. Sa poitrine contre la sienne. Elle tremble. Rien ne presse. Elle l'embrasse. Ses lèvres sont colorées, il les anime. Elle s'approche de son oreille. Elle murmure. « Échappons nous. » Peut-être était-ce la première fois qu'elle utilisait de sa misérable vie, le pronom « nous ». Mais Mardy-Abigaïl ne s'en est même pas rendu compte. Ce mot a glissé de sa langue comme ça, naturellement. Comme une évidence. « Nous ». Une évidence. « échappons-nous du quotidien. Échappons-nous de la réalité, je danserais pour toi sans un arrêt.» Oh Ballerine. L'éternelle débauchée, qu'es-tu devenue ? Barbara, ce n'est plus toi. Tu n'es plus qu'une étincelle qui ne s'éteint plus sous la pluie. Tu l'aimes, la pluie.

Mardy repose ses pieds à terre et regarde Liam. Dans les yeux. Comme des amants. « Je te chanterais comme jamais on ne t'as chanté avant. » Déclare t-elle doucement. Elle s'emballe. « Je ne chanterais pas que tes rêves. Le silence, je m'en fiche. Le noir ne me fait plus peur. Je veux danser avec toi l'aiguilleur. » Elle sourit. Elle pleure. Son monde s'efface sous ses larmes, comme de la peinture qui se dilue dans l'eau. Son monde, finalement, c'est le même que le nôtre. C'est eux qui sont différents. C'est eux qui font la différence. Eux qui dessinent les étoiles.


Rien n'est encore fini. Elle se souvient. Elle se souvient de chaque ombre de ce jour fatidique. La rencontre. Comme si cette nuit ne s'était jamais diluée dans le soleil. Elle le prend. Ils dansent. Deux amants dansant une valse. Elle fredonne. Jacques Brel. Elle s'en souvient pourtant. Mais la fin est tragique. Il part. Il partira cette fois encore. Mais elle ne restera pas planter là dans des cendres. Le deuil est terminé. On arrête de sourire, on est heureux pour de bon. Elle arrête la danse, écroulée par le poids de ses larmes. Elle le serre contre lui. Pour sentir son odeur. Elle a l'air idiote. Elle s'en fiche éperdument. Au lieu de ça, elle frôle ses lèvres contre les siennes. « Je suis prête. » fit-elle. Elle a tout. Un chapeau, ses doc martens... Des choses essentielles comme un livre, un carnet à dessin, son appareil photo et des pellicules. Elle s'est épargnée les choses sans intérêts, les choses encombrantes. Les adieux, la nourriture, l'eau, l'argent... Ces choses trop lourdes qu'on a mieux fait d'oublier. Ils ne vont pas tenir longtemps. Ils tiendront l'éternité. Elle le lâche, se baisse, ramasse sa sacoche, sort son appareil photo. Elle n'attend pas sa réaction. Elle le prend en photo. Il est beau dans l'objectif. Il penche la tête, il la fixe. Pas l'objectif, c'est elle qu'il regarde. Son chapeau cache ses cheveux bruns alors elle les devine. Les ombres dansent sur son visage jusqu'à ce qu'elle appuie sur le bouton. D'un jeu de miroir, il devient immortel. Elle l'a prit en photo. Dans la gare. Son lieu favoris. Lieu d'arrivées et de départs. Du départ. Du commencement et de la fin. Du renouveau, du changement d'air... Elle prend son chapeau, elle le retourne. Les pièces scintillent sur le granite mais elle ne les entends même pas. Un enfant se précipite sur les pièces. Elle visse son chapeau à sa tête. Elle a peur qu'il disparaisse. Mais il est là. Et le monde aussi. Le bonheur et les intempéries comme des larmes. Elle est prête. Elle a toujours été prête. Il l'attendait.
made by pandora.

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