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 LILY ▬ métaphysique des tubes

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MessageSujet: LILY ▬ métaphysique des tubes   Dim 3 Mar - 21:35




Lily Eva Dawkins

ft Zoé Saldana

T'ES LA, C'EST BIEN.

And I thinked to myself, what a wonderful world


PRÉNOM(S): Lilly, un prénom banal qui ne lui plaît pas particulièrement ; Éva, celui de sa grand-mère maternelle qu'elle n'a jamais connu.
NOM : Dawkins
ÂGE : 30 ans ; née le 14./2/1981
GROUPE : Carreau
EMPLOI : Responsable du musée de Birsdall


POUVOIR(S) : Hydrokinésie ; Régénération cellulaire

RÉGÉNÉRATION ▬ le premier pouvoir de Lily, celui qu'on pourrait qualifier de "primaire". En vérité, c'est le premier à s'être manifesté.
La régénération de la jeune femme lui permet de guérir seule de blessures plus ou moins graves, allant de la simple égratignure à la blessure par balle. Ce pouvoir ne s'applique qu'aux dommages physiques et n'a absolument aucun impact sur des maladies virales ou des troubles psychologiques. La guérison fatigue beaucoup le corps de la jeune femme qui doit généralement dormir un grand nombre d'heures par la suite ( variable selon l'importance de la blessure.)
Lily n'a absolument aucun contrôle de cette capacité. Elle se déclenche de manière aléatoire, le plus souvent quand la blessure s'accompagne d'un choc émotionnel important. Il lui est impossible de soigner quelqu'un d'autre qu'elle. Elle ne peut absolument pas compter sur cette aptitude pour la sortir de mauvaises situations.

HYDROKINÉSIE ▬ le pouvoir secondaire de Dawkins est aussi celui qu'elle maîtrise le mieux, grâce à un entraînement conséquent.
Son talent d'hydrokinésiste - autrement dit, le pouvoir de contrôler l'élément aqueux - lui permet de modeler l'eau comme elle le désire. Elle en contrôle l'état, le mouvement, la forme. Elle peut la transformer en glace ou en vapeur, créer d'immenses vagues, agiter une paisible rivière ou faire sauter des canalisations. Néanmoins, elle est dans l'incapacité de créer d'elle-même l'élément liquide. Pour que son pouvoir fonctionne, elle doit obligatoirement en avoir à proximité, que ce soit un petit robinet ou un lac immense.




ET SINON, DANS TA TETE



PHYSIQUE :

‣ Athlétique ; 1M70 pour 54kg ; Longues jambes
‣ Peau mate ; Longs cheveux bruns et lisses ; Yeux noirs
‣ Moue boudeuse ; Petites mains délicates ; Traits fins
‣ Démarche souple, presque féline ; Voix éraillée
‣ Toujours très élégante ; Se maquille peu ; Porte rarement des bijoux

SIGNES DISTINCTIFS : une grande cicatrice qui commence entre ses seins et qui s'arrête au dessus de son pubis ; une autre sur son poignet gauche ; le chiffre "347" surmonté par un code barre tatoué dans le bas de son dos ; son alliance qu'elle garde par habitude
AUTRE : tous ses papiers sont au nom "Gabriella Johns" pour des raisons évidentes. Elle possède également plusieurs autres fausses identités.


PSYCHOLOGIE : sportive - colérique - élégante - manipulatrice - jalouse - passionnée - attachante - empathique - perfectionniste - adroite - têtue - curieuse - débrouillarde - indépendante - sensible


ET PLUS SERIEUSEMENT





PSEUDO : Epsylonn
ÂGE : 15 ans
OÙ AVEZ VOUS CONNU LE FORUM ? : J'étais sur la V1 il y a un petit moment. (Léo Douglas/Eden Kyle/ Raphaël Levis RPZ What a Face)
CODE : VALIDE





Dernière édition par Lily E. Dawkins le Dim 17 Mar - 23:15, édité 23 fois
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MessageSujet: Re: LILY ▬ métaphysique des tubes   Dim 3 Mar - 22:08





T'AS UNE VIE DE MERDE ?



    1981 -1999
    « elle chante, elle, rêve de la carrière de Wallen »


    Elle était née dans un quartier plutôt pauvre de Dublin. Ses parents, un boulanger et une secrétaire médicale, s'aimaient d'un amour pure, profond, le genre d'amour qui fait oublier que l'on est pas très riche, qu'on ne vit pas la grande vie. Elle avait un grand frère, Jacob, de trois ans son aîné. Tout n'était pas toujours parfait entre eux, mais la vie était douce, suivait son cours. Elle a eu droit à l'enfance banale des gosses qui viennent des familles sans histoire. Et dans sa petite chambre de petite fille qui ne fait pas de vagues, Lily rêvait. Lily rêvait à une vie plus belle, à une vie plus gratifiante que celle de ses parents. Lily, de tout son petit être, aspirait à quelque chose de plus grand, de plus beau que ce à quoi elle était destinée.
    C'est comme cela qu'elle est devenue quelqu'un d'autre, une intrus dans sa famille de la classe moyenne, résignée à leur basse condition. Elle est devenue une gamine qui ne fréquente que les bonnes personnes, qui est une des têtes de sa classe, qui lit du Zola à neuf ans et du Kafka à dix, qui prends des cours de piano, qui dessine bien, qui est curieuse de tout, qui s'extasie devant les tableaux des plus grands peintre. Elle est devenue cette être à part, dotée de cette intelligence développée bon gré mal gré, cette alien qui luttait contre une destinée qu'elle croyait fatale. Lily était ce genre de petite fille. Et c'est ainsi qu'elle a traversé ses premières années, en enfant qui voulait être une adulte, en enfant qui effrayait les autres à cause de son air trop concentrée et de ses yeux trop brillants, en enfant un peu solitaire qui voyait dans son isolement le seul moyen de s'extraire de ce qu'elle allait devenir. Lily ne vivait pas, elle se battait, contre elle-même plus que contre les autres.



    1999 - 2001
    « mon coeur a-t-il aimé jusqu'ici ? non ; jurez-le, mes yeux !
    car jusqu'à ce soir, je n'avais pas vu la vraie beauté.
     »




    Septembre 1999 – Décembre 1999
    Entrer à l'université avait donné l'impression à Lily qu'elle avait réussi un marathon long de dix-huit ans. C'était enfin le début de cette vie d'adulte dont elle avait rêvée toute son enfance. Elle avait choisi une faculté de lettres pour se spécialiser dans l'art, poussée par son amour de la peinture de maître. Elle fantasmait déjà sur une existence pleine de tableaux, de voyages et de grandes découvertes.
    Les premiers mois avaient été un vrai songe éveillé. Lily, enfin, vivait au lieu de se battre. Elle s'était intégré dans une petite bande d'étudiants en arts qui ne la jugeait pas pour ses yeux trop brillants ou son air trop concentré quand elle dessinait ou rédigeait ses projets d'histoire. Elle était passionné par ses cours autant que par ses professeurs et elle goûtait à une liberté jusqu'alors inconnue. En effet, le campus étant trop éloigné de chez elle, elle avait obtenue une chambre à la cité universitaire. Pour la première fois de son existence, Lily était sereine, apaisée.

    14 Décembre 1999.
    Elles étaient toutes là, à prendre le soleil. La plupart sécher leurs cours. Pas Lily. Surtout pas Lily. Ses lunettes de soleil sur le nez, elle lisait, assise en tailleur, absorbée par son roman. Lecture obligatoire pour les cours de littérature bien sûr. Lily ne faisait jamais rien par plaisir. Enfin presque rien... « Toujours aussi studieuse toi ! Ça t'arrive de te détendre un peu ? Profites donc du soleil ! » Celui qui lui ébouriffait les cheveux en riant d'elle, c'était Thomas Bennett, un grand blond pas très sérieux avec qui elle partageait des cours d'histoire de l'art. Alors qu'il s'asseyait à côté d'elle, lui prenant son livre des mains, Lily ne put s'empêcher de remarquer le grand brun qui s'installait aussi à côté de lui. Apparemment le grand brun aussi l'avait remarqué. Le regard de Thomas alla de son ami à Lily avant de ricaner. « Ce n'est pas très poli de fixer les gens comme ça Lilounette. » Instantanément, elle rougit, récupéra son livre et recommença à lire. «  Rooh, le prends pas comme ça ! Lily, je te présente Lincoln. Il est en anglais avec moi et il est super chouette. Lincoln, Lily, elle est en histoire de l'art avec moi et elle est super chouette. » Le dénommé Lincoln lui dit bonjour du bout des lèvres, sans oser la regarder. « C'est marrant, vos prénoms commencent pareil. Vous devez être fait l'un pour l'autre ! » Thomas les observa rougir tout les deux, très amusé, avant que la jeune femme ne le frappe avec son livre pour se venger.

    3 Février 2000.
    « Tu viens à la soirée demain soir ? » Lily fronça les sourcils sur son projet d'art. C'était Laura, une bonne amie qui s'était penchée au dessus de la table pour chuchoter, inquiète de se faire éjecter de la bibliothèque universitaire par la sorcière qui l'a géré. « Je suis pas sûre. J'ai plein de boulot. » « Tu sais, Lincoln sera là. » Lily, en train de tendre le bras pour attraper sa règle, se figea. Répondant, elle garda les yeux fixés sur ce qu'elle venait de dessiner pour cacher son embarras. « « Je...hum... vais voir si je peux me libérer.  » Laura laissa échapper un rire satisfait. D'un regard, Lily lui intima de se taire.

    4 Février 2000.
    La musique était forte. Une grande majorité dansait, le plus souvent un verre à la main. Les autres fumaient sur la terrasse ou buvaient tranquillement en discutant. Une cigarette au bout des doigts, partageant avec Laura, Lily observait Lincoln, debout et à seulement quelques mètres de lui. Laura, elle, examinait Lily de la tête aux pieds, désespérée. «  Ça fait trois mois que tu l'observes comme une idiote. Et qu'il t'observe comme un idiot. Tu peux pas aller lui parler ? » «  Pour lui dire quoi ? Je vais avoir l'air d'une idiote. » Laura laissa échapper une plainte. « Si tu veux mon avis, tu as déjà l'air d'une idiote. » Lily ne dit rien, fumant nerveusement. « Bon, aux grands maux, les grands remèdes » finit par déclarer Laura, après dix minutes supplémentaires de ce petit manège, réduisant sa clope en cendres. Alors que son amie l'observait sans comprendre, elle la poussa sur l'objet de sa convoitise, ne lui laissant même pas le temps de l'insulter copieusement. En moins d'une minute, elle tomba sur Lincoln qui essaya de la rattraper tant bien que mal. Ils finirent tout les deux par terre, la jeune femme morte de honte. « Je suis désolée ! C'est... c'est Laura qui... Ohlala, pardon ! » L'aidant à se relever, Lincoln éclata de rire « C'est bon, pas la peine de s'excuser, ça arrive à tout le monde ! Toi, c'est Lily pas vrai ? » Elle cligna des yeux, balbutiant, cherchant Laura du regard. « Euh...oui... et toi, c'est Lincoln. » Il lui sourit. Elle était aux anges. Cet homme était parfait. Beau, intelligent, charmant. Parfait.

    Elle avait la tête qui tournait un peu. Elle ne se souvenait plus trop comment elle avait atterri dans cette chambre, avec Lincoln, à se parler de leurs vies respectives. Tout ce qu'elle pouvait dire, c'est qu'elle était folle amoureuse de lui, de son sourire, de sa manière de parler, de son ambition, de ses mains, de tout le reste. Il lui parlait, en fronçant adorablement ses sourcils, mais elle n'arrivait plus à se concentrer sur ce qu'il disait. Elle ne voyait que sa bouche qui bougeait. Tout le reste était invisible. Il était le premier à lui faire cet effet. Elle, la trop sérieuse Lily, déboussolait au point de ne plus être attentive lors d'une conversation ? Il la rendait folle. Ça, elle le savait déjà après avoir passée trois mois à l'épier, mais elle ne s'était pas rendue compte que c'était à ce point. « Hum...tu vas bien ? » Elle reprit ses esprits en lui souriant doucement. « Oui, oui, pardon, continues. » Dès qu'il rouvrit la bouche, elle perdit le fil. Finalement, elle se pencha vers lui et l'embrassa, incapable de se retenir davantage. Quand ses lèvres touchèrent les siennes, elle eut l'impression que son cœur allait exploser. Elle brûlait à l'intérieur tandis qu'il l'allongeait sur le lit. Elle se laissait aller, peut-être pour la première fois. Elle avait l'impression d'avoir trouver le prince charmant des contes de fées de son enfance, que jamais elle ne connaîtrait pareil bonheur. Leurs baisers devinrent plus pressants alors que leurs mains découvraient avidement le corps de l'autre. C'était l'expression d'un désir qui avait trop longtemps attendu, l'ardeur des timides qui ont patientaient, immobilisés par la crainte. Leurs souffles se faisaient plus brefs. Ses mains à lui caressaient doucement sa peau à elle, l'enflammant de ses baisers. Elle s'agrippait à ses cheveux, perdant le contrôle. « Lincoln... » Sa voix n'était plus qu'un souffle. Elle parlait dans son oreille. « Lincoln...je..je vais pas coucher avec toi ce soir.. ». Il s'arrêta un instant, la regardant avec tendresse. «  Tant pis, j'attendrais un peu. Mais pas trop longtemps. » Et les baisers reprirent. Lily s'y abandonna avec délice.

    23 Février 2000
    « Vous êtes en retard Dawkins. Encore. » «  Désolée M'sieur !  » Lily accompagna ses excuses d'un petit sourire en coin avant d'aller s'asseoir à côté de Laura. Le professeur la regarda en soupirant. Ce n'était pourtant que la troisième du mois qu'elle arrivait en retard en cours d'arts plastiques. Son amie se tourna vers elle dès qu'elle fut installée. « A cause de quoi cette fois ? » Lily pris un faux air de contrition. «  Je suis allée dormir chez Lincoln et j'ai complètement oublié de mettre un réveil, c'est tout !» Laura leva les yeux au ciel. « J'espère vraiment que c'est un coup d'enfer qui vaut la peine d'arriver un matin sur deux en retard. » Lily adorait comment Laura parlait des hommes comme des morceaux de viandes. «  Hum... » Occupée par son dessin, la jeune femme pouffa. « Je prends ça pour un oui chérie. » «  Tu peux.  »

    3 Septembre 2000.
    C'était un petit appartement plein de charme. Une seule chambre, une cuisine, de grandes fenêtres, un balcon plein de plantes vertes. Tout pour leur plaire. Lincoln avait juste voulu installé un coin pour travailler correctement. Lily avait accepté si il lui laissait un peu d'espace pour mettre son chevalet. Ce soir là, le premier qu'ils passaient dans leur appartement, ils s'étaient installés sur le canapé pour regarder la télévision. Elle s'était emmitouflé dans un plaid et lisait, il avait les yeux fixés sur l'écran alors qu'il avait posé sa tête sur son épaule. Lily retrouvait dans leur petit ménage le même amour qui unissait ses parents, cette amour pure et beau qui faisait oublié tout le reste. D'ailleurs, ils avaient été ravis de rencontrer Lincoln. Ils l'avaient adorés, le voyaient déjà comme leur gendre idéal. Elle savait pertinemment qu'ils attendaient impatiemment le mariage et les enfants pour enfin pouvoir jouer aux grands parents modèles. De son côté, elle s'inquiétait plus de réussir cette nouvelle année de cours qui commençait. La première ne s'était pas trop mal passée même si les professeurs n'avaient pas trop appréciés ses retards durant tout le second semestre. Elle n'en était elle même pas très fière. Elle bailla. Elle avait sommeil. Lily embrassa Lincoln avant de se lever pour aller dormir. « Je te rejoins dans un instant. Je t'aime ma chérie » «  Moi aussi je t'aime. » L'année débutait bien.

    19 Avril 2000.
    « Tu sais, si je n'étais pas leur ami, je les trouverais un peu agaçant. Pas toi ? » Laura leva les yeux vers Thomas qui s'était approché d'elle alors qu'elle lisait, tranquillement assise sur un banc au soleil. Il lui montrait Lily et Lincoln du doigt, enlacés et en grande discussion sous un arbre un peu plus loin. « Et tu me demande ça parce que... » « Aucune idée, je te demande. » Laura posa son livre et regarda le couple un instant. Thomas s'assit à côté d'elle. « Je sais pas, ils ont l'air si heureux.... » Thomas lui lança un regard sceptique. « Mais c'est pour ça qu'ils sont agaçants. Ils sont trop heureux. Ils font chier. J'aurais jamais du présenter mon meilleur ami à ma Lilounette. » Laura le dévisagea, bouche bée. « Pourquoi tu me regardes comme ça ? » « Je crois que j'ai jamais vu un gay aussi jaloux d'une relation hétérosexuelle ! » Thomas sursauta. « Hé ! Je suis pas gay ! » Laura ricana. « Je sais, t'es juste jaloux qu'un autre mec monopolise ta petite sœur. » Il haussa les épaules. « Plus sérieusement, je te demande parce que je crois que pas mal de gens le pense. Qu'ils sont agaçants à étaler leur vie de petit couple parfait devant nous. » Elle parut consternée. « Bah, haters gonna hates. En plus, je pense qu'ils s'en foutent. Je pensais pas que t'étais le genre de mecs à cracher sur ses potes parce que les autres le font. » « Je suis pas ce genre de mecs ! » « Bah arrête de faire ça alors. »

    15 Janvier 2001.
    Assise sur la cuvette des toilettes, Lily était morte de peur. Lincoln, assis par terre, sur le carrelage froid de la salle de bain, faisait tout pour avoir l'air calme, pour avoir l'air de celui qui sait que tout va bien se passer. « Combien de temps encore ? » Il regarda sa montre. « Quatre minutes. » Elle trépignait, ne sachant pas quoi faire. Elle se sentait idiote de paniquer de la sorte. « Désolée. » Il la regarda, légèrement surpris. « Pour ? » Elle déglutit. « Eh bien tu sais..si je suis enceinte. » Il soupira. «  Tu as vraiment la manie de t'excuser pour des trucs bidons. » « Non mais je veux dire, on est pas prêt à être parents ! Et si je suis enceinte, ça va nous faire tout un tas d'emmerde!. » Lincoln s'approcha d'elle et lui attrapa les mains. « Écoutes, si tu es enceinte, on réfléchira bien à la situation et on avisera. On trouvera fera ce qu'il y a de mieux pour toi, pour moi et pour le bébé. Sois pas désolée. Si tu es enceinte, ce sera de ma faute comme de la tienne. Alors décontractes toi, tout va bien se passer. Je ne vais pas m'enfuir en courant et te laisser si tu attends mon enfant d'accord ? » Elle acquiesça. « Plus que deux minutes. »

    Objectivement, ce furent les deux minutes les plus longues de son existence. Une part d'elle, revigorée par le discours de son prince charmant, commençait à se faire à l'idée d'être enceinte. L'autre, celle pleine d'ambition et de rêves de grandeur, continuait à paniquer. Au milieu, Lily, elle, avait baissé les bras, attendant le résultat de ce test de grossesse comme celui qu'elle avait fait pour le sida. Elle laissa donc les deux parts d'elle-même s'entre-tuer tranquillement, sans prendre partie pour l'un ou l'autre. Heureusement, la sonnerie de son téléphone vint les séparer. Anxieuse, elle attrapa délicatement le test, posé en équilibre sur le lavabo, et y jeta un coup d'oeil, la boule au ventre. Elle ne se souvenait pas avoir été aussi stressée depuis des années. Lincoln la pria d'attendre qu'il soit là pour regarder la languette en plastique. Quand ils virent que c'était un signe négatif, ils laissèrent échapper tout deux un grand soupir de soulagement, avant de s'embrasser. Ils avaient beau faire tous les discours que l'on voulait, aucun des deux n'était près pour ce genre d'aventures.



    2001
    « le souvenir d'une certaine image, c'est le regret d'un certain instant. »


    14 Octobre 2001
    Laura et Lily s'étaient installées à leur terrasse de café favorite, histoire de bavarder. Elles profitaient du soleil, regardaient les gens passés, riaient gaiement. Laura énumérait ses conquêtes les plus récentes, Lily levait les yeux au ciel. Elles étaient restées là presque une heure quand le portable de Lily sonna. Elle jeta un coup d’œil à l'appareil, fronça les sourcils, ne répondit pas. Laura observa son petit manège, intriguée. « Tu réponds pas ? » « Non, c'est bon, c'est Lincoln. » Laura but une petit gorgée, l'observa au dessus de ses lunettes de soleil. « Tout va bien entre vous ? » Lily souffla. « Oui... c'est juste que... Je sais pas, j'ai l'impression qu'il me cache quelque chose. » « C'est à dire ? » « Eh bien... la nuit dernière, il est rentré au milieu de la nuit. Il a pas voulu me dire où il était passé. » « Boarf, connaissant Lincoln, il devait bossé. Ça va, il est certainement pas allé aux putes non plus. » Lily éclata d'un petit rire avant de reprendre un air plus sérieux. « Non, c'est sûr... »

    17 Octobre 2001.
    C'était Laura qui avait eu l'idée de le suivre. Histoire de voir s'il n'allait vraiment pas aux putes. Au début, Lily avait trouvé que c'était une très mauvais idée. Mais elle sentait quand même que quelque chose n'allait pas. Alors quand ce soir là, il lui avait dit qu'il devait partir pour le travail, elle l'avait suivit. Ce n'était qu'une pulsion idiote. Elle regrettait déjà de l'avoir fait. Sauf qu'elle avait envie de savoir. Plus qu'envie.
    Elle s'attendait à tout, du plus au moins terrible. Mais elle ne s'attendait certainement pas à voir son amoureux se dirigeait vers la forêt, encore moins alors que le soleil commençait doucement à se coucher. Malgré tout, elle décida de continuer à le suivre, les pires scénarios en tête. Il marcha un moment dans la forêt, Lily le suivait. La nuit était tombée, la lune brillait dans le ciel quand il s'arrêta enfin. Lily l'observait, cachée derrière un arbre. Lui était au milieu d'une clairière, regardait le ciel. Pendant un moment, rien ne se passa. Ils restèrent tout les deux plantés là, sans rien faire. Elle le regardait, il regardait la lune. C'était comme si ils pouvaient rester ainsi une éternité. Et puis, d'un coup, il changea. Lily recula d'une pas. C'était tellement étrange. Il devenait plus grand, plus large. Des poils poussaient sur ses bras et ses jambes. On aurait dit une scène d'un film. Pourtant, c'était la réalité. C'était ce qui était en train de se passer. Lily regardait son homme se transformer en animal. En quelques secondes se tenaient à quelques mètres d'elle un ours, un grizzli. Elle n'arrivait plus à respirer. Tout cela n'était pas possible. Elle aurait préféré le retrouver en train de la tromper.
    Elle laissa échapper un petit cri. Il se retourna. Elle ne savait même plus si c'était encore Lincoln. Tout d'un coup, elle eut très peur de le perdre. Et si, maintenant qu'elle connaissait son terrible secret, il l'a repoussé ? Une minuscule partie d'elle lui susurra qu'elle devait s'approcher, lui montrer qu'elle n'avait pas peur de lui. Dans un instant de folie, elle écouta cette partie si minuscule d'elle. Doucement, elle fit un pas dans sa direction, alors que ses grands yeux d'animal la fixaient. Un second pas. Il ne bougeait pas. Bien qu'elle était morte de trouille, elle ne laissait rien paraître. Un autre pas. Elle tendit sa main vers lui, pour le toucher. Un autre pas. Dans ses yeux, elle retrouva un peu Lincoln. Un autre pas. Il ne restait que quelques centimètres entre eux. « Je n'aurais pas du te suivre. Désolée... J'espère que tu pourras me pardonner. » Et alors qu'elle touchait sa large poitrine d'animal, Lincoln disparut de ses yeux, laissant place à la bête, sauvage et incontrôlable.
    Longtemps après cette nuit là, elle essayait encore de se convaincre que c'était l'animal en lui qui l'avait attaqué, et pas Lincoln, cet homme qu'elle avait aimé.

    28 Octobre 2001.
    Elle était dans un état de semi-conscience. Elle bougeait toute seule, sans pouvoir contrôler ni ses bras, ni ses jambes. La main toute tremblante, elle avait écrit une longue lettre à Lincoln, lui demandant de se rendre à la police pour son meurtre. Elle aurait voulu pouvoir lui pardonner, mais les images de cette nuit, cette nuit où elle l'avait vu tel qu'il était, elle ne parvenait pas à l'effacer de sa mémoire. Alors qu'elle ajoutait le point final, en larmes, elle plia le papier. C'était la fin de sa vie, la fin de tout ce qu'elle avait connu. Elle se leva, titubante, se dirigea vers la salle de bain. Elle y voyait trouble, à cause de l'eau qui lui coulait des yeux. Lily se pencha sur la baignoire, ouvrit le robinet. De l'eau brûlante coula. Elle tomba à genoux, les mains agrippées au rebord. Elle essayait de se raviser, de trouver des raisons de ne pas faire ce qu'elle s'apprêtait à faire. Mais elle ne voyait aucune raison de rester en vie. Un bref instant, le visage de Licoln flotta devant ses yeux. Ses larmes redoublèrent. A quoi bon vivre pour un homme qui lui avait tout pris, qui lui avait menti sans cesse. Elle était persuadée qu'il ne l'aimait pas de toute façon. Un homme qui vous attaque, qui déchire votre chair ne peut vous aimer. Alors pourquoi donner sa vie pour lui ?
    La baignoire était pleine. Lily s'y plongea, encore vêtue de ses sous-vêtements. La chaleur qui lui brûla le corps lui arracha une grimace. Elle rejeta sa tête en arrière, contemplant le plafond un bref instant. Ce plâtre blanc tout lisse serait la dernière image qu'elle voulait emporter avec elle. Une étendue claire, sans imperfections. Elle ne le quitta pas des yeux quand, brusquement, elle coupa les veines de son poignet gauche avec le rasoir. Elle mourut sans un cri, les yeux fixés sur le plafond.

    29 Octobre 2001.
    Les doigts de Lily remuèrent, puis ses pieds et ses paupières. Ses yeux s'ouvrirent enfin. La première chose qu'elle vit fut un plafond, presque identique à celui de sa salle de bain. Elle en déduisit qu'elle était couchée. Elle cligna précipitamment des yeux. Le plafond excita sa mémoire. Elle se souvint finalement qu'elle était morte. Elle se releva brutalement. Lily regarda autour d'elle. On aurait dit qu'elle était dans un hôpital. Elle se rendit compte qu'elle était nue, seulement vêtue d'une blouse. Était-elle au Paradis ? Parce que si c'était le cas, cela ne ressemblait pas du tout à ce qu'on lui avait promis avant qu'elle ne meurt. Elle regarda un peu mieux autour d'elle. Il y avait d'autres lits en acier, sur lesquelles reposaient des tas informes, recouverts de draps. Curieuse, elle s'approcha, juste pour voir. Si elle était vraiment morte, si elle était vraiment au Paradis, ce serait certainement d'autres gens comme elle, un peu perdus, ou alors, mieux, des anges. Elle s'approcha doucement, à petits pas, comme si elle était dans un rêve. Elle attrapa un des tissus, le souleva doucement. Elle l'écarta. Quand elle vit ce qu'il y avait en dessous, un cri d'horreur lui échappa. Ce n'était ni un ange, ni un autre mort. Seulement un cadavre. Elle recula, se rassit sur son propre...lit. En instant, elle comprit. Elle était à la morgue, elle était morte mais toujours en vie. Elle respira plus vite. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Elle ramena ses genoux contre sa poitrine. La crise de nerfs menaçait.

    3 Novembre 2001
    Elle avait trouvé l'annonce dans un petit journal, en prenant son train vers le village le plus paumé de l'Irlande qu'elle avait trouvé. C'était une maison minuscule, à louer, un peu hors de la ville, le genre d'endroits où on irait pas la chercher. Alors qu'elle s'y installait, elle se souvenait.
    Quand elle s'était échappée de la morgue, elle avait récupéré tout l'argent sur son compte avant qu'il ne soit clôturé pour de bon. Et elle avait fuit, sans se retourner. Les regrets la dévoraient, la mélancolie aussi. Dans son wagon, la tête appuyée contre la vitre, elle avait réglée mentalement tout les détails. Au hasard, elle s'était choisie un nouveau nom. Elle avait pris la résolution de se couper les cheveux, de s'acheter des lentilles. De laisser tomber l'art aussi, pour prendre n'importe quel boulot du moment qu'il payait. Elle s'inventait un passé, de fausses raisons à son exil dans ce petit village. Lily ignorait si elle faisait les choses correctement. Après tout, personne ne lui avait jamais expliqué comment elle était sensée faire pour s'en sortir dans cette situation de mort et de résurrection. Tant pis, elle ferait de son mieux, apprendrait à sourire, à composer avec cette nouvelle elle, cette nouvelle vie. Ce serait très dure au début, et puis finalement, le temps effacerait ses blessures.




    2002
    « tomber est permis ; se relever est ordonné. »


    5 Décembre 2002.
    Il était un peu plus de 23h. Lily était seule dans son salon, essayant vainement de lire. Elle n'arrivait pas à se concentrer depuis ce matin, depuis qu'elle s'était rendue compte que le jour anniversaire de sa rencontre avec Lincoln tombait la semaine suivante. Cela ferait quatre ans. Lincoln... Comme il lui arrivait souvent de le faire, elle laissa ses pensées vagabonder vers lui. Elle se demanda ce qu'il était devenu, comment il allait. Une part d'elle aurait voulu être près de lui. L'autre, par contre, conservait profondément ancré dans sa mémoire le souvenir de cette nuit où elle l'avait vu, pour la première et dernière fois, se transformer en ours. On frappa brutalement à la porte, la tirant de ses pensées. Elle se leva, perplexe. Qui pouvait bien venir la voir à une heure si tardive ? Haussant les épaules, elle se dirigea vers la porte qu'elle ouvrit sans même prendre le temps de jeter un coup d'œil par le judas.
    En face d'elle, trois hommes et une femme, tous vêtus trop élégamment pour que cela ne soit qu'une visite de courtoisie. Ils ressemblaient à des flics. Pourtant, elle n'avait rien fait de mal. Tâchant de garder son calme, Lily demanda d'une voix qu'elle aurait voulu plus ferme ce qu'elle pouvait faire pour eux. « « Peut-être pourrions nous entrer tout d'abord ? » répondit la femme, une grande blonde à l'air méprisante. « Euh... oui, entrez. » Lily s'écarta, paralysée. Elle paniquait. Elle ne savait pas trop quoi faire devant ses gens un peu louches. La blonde avait un air effrayant collé sur le visage. Elle referma la porte. Ils étaient tous les quatre dans son salon, debout, inspectant les lieux avec une instance malsaine. Lily resta debout aussi, attendant que l'un de se décide à parler. Ce fut le plus imposant des trois hommes, un noir d'une quarantaine d'années qui le fit. « Vous êtes bien Gabriella Johns ? » « Oui. » Elle avait finit par s'habituer à ce nom qui n'était pas le sien. « Anciennement Lily Dawkins? » Elle cligna des yeux un millier de fois, interdite. Comment le savait-il ? Elle voulut dire quelque chose, mais rien ne sortit de sa bouche. Finalement, elle s'assit lourdement, convaincue d'être perdue. « Je vais prendre ça pour un oui. Vous êtes donc bien Lily Dawkins, une jeune femme de 22 ans qui est sensée s'être suicidée il y a quelques mois à Dublin. » Elle sentit ses mains se mettre à trembler. « Écoutez.. je..je... Sortez de chez moi immédiatement. » Après tout, ils n'avaient pas le droit d'être ici, à la tourmenter pour des histoires qui n'étaient pas les leurs. Elle se releva et, se trouvant un courage insoupçonnée, les regarda chacun dans les yeux, essayant d'éviter de céder à la panique qui grandissait en elle. « Sortez de chez moi. ». Un bref silence s'installa. La grande blonde finit par s'approcher d'elle. « Malheureusement... » commença t-elle, fouillant dans la poche intérieure de sa veste. « ...vous n'êtes pas vraiment habilité à nous donner des ordres. » Elle sortit une plaque, comme dans les séries policières. « Vous pensiez vraiment pouvoir continuer à vivre normalement alors que vous êtes sensé être morte ? » « Pourquoi, vous êtes flics ? » demanda sèchement Lily, alors qu'elle commençait à avoir du mal à respirer. « Non. ». Cette fois, c'était le petit brun nerveux qui s'adressait à elle. « Alors sortez de chez moi ! » cria t-elle, s'abandonnant au début d'une crise de nerfs. Tout son corps tremblait, les larmes commencèrent à couler sur ses joues. Le petit nerveux parcourut en quelques enjambées la distance qui les séparaient et l'attrapa par les épaules. « Mademoiselle Dawkins, je suis désolée ». Elle n'eut pas le temps d'aller lui dire de se faire foutre qu'il avait déjà enfoncé la seringue de sédatif dans son bras. Elle sentit le sol se dérober sous ses pieds. Les ténèbres l'accueillirent plus chaleureusement qu'elle ne l'avait prévu.


    6 Décembre 2002.
    « Mademoiselle Dawkins ? Mademoiselle Dawkins ? Lily ? » Elle se réveilla brusquement, comme si on venait de la sauver de la noyade. La première chose qu'elle remarqua, c'était qu'elle n'était pas dans son lit. Elle était dans une pièce aux murs, sol et plafond blancs, où le seul bruit était celui, exaspérant, des machines électroniques qui l'entouraient. Elle regardait autour d'elle plusieurs fois. « Où suis je ? » Elle se souvenait vaguement de ses derniers instants de conscience. Elle se rappelait des agents en costumes, de sa crise de panique, de la seringue dans son bras. Son souffle devint moins régulier. Elle avait peur. « Lily, calmez vous. Vous êtes dans le quartier général du MI6 à Londres. Je suis le Docteur Oscar Marshall et je ne vous veux aucun mal. Vous avez dormi un certain temps. » Elle se releva doucement de sa couche. C'était un jeune homme de son âge qui lui avait parlait, un grand échelas avec des cheveux bruns frisés qui partaient dans tous les sens. Effectivement, il n'avait pas l'air de vouloir lui faire du mal. Ou d'être capable de le faire de toutes façons. Du reste, elle ne comprenait toujours pas ce qu'elle faisait là. « Le MI6.. ? Mais ce sont... » « Les services secrets britanniques, oui.. » Lily fronça les sourcils, s'installa un peu mieux. « Qu'est ce que je fais dans le quartier général du MI6 ? » Le Docteur hésita, se racla la gorge plusieurs fois. « C'est parce que vous n'êtes pas comme tous le monde. ». Ce n'était pas Marshall qui avait répondu, mais cet homme imposant qui était venu chez elle. Il l'observait depuis l'encadrement de la porte. Remarquant que la jeune femme n'avait pas l'air d'être ravie de le voir, il s'approcha d'elle, mains en l'air. « Je suis l'agent Derek Dolson. Nous avons été chargé par le MI6, moi et mes collègues, d'aller vous chercher en Irlande. » « Pourquoi ? » « Et bien... » L'agent Dolson déglutit et jeta un coup d’œil au docteur Marshall. Lily suivit son petit manège et leva les yeux au ciel. « Et si vous arrêtiez tous les deux de tourner autour du pot un instant et que vous me disiez la vérité ? »Ils se tournèrent vers elle, l'air un peu inquiet. Elle commençait à craindre ce qu'ils avaient à lui dire. « Bon, Lily.... » Dolson s'assit doucement sur son lit. « Vous êtes...ce qu'on pourrait appeler une... » « Une mutante, oui, merci, je suis au courant. Je vous rappelle que je me suis suicidée et que je suis encore là, devant vous, à parler et respirer. » Dolson laissa échapper un petit rire nerveux. « Hum, oui. Une mutante donc. Dont le gouvernement britannique est au courant de l'existence. » Lily grimaça. « Je ne suis pas un génie mais j'imagine que ce n'est pas bon signe ça, pas vrai ? » « Disons seulement que les services secrets connaissent l'existence de gens..comme vous.. depuis quelques années déjà et tente de...hum... les récupérer, histoire qu'ils ne deviennent pas nos ennemis un de ces jours. » Les pièces du puzzle commençaient doucement à se mettre en place dans l'esprit de la jeune femme. « Donc vous essayiez de me récupérer, pas vrai ? » « Et bien... votre pouvoir de régénération cellulaire intéresse beaucoup mes supérieurs. Oui. » Ce fut au tour de Lily de déglutir. Régénération cellulaire ? C'était donc ça qui l'avait ramené à la vie ?Elle essayait de garder son calme, garder son air de fille très sûre d'elle. « Et cette..récupération.. elle consiste en quoi ? » Dolson la regarda avec surprise. On pouvait même lire le soulagement dans ses yeux. Il reprit, un peu plus joyeux, pensant sans doute qu'elle acceptait sans trop faire d'histoires. « En clair, nous vous offrons un boulot dans une de nos équipes de terrains. Vous seriez une agente un peu..spéciale, dans une équipe composée d'autres mutants. » « Une sorte d'élite en quelque sorte. » « Exact » « [b]Une élite chargée de... ? » « Disons que le gros de votre activité consisterait à récupérer ou maîtriser des gens comme...comme vous. » Lily ferma les yeux en soupirant. « Vous essayez de faire de moi une agente secrète en somme ? » Dolson ne dit rien. Un long silence s'ensuivit. « Vous pensez que j'en suis capable ? » finit-elle par demander, rouvrant brusquement ses yeux. « Au vue de votre dossier et avec un bon entraînement, ça devrait être jouable. O'Mara fait des miracles » « C'est tout ? » « Non, il y a autre chose... » Il se tourna vers Marshall, dont Lily avait presque oublié l'existence. « Si vous acceptez de travailler pour la MI6, vous acceptez aussi de vous soumettre à des tests, des analyses, des examens réguliers qui nous servirons à nous, le département des sciences appliqués, à étudier votre capacité spéciale de plus près. » « Voyez cela comme une opportunité, une chance de changer de vie Lily. » La jeune femme ne répondit rien. Dolson lui assura qu'elle avait un peu de temps pour prendre sa décision. Une seule chose l'inquiétait. Alors que Dolson allait partir, elle se décida à lui poser sa question. « Qu'est ce qui se passera si je refuse ? » Dolson, sur le pas de la porte, se figea mais ne répondit rien. « Vous ne me laisserez pas repartir pas vrai. ? Vous auriez trop peur que je devienne une ennemie ? ». Dolson continuait à se refuser à lui faire face. « Qu'est ce qu'il m'arrivera, hein ? Vous allez m'enfermer ? Je n'ai pas d'autres choix ? Bosser pour vous ou finir ma vie dans une cage ?» Et sans un mot, Dolson sortit de la pièce, laissant Lily criait dans le vide. Après tout, quand la vérité est dite, il n'y a plus rien à ajouter.


    10 Décembre 2002.
    « Mesdames, messieurs, vous êtes à partir d'aujourd'hui - et pendant une période que j'espère longue – l'unité 347 du MI6. Je suis Dylan O'Mara, celle qui va vous entraîner pour que vous puissiez devenir des agents de terrain valables. Vous êtes tous dotés de capacités spéciales. Cela ne fait pas de vous des bons agents. Cela fait de vous des bêtes de foires. Gérez ça comme vous le pourrez mais c'est la vérité. A la fin de cet entraînement, vous devriez être suffisamment bons pour qu'on vous envoie sur le terrain. Dans le cas contraire, vous recommencez tout depuis le début. Je suis bien claire ? ». Lily se demanda vaguement pourquoi elle avait accepté. Puis elle se rappela la cage et se dit que c'était un bon compromis au final.



    2005
    « de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. »



    17 Avril 2005.
    « Putain Donnovan, tu fais chier ! » Lily avait hurlé alors que les flammes étaient passées à quelques centimètres d'elle. « Ta gueule Dawkins ! Comment je pouvais savoir qu'il était aussi pyro ? » Celui qui avait répondu, c'était un de ses coéquipier, Luke Donnovan – un irlandais qui contrôlait l'électricité. « En faisant ton boulot peut-être ! » L'autre, c'était Jake Niels – polymorphe et dotée d'une résistance physique accrue, un australien d'origine, 22 ans. Ils étaient tout les trois dans la même merde, face à un espèce de dingue qu'on les avait chargés de récupérer. Luke était l'informateur, celui qui était sensé savoir si la proie possédait d'autres pouvoirs que celui qui intéressait le MI6. La victime, cette fois, était un jeune drogué de la banlieue londonienne qui avait apparemment la capacité de voir le futur par flash. « Maintenant, parce que tu fais pas ton boulot correctement, on va se faire buter ! » Lily laissait les garçons se hurler dessus pendant qu'elle rechargeait son flingue. Il fallait agir vite avant que le jeune homme ne se remette à leur lancer d'autres flammes. Ils devaient entrer, le neutralisait. « Vous venez avec moi, oui ou merde ? » Les deux hommes arrêtèrent de hurler pour la suivre à l'intérieur du squatt qu'occupait leur proie.

    A l'intérieur, tout était sombre. Les trois agents avançaient prudemment, leurs pistolets à la main. Ils étaient presque sûr qu'il n'y avait personne d'autre que lui, ce jeune homme dont ils s'apprêtaient certainement à briser l'existence pour toujours. « Gamin, on ne te veut aucun mal. » Lily admirait Luke pour cette capacité qu'il avait à mentir avec une voix si calme. Ils entendirent quelqu'un bouger. Instinctivement, ils se tournèrent vers l'endroit d'où venait le bruit. « Si tu sors maintenant, tout ira bien, on te le promet. » Il bougea de nouveau. Eux se rapprochaient. « On veut juste parler. » Maintenant, ils en étaient sûrs. Il s'était réfugié dans cette pièce, juste à droite, dont la porte était restée ouverte. Jake baissa son flingue, faisant signe aux deux autres dans faire autant avant d'y entrer.

    Cela devait être une cuisine. Il y avait une sorte de plan de travail, un lavabo, un frigo, un four. Tout semblait sale, poussiéreux, bas de gamme. Sur le mur de gauche, il y avait une ouverture qui reliait cette pièce à un salon. L'ensemble était plutôt grand. Grand...et désert. « Gamin ? » Toujours ce même ton calme, presque tendre. Ils étaient plantés tout les trois, leurs pistolets glissant presque au bout de leurs doigts. Ils regardaient autour d'eux, essayant de l'apercevoir. Jake eut à peine le temps de crier quand il vit les flammes qui s'allumaient dans la salle voisine. Puis ce fut au tour de Luke et de Lily de pousser un cri, sachant qu'ils ne pourraient pas les éviter. Les mains tendues dans une vaine tentative de se protéger, ils se préparaient tout trois à mourir.

    Le bruit que fit le lavabo en explosant fut sourd, détonnant. C'était le genre de bruit qui vous reste dans l'oreille tellement ils sont particuliers. Comme celui de l'eau qui glisse vivement pour créer un mur d'eau qui protège des flammes. Le temps sembla se figer. Lily ouvrit doucement les yeux. « Putain Dawkins, comment tu fais ça ? ». Jake et Luke semblaient avoir oublier un instant ce qu'ils faisaient dans cette cuisine sale, dans un squat de la banlieue londonienne. Ils étaient là, bouches bées, à regarder leur collègue qui, bras tendues, contrôlait l'élément liquide pour la première fois de sa vie.



    2009
    « il se pourrait que la vérité fût triste.  »


    23 Janvier 2009.
    «  Lily, je veux ce bébé avec toi! ». La jeune femme se retourna, par avance exaspéré par l'échange qui allait avoir lieu. En face d'elle, Arthur Cooper – 30 ans, britannique, vitesse accrue du groupe, presque suffisamment séduisant pour faire oublier le nombre d'inepties qu'il débitait à la seconde -, un air pitoyablement désespéré animant son visage, vaguement essoufflé. Lily se demanda si c'était à cause de l'entraînement ou parce qu'il avait usé toute son énergie à se donner le courage nécessaire pour lui sortir cette grosse connerie. «  Quel dommage que moi, je ne le veuille pas. » La réponse était cinglante, n'appelant aucune réponse. Alors qu'elle allait se détourner de lui, il eut la force de la retenir par le bras. «  Je te ferais dire que j'ai quand même mon mot à dire là-dedans ! Je suis le père après tout ! » Il avait à présent sur le visage ce petit air suffisant, assuré de sa victoire. Lily le fixa, bouillonnant à l'intérieur. «  Bien, j'ai essayé de rester polie et calme, mais visiblement, tu en demandes. Alors écoute moi bien imbécile. Premièrement, j'estime qu'aucun de nous n'est prêt pour avoir un enfant. Deuxièmement, je te rappelle qu'on est des putains d'agents secrets avec des pouvoirs de X-Mens, soit pas forcément le travail le plus safe pour fonder une famille. Troisièmement, c'est de mon vagin que tu parles avec cet air dédaigneux, ce qui me donne le droit de décider si oui ou non, j'accepte un squatteur pendant neuf mois. Et puis merde Cooper, on a couché ensemble à la fête du Nouvel An parce qu'on était ivres, je suis tombée enceinte par accident et maintenant, c'est la merde. Ça ne fait pas de toi un père, juste un mec qui ne sait pas mettre un préservatif correctement. Donc tu vas juste oublié ce qui s'est passé entre nous et me foutre la paix. » Elle s'éloigna de lui, non sans lui avoir jeté un dernier regard presque compatissant. Dans son dos, alors qu'elle retournait à son entraînement, elle crut l'entendre la traiter de salope. Elle ne réagit pas. Les hommes, quand ils étaient blessés, préféraient toujours chercher des coupables ailleurs.

    9 Février 2009.
    Tout était fini. Elle était roulée en boule dans son lit, pétrifiée. Un instant, elle regretta, puis se ressaisit. Pourquoi regretter ce qu'elle venait de faire ? Avait-elle d'autres choix de toutes façons ? Quelle vie aurait-elle put offrir à ce bébé ? Elle plaqua ses deux mains sur son ventre, vide de toute présence humaine à présent. Les larmes commencèrent à couler sur ses joues. « Je suis désolée bébé, tellement désolée. » Lily ne savait pas quoi faire, étendue là, dans ce grand lit froid, seule. Elle aurait voulu appeler quelqu'un. Mais qui ? Pour lui dire quoi ? Peu importe, elle ne voulait pas être seule. Plus maintenant. La solitude devenait trop dure. Comment sa vie était devenue si difficile ? Qu'avait-elle fait pour mériter ça ? « Je suis désolée... » Sa voix n'était plus qu'un murmure. Elle tomba d'épuisement, s'endormant tout habillée. Cette nuit-là, elle rêva de son accouchement, de son bébé, d'une vie qui lui échappait, d'une vie qui ne serait jamais la sienne.

    13 Février 2009.
    Lily attendait, assise sur son fauteuil habituel, qu'on vienne lui planter l'aiguille dans son bras. Elle s'était familiarisé avec les fameuses ''séances'' qu'on avait ajouté à son contrat. Toutes les semaines, pendant deux heures, elle s'asseyait dans ce fauteuil, dans cette pièce plongé dans une semi pénombre rassurante, bercée par le bruit régulier des machines qui prélevaient son sang et analysaient ses cellules. La plupart du temps, elle en profitait pour dormir un peu. C'était ce qu'elle comptait faire aujourd'hui, rentrant d'une mission de terrain assez épuisante. Elle s'installait plus confortablement sur son siège quand la porte s'ouvrit violemment. Apparemment, elle allait devoir rester éveillé « Putain, fais chier ! » Tess Gardiner– 25 ans, écossaise, évaluation et absorption des pouvoirs d'autrui – entrait dans la pièce avec sa grâce et sa délicatesse ordinaire. Lily soupira pendant que sa coéquipière et amie s'installait pesamment sur le fauteuil à côté du sien. Instantanément, un des assistant du docteur Marshall vint lui insérer les sondes et capteurs dans son bras droit. Tess, n'y prêtant aucune attention, se tourna vers son amie. « Tu vas bien ? Ta mission s'est bien passé ? Tu faisais équipe avec Dolson, non ? » «  Oui. J'aime bien bosser avec lui, il est efficace. » « Ah bon ? Je supporte pas les équipes mixtes moi. C'est chiant, ils sont toujours à la traîne. » Lily ne répondit rien. Tess, de son côté, n'attendait aucune réponse. Elles fonctionnaient comme ça. Les discussions étaient des monologues. Elles vivaient l'une près de l'autre sans en demander plus. «  Au fait, qu'est ce que tu fous là ? T'es pas sensé avoir tes séances le mardi ? » « Ouais,et alors ? » «  Tess, on est vendredi. ». La jeune femme grommela en guise de réponse. Lily haussa les épaules et replongea dans sa léthargie. Elle allait s'endormir quand Tess se décida à parler. « J'ai demandé à faire changer mon planning. » Lily ouvrit les yeux et tourna la tête vers elle, l’interrogeant du regard. « J'étais avec Cooper et.... » Tess se mordit les lèvres, anxieuse «  Et ? » demanda Lily, exaspérée. « Depuis quelques semaines, il raconte pas mal de choses sur toi. Je veux dire, des trucs pas très agréables.. hum... comme..» «  C'est bon, merci de me l'avoir dit. » Tess n'avait pas besoin d'en dire plus. La jeune femme pouvait très bien imaginer seule ce qu'Arthur racontait sur elle. « Je crois qu'il est assez en colère.» «  Ah oui ? Moi aussi je suis en colère. »



    2010
    « je sens des boums et des bangs agiter mon coeur blessé  »

    8 Juin 2010.
    Il faisait nuit depuis un moment. Lily préparait sa prochain mission dans la chambre qu'on lui avait assignée au QG. Elle détestait cette chambre. Le sol en métal et les murs gris lui donnaient l'impression d'être dans une prison. Peut-être était ce le cas ? Néanmoins, c'était le seul endroit où elle avait accès, grâce à un ordinateur spécial, à l'immense base de donnée du MI6. Avant chacun de ses départs, elle passait la nuit là, à collecter des données. La plupart du temps, c'était complètement inutile. Mais elle aimait le faire. Cela lui rappelait le temps où elle était encore étudiante et qu'elle passait des heures à réviser, oubliant de dormir.

    Il était presque quatre heures du matin. Lily savait qu'elle allait devoir dormir. Pourtant, elle ne ressentait pas la fatigue. En plus, le lit qui l'attendait n'était pas des plus attractif. Elle restait devant son ordinateur, à taper des mots au hasard dans la base de données, lisant les premiers articles ou biographies qu'elle trouvait sans en comprendre le sens. Son cerveau marchait au ralenti. Ses doigts tapaient tout seuls sur son clavier. Combien de temps était-elle restée devant cet écran avec d'avoir eu l'idée de chercher le nom de son ancienne université ? Cela lui avait sembler une éternité.
    Les trois premiers résultats parlaient tous de sa mort. Elle frissonna en voyant une photo d'elle, presque dix ans plus jeune, apparaître sur l'écran, accompagnant la nécrologie paru dans un journal local. Les deux autres manquèrent de la faire fondre en larmes : le compte rendu de son enterrement et le témoignage de ses parents juste après son suicide, bouleversés. Un violent sentiment de culpabilité l'envahit. Elle se dépêcha de passer au résultat suivant. Pourquoi tant d'impatience?

    Cette fois, ce fut une immense photo de Lincoln, surmonté par le titre : « Condamné pour le meurtre de sa petite amie ! », qui lui sauta au visage. Elle resta un instant là, les yeux fixés sur l'écran de son ordinateur. Il... il était allé en prison ? Lily n'arrivait plus à respirer, refusant de croire à ce qu'elle voyait. Elle s'empressa de lire l'article en entier, forcée de relire plusieurs fois certaines phrases, croyant à un mauvais rêve. Quand elle eut terminé, elle devait se rendre à l'évidence. Il avait suivi sa dernière volonté. Il s'était rendu à la police, s'accusant pour un meurtre qu'il n'avait pas commis. Elle appuya sa main sur sa bouche, pétrifiée. Le sentiment de culpabilité s'amplifia. Elle ne s'était jamais demandé s'il avait suivi cette requête, cette supplication qu'elle lui avait faite, à moitié folle, quand elle écrivait cette lettre de suicide. Elle était parti du principe qu'il ne l'avait pas prise au sérieux. Elle ne se serait pas prise au sérieux elle-même. Et maintenant, elle découvrait que l'homme qu'elle avait soupçonnée de s'être jouer d'elle l'avait suffisamment aimé pour se rendre à la police, pour accepter de sacrifier son existence, pour passer dix ans en prison. Elle expira bruyamment, calculant. Il devait tout juste sortir de prison cette année. Et elle, elle qui avait détruit son existence à jamais, elle vivait depuis tout ce temps. Elle profitait de sa vie. Elle couchait avec d'autres hommes. Elle l'avait oublié. Luttant contre les larmes, elle se rappela qu'elle devait respirer.
    Elle se détestait. Elle se détestait pour ce qu'elle avait fait. Maintenant, elle voulait être sûr qu'il était tiré d'affaire, qu'il allait mieux. D'ailleurs, comment avait-elle pu ignorer tout ce temps qu'il était en prison ? Comment était-ce seulement possible ? Elle se souvint que quand elle était partie de Dublin, elle avait tout fait pour fuir ce qui s'y passait, ne regardant jamais la télévision et ne lisant que les journaux locaux. Il avait été facile pour elle de rater l'information. Mais plus tard ? Quand elle avait intégré l'unité 347 ? On l'est avait toujours insisté à être au courant de tout ce qu'il se passait. Comment avait-elle pu passer à côté de la condamnation de son mari ? Un doute la submergea. La MI6 lui avait-elle caché ce...détail, de peur qu'elle réagisse mal ? Elle secoua sa tête. Ses connards en étaient bien capables.

    Il aurait été si facile de taper son nom dans la base de donnée pour accéder à son dossier, pour savoir comment il allait. Lily en mourrait d'envie. Ses doigts étaient suspendus au dessus des touches, hésitants. Mais finalement, elle se résigna, laissant retomber ses mains sur son bureau. Elle devait arrêter de penser à lui. C'était se torturer que de continuer à se soucier de Lincoln. Elle devait l'oublier. Elle avait détruit sa vie, certes, mais il avait aussi détruit la sienne. A ce jeu là, ils étaient aussi coupables l'un que l'autre.

    13 Octobre 2010.
    «  Putain Lawson, bouges ! » Occupée par son pistolet et ses cibles, Lily réagit rop tard. Cooper lui rentrait déjà dedans, à pleine vitesse, les envoyant valsés tout les deux d'un bout à l'autre de la salle d'entraînement. Aidée par Tess et Jack, Lily se releva difficilement. Arthur, lui, était déjà devant elle, furieux. «  Y'a pas une chose que t'es capable de faire correctement, pauvre conne ? Je t'ai dit de bouger ! ». Il hurlait, heureux de trouver un prétexte de s'en prendre à elle. «  Arthur, je crois que c'est votre faute à tout les deux, pas besoin de te mettre dans cet état. » Jack essayait toujours d'apaiser la situation. «  Fermes ta gueule toi, c'est entre elle et moi ! » Lily souffla alors que les autres tenter de calmer Arthur. «  Elle a couché avec vous tous, cette salope, pour que vous la défendiez comme ça ? Putain, dis quelque chose sale pute ! » Lily se taisait. Elle se contenta de faire volte face, jetant son arme à terre, quittant la salle sous les insultes proférés par Cooper. Elle aurait pu se battre, lui exploser sa petite gueule de connard rancunier. En y mettant un peu du sien, elle aurait même pu le tuer. Il lui aurait suffit de lever son bras et de lui tirer dans la poitrine. Et il serait tombé par terre, et un grand silence se serait installé dans la salle d'entraînement. Elle se voyait distinctement dans le bureau d'O'Mara, défendant son geste avant d'être renvoyé du MI6. Lily ne savait plus où elle marchait. Elle se voyait parfaitement recommencer une troisième vie, ailleurs. Mais est-ce que cela en valait la peine ? Elle avait déjà détruit sa vie, pourquoi le refaire ? Pourquoi le refaire pour un connard rancunier dans le genre d'Arthur Cooper ? Ses mains tremblaient un peu.



    2011
    « recommencer.  »


    13 Janvier 2011.
    «  Vous vouliez me voir ? » Lily se tenait dans l'encadrement de la porte de O'Mara, légèrement inquiète d'avoir été convoqué. «  Oui, entre s'il te plaît Lily. Et ferme derrière toi. » La jeune femme obéit, avant de s'asseoir en face de sa supérieure. Celle-ci acheva de ranger ses papiers avant de croiser ses mains et de la regarder fixement. «  Lily, depuis combien de temps travailles-tu pour nous déjà ? Je veux dire... depuis combien de temps as-tu intégrée la section 347 ? » Lily fronça les sourcils. «  A peu près neuf ans pourquoi ? » O'Mara parut contrariée. «  Écoute, je ne veux pas te mentir. La situation entre Cooper et toi est devenue impossible. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre vous et je ne tiens pas à le savoir. Mais votre relation empêche l'équipe de travailler correctement. Alors... » Elle déglutit difficilement. «  La Centrale a décidé de te changer d'équipe. » Lily resta là, interdite. «  Attendez, c'est moi qui dois partir ? Mais je n'ai rien fais ! Je ne veux pas changer d'équipe ! » O'Mara se mordit l'intérieur des joues. «  Je sais. Je sais que ce n'est sans doute pas ta faute mais c'est comme ça. Je n'y peux rien, tu n'y peux rien. Cooper était là avant toi.  » «  C'est dégueulasse. » Sa supérieure se leva, sortant un papier d'un tiroir. «  Peut-être bien. En attendant, tu pars dans une semaine. Tu intègres une nouvelle équipe, ce qui signifie que tu changes aussi de mission. On t'expliquera ce que tu devras faire plus tard. Tu peux sortir. » Elle tendit le papier à Lily. C'était un billet de train. Un billet de train en direction de Birsdall. «  Dawkins, je suis vraiment désolée. »





Dernière édition par Lily E. Dawkins le Dim 17 Mar - 22:05, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: LILY ▬ métaphysique des tubes   Lun 4 Mar - 17:39

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MessageSujet: Re: LILY ▬ métaphysique des tubes   Lun 4 Mar - 18:54

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MessageSujet: Re: LILY ▬ métaphysique des tubes   Mar 12 Mar - 9:55

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MessageSujet: Re: LILY ▬ métaphysique des tubes   Sam 16 Mar - 15:19

Preeesque ! Je suis en train de terminer l'histoire là :3
C'est juste que j'avais le TPE cette semaine, donc plein de choses à faire ^^
Je préviens quand j'ai posté la fin !

( par contre, tu pourras supprimer ton message, juste après mon premier post ? je crains que mon histoire soit un peu trop longue pour que tout tienne en un seul message :/ )
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MessageSujet: Re: LILY ▬ métaphysique des tubes   Sam 16 Mar - 17:45

Je l'ai supprimé pour elle.
Bonne continuation! Préviens nous lorsque tu auras finis, ici!
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MessageSujet: Re: LILY ▬ métaphysique des tubes   Lun 18 Mar - 10:48

Pfouah, dis donc, ça c'est de l'histoire !
Longues, mais très bien ! Par contre, une petite relecture pour quelques fautes par ci par là ne ferait pas de mal je pense, mais rien d'alarmant !

Heureuse de te revoir parmi nous, amuse toi bien ♥
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MessageSujet: Re: LILY ▬ métaphysique des tubes   Lun 18 Mar - 20:07

Ouiii
Merci Sachou ♥

Je la relirais dans le mois, histoire de la laisser un peu de côté :)
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MessageSujet: Re: LILY ▬ métaphysique des tubes   

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LILY ▬ métaphysique des tubes

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