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 If I know where I'm going, I don't know where I came from

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It's me
Angel Pierce !


avatar✉ Messages : 23
✉ Date d'inscription : 08/02/2013
✉ Fiche(s) : Présentation : If I know where I'm going, I don't know where I came from

Liens : Vous qui êtes dans mon coeur, ne faites pas attention au désordre
✉ Ft : Taylor Momsen
✉ DC : Aucun
✉ Fonction : Pianiste
✉ Disponibilité : Surdose de rp pour le moment
✉ Âge : 18 ans
✉ Don(s) : Contrôle de la mémoire et pyrokinésie

MessageSujet: If I know where I'm going, I don't know where I came from   Ven 22 Fév - 22:42




Angel Pierce

ft Taylor Momsen

T'ES LA, C'EST BIEN.

Les gens pensent me connaitre mais comment le pourraient-ils ? Je ne me connais pas moi-même...


PRÉNOM(S) : Angel
NOM : Pierce
ÂGE : Elle en a 18 bien qu’elle pense en avoir 21
GROUPE : Piques
EMPLOI Pianiste

POUVOIR(S) : Contrôle des souvenirs et pyrokinésie
CARACTÉRISTIQUES : Elle peut effacer les souvenirs des gens qu’elle touche, ainsi qu’en créer des factices.

Force : Elle peut facilement rallier les gens de son côté en leur faisant croire qu’ils se connaissent depuis des années

Faiblesse : Elle ne peut jamais revenir en arrière. Chaque oubli est définitif. Elle ne maitrise absolument pas son second pouvoir. Il se manifeste à chaque émotion forte.





ET SINON, DANS TA TETE



PHYSIQUE

‣La plupart des gens disent que je possède un visage de poupée. Personnellement, je considère qu’ils exagèrent. Les traits de mon visage sont fins, et mon teint est de couleur porcelaine.
J’ai déjà essayé d’y remédier en m’exposant au soleil l’été mais rien y fait, je reste toujours aussi pale. Mes yeux, quant à eux, n’ont pas vraiment de couleur définie, elle varie en fonction du soleil. Lorsque le temps est nuageux, on pourra remarquer qu’ils sont gris, comme le ciel ; au contraire, lorsque le temps est ensoleillé, ils deviendront aussi bleus que l’océan.
Mes cheveux sont blonds. Pas doré ni même vénitien, un blond extrêmement clair, platine qui tendrait plus vers le blanc. Ils sont à naturellement bouclés, mais il m’arrive parfois de les lisser ou de les attacher lorsqu’ils deviennent indomptables.
‣Je ne saurais pas trop qualifier ma taille. On ne peut pas dire que je suis petite, mais dire que je suis grande serait faux également. Je me situe dans la moyenne avec mon mètre soixante dix, voir parfois 80 lorsque je triche en portant mes talons hauts.
Niveau silhouette, on remarque aisément que je suis assez maigre. Je ne pourrais pas l’expliquer mais je ne prends aucuns kilos, que je me contente d’une salade ou d’un plat ultra-calorique.
‣Passons maintenant au style vestimentaire. Il est assez complexe. Certains vous dirons que je m’habille de façon classe, d’autres d’un style un peu rock.
Eh bien les deux auront raison. J’aime énormément mélanger les deux styles, tout en restant dans tout ce qui est sobre. Je ne suis pas du tout extravagante, et n’aime pas du tout attirer l’attention. Mais il est vrai que j’aime composer des tenues plus ou moins étranges avec les vêtements qui me tombent sous la main.

SIGNE DISTINCTIF : Un collier en forme de larme qui brille lorsque la lumière se reflète dessus.

PSYCHOLOGIE : ‣ Angel, c’est par définition, la fille que quasiment personne ne peut comprendre. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle a vécu plus de choses que n’importe quelle jeune femme de son âge...même si techniquement elle ne s’en souvient pas.
‣ Angel, c’est également la fille qui se méfie de tout le monde et accorde très difficilement sa confiance. Ce n’est pas qu’elle n’est pas très sociable, mais les gens l’ont tellement déçu dans sa vie qu’elle a au fond d’elle malgré ses souvenirs effacés, la peur d’être trahie et rejetée.
‣ Angel, c’est la fille que tout le monde aime fréquenter, car elle possède un caractère doux et calme qui charme la plupart des personnes qu’elle rencontre. Mais attention aux apparences, malgré sa gentillesse et sa bienveillance, la jeune blonde n’aime pas qu’on lui marche sur les pieds. Elle n’ira jamais chercher des ennuis mais si quelqu’un décide de lui casser les pieds, elle ne restera pas de marbre et n’hésitera pas à lui donner une bonne leçon.
‣ Angel, c’est celle qui se cachera pour aller pleurer, de peur d’inquiéter ses proches, c’est celle qui préférera tout garder pour elle afin de ne blesser personne
‣ Angel, c’est une amie fidèle et loyale, qui donnerait jusqu’à sa vie pour protéger ses amis.
‣ Angel, c’est « la survivante ». Celle qui arrive à surmonter toutes les épreuves bien que cela lui coute énormément à chaque fois. Celle qui malgré tout ce qui pourra lui arriver gardera toujours la tête haute, essayant d’aller de l’avant.
‣ Angel, c’est celle qui travaille dur afin d’obtenir la vie dont elle a toujours rêvé, et qui lui a toujours été refusée.
‣ Angel, c’est celle qui ne s’occupe que de ses affaires. Celle qui n’ira pas fouiner dans la vie des autres, ne voulant pas elle-même que l’on apprenne certains épisodes de son passé.
‣ Angel, c’est celle qui subit chaque jour les conséquences de ses pouvoirs. Celle qui s’est battue pour réussir à contrôler la mémoire, peut-être un peu trop tard. Celle qui hait le fait de pouvoir contrôler les flammes. Parce que justement, elle n’arrive pas à les maitriser. Pour une autre raison également... une raison qu’elle a oubliée, mais elle sait bien que si elle n’a pas voulu en garder le souvenir, c’est certainement parce que d’une façon ou d’une autre, cela l’a blessé ou blessé une personne de son entourage.
‣ Angel, ce n’est pas un ange... pas non plus un démon. C’est celle qui a fait, comme tout être humain, des erreurs, celle qui a parfois fait des choses qu’elle regretterait surement encore aujourd’hui si son pouvoir ne lui avait pas fait quasiment tout oublier
‣ Angel, c’est moi...

T'AS UNE VIE DE MERDE ?




-Angie, murmura ma petite sœur, paniquée en me secouant de toutes ses forces.

Je compris la situation rien qu’en entendant l’accent de détresse qui perçait dans sa voix.
J’ouvris doucement les yeux. Ma chambre était dans l’obscurité totale, pourtant je n’eus aucun de mal à distinguer ma sœur, ses yeux remplis de larmes brillants dans le noir. Je me redressais afin de pouvoir l’aider à grimper à mes côtés, sur le lit.
Elle se réfugia immédiatement dans mes bras, se blottit contre moi.
Comme d’habitude, je me sentais impuissante. Je ne pouvais rien faire pour l’aider, à part la consoler. Je la serrais plus fort, lui murmurant des paroles apaisantes. Cela marchait habituellement, jusqu’à qu’un autre cri déchire le doux silence de la nuit.
Ses sanglots redoublèrent.

-Chut, ça va aller mon ange, ce n’est rien calme toi, lui dis-je bien que je n’en pensais rien.

Cela n’allait pas aller, au contraire, cela empirerait avec le temps. Cela faisait déjà trois mois que nos parents se déchiraient. Je ne sais pas s’ils savaient que nous entendions tout de leurs conversations. Je ne sais pas si cela aurait changé quelque chose. J’aurais bien aimé dire que je m’étais faite à cette idée, mais ce n’était pas le cas. Je me disais chaque soir que ce n’était qu’un mauvais rêve, que demain serait différent, mais je me leurrais. Je fuyais la réalité, tout simplement. Je ne savais juste pas comment réagir.
Ma sœur, elle, était trop jeune pour comprendre. Elle savait juste que quelque chose ne tournait pas rond, elle voyait juste nos parents se disputer, alors elle faisait ce que ferait n’importe quel enfant de 8 ans : elle pleurait.

Mais, je ne sais trop comment, je sentais que c’était bientôt la fin... la fin de ce calvaire...
Je ne me serais jamais doutée que la fin d’une torture nous conduirait à une autre.

Lorsque nous nous levâmes le lendemain, un terrible silence s’était installé dans la maison.
Ma sœur se cramponnait à moi comme à une bouée de sauvetage. De fait, j’étais son seul pilier ces derniers temps, la seule personne qui pouvait la comprendre et l’aider.
Nous vivions toutes les deux la même situation, et, du haut de mes 13 ans, elle me considérait comme un modèle, se disait qu’elle se devait de réagir comme moi. C’est pour cela que je faisais tout pour lui montrer le bon exemple... même lorsque je sentais que quelque chose n’allait pas... comme aujourd’hui.

Mon impression se révéla parfaitement fondée. J’eus beau chercher dans tous les recoins de la maison, je ne trouvais pas notre père. En désespoir de cause, je me dirigeais vers ma mère et l’interrogeais. Elle ne répondit pas... de toute manière, c’était inutile. Je savais très bien ce qu’il s’était passé : papa était parti.

Je décidais de le cacher à ma sœur. Je lui dis qu’il était parti en voyage d’affaire ; et ce mensonge semblait lui convenir. Elle ne posait aucune question et faisait comme si de rien était. Comme si il était encore parmi nous.

Ma mère, elle, était bouleversée. Elle passait ses journées devant la télévision comme si c’était la huitième merveille du monde. Elle était comme dans un état second : elle ne s’occupait plus de nous... Je dirais même qu’elle ne se préoccupait plus de rien : elle ne partait plus travailler, ne payait même plus les factures...
Les services sociaux ne tardèrent pas à s’en mêler. Ils jugèrent notre mère inapte à nous élever et nous prirent en charge, Lena et moi le temps de contacter notre père.
Mais ils n’y parvinrent jamais... Et ils ne tentèrent même pas de nous le cacher.

-Votre père a été retrouvé mort dans son appartement. Il a mis fin à ses jours il y a quelques jours, nous annonça une assistante sociale, quelques semaines plus tard.

Comme je m’y attendais, ma sœur se mit à pleurer. Cette fois-ci, je ne pus moi non plus retenir mes larmes tandis que je fusillais la femme du regard.
Elle aurait pu s’abstenir de dire ça à une enfant de 8 ans !
Je séchais mes larmes et tentais de consoler ma sœur, qui ne pouvait plus s’arrêter de pleurer tandis que la messagère, sentant surement qu’elle était de trop choisit de nous laisser seules.

- Ecoute-moi Lena. Il faut que tu oublies tout ça, d’accord ? Ca va aller ma chérie je suis là, lui dis-je en lui prenant la main.

Ses yeux parurent se perdre dans le vague quelques instants avant que son attention ne revienne sur moi.

-Pourquoi est-ce que ça n’irait pas. Tu es avec moi ! dit-elle avec un grand sourire.
Et les dames vont bientôt retrouver papa.

Je la regardais, ne comprenant pas du tout où elle voulait en venir... Il est vrai que je m’étais attendue à tout sauf à ça.

-Mais papa... commençais-je sans pouvoir finir.

-Papa est en voyage d’affaire. Il va revenir, finit-elle.

Mon cerveau ne comprenait plus rien. Elle avait bien été présente lorsque l’assistante sociale nous avait annoncé sa mort, alors pourquoi ? ... Se pouvait-il qu’elle ait oublié ?
Peut-être était-ce un traumatisme du au choc ? Honnêtement, je n’en savais rien. Et je n’eus pas le cœur de la contredire. Je me contentais de la prendre dans mes bras.


-Angel, Lena, j’ai une excellente nouvelle pour vous mes chéries, s’exclama l’assistante sociale qui nous avait prises en charge, quelques mois plus tard.

Je la regardais avec suspicion : les bonnes nouvelles nous venaient rarement ces derniers temps.

-Nous vous avons trouvé un foyer ! N’est-ce pas formidable ?

Elle et moi n’avions pas vraiment la même conception d’une bonne nouvelle. Mais même si je ne partageais pas son opinion, je restais polie, et fit mine de m’intéresser à cette nouvelle.

-Les avez-vous rencontrés ?

-Oui ! Ils seront de formidables parents...

Malgré son enthousiasme, je sentais qu’elle me cachait quelque chose.

-Mais ?

-Mais... Vous ne serez pas dans les mêmes foyers, ta sœur et toi. Je suis désolée j’ai fait tout mon possible.

-Alors dites leur que nous refusons.

-C’est impossible. Ils ont déjà fait toutes les démarches.

-Peut-importe. Il est hors de question que j’abandonne Lena, criais-je.

Celle-ci s’accrocha à ma jambe, de peur qu’on ne l’arrache à moi dans la seconde.

- Tu n’as pas le choix. Vous n’avez pas le choix toutes les deux. Vous venez d’être adoptées. Vous regagnerez votre nouveau foyer demain. Que vous le vouliez ou non.

La soirée fut difficile. Ni ma sœur ni moi ne pûmes fermer l’œil de la nuit. Nous restâmes toutes les deux blotties l’une contre l’autre, ne voulant pas songer au lendemain qui allait s’avérer difficile.

Effectivement, il le fut. On vint nous réveiller dès le lever du soleil pour que nous fassions nos valises. Nous obéîmes toutes deux, nous n’avions pas vraiment le choix. Mais cela ne signifiait en aucun cas que j’allais abandonner le combat.

Ils nous séparèrent l’après midi... mais ce ne fut pas une partie de plaisir. Je me débattais, frappant tous ceux qui se mettaient entre moi et Lena. Mais je me rendis vite à l’évidence : ils étaient beaucoup plus forts que moi.

Des larmes de haine coulèrent sur mes joues tandis qu’on m’entrainait de force vers ma nouvelle « famille », m’éloignant de Lena qui criait mon nom, affolée.

-Laissez moi au moins lui dire au revoir, suppliais-je l’homme qui m’avait presque trainée jusqu’à la voiture.

Il hésita quelques secondes avant de me laisser courir vers elle. Je la serrais fort, comme si c’était la dernière fois que nous nous voyions –car de fait, ça pouvait très bien l’être- et lui promis de la retrouver.

-Je te retrouverais toujours ma chérie, lui murmurais-je.

C’est à ce moment là que les voitures prirent feu avant d’exploser.
J’eus tout juste le temps de vérifier que ma sœur allait bien avant de m’évanouir.


Je me réveillais dans un lieu qui m’était inconnu. Je clignai des yeux et tentai de dissiper le léger vertige que je ressentais.
Je me trouvais dans une chambre décorée de façon classique mais extrêmement luxueuse.
Des tableaux qui devaient valoir des milliers de dollars étaient accrochés aux murs tandis que des statues en marbres étaient disposées un peu partout dans la pièce.
Le lit sur lequel j’étais allongée était en pin blanc, et j’aurais juré que les draps qui me recouvraient étaient en soie. Ou donc avais-je atterris ?

-Oh tu es enfin réveillée ma chérie ! J’étais tellement inquiète pour toi ! dit-une voix derrière moi, me faisant sursauter.

Je me tournais vers cette voix, et découvris une femme d’une quarantaine d’année, assise sur une chaise, près de moi.

-Désolée de t’avoir fait peur, je ne voulais pas...

-Qui êtes-vous ? La coupai-je.

-Moi ? Je suis ta mère, répondit-elle comme si c’était évident.

Pour moi, cela ne l’était pas tant que ça. Je me sentais comme un lendemain de cuite : un affreux mal de crane et plus aucun souvenir.

Ma soi-disant mère me regardait attendant une réaction ou peut-être que j’ajoute quelque chose.

-Je... je ne me souviens de rien, répondis-je paniquée.


-Les médecins nous ont dit que cela pourrait arriver, dit-elle calmement. Tu ne te souviens vraiment de rien ?

Je secouais la tête en guise de réponse.

-Tu t’appelles Angel, Angel Pierce. Et tu es ma fille.

-Angel Pierce, répétai-je comme si le seul fait de prononcer mon nom pourrait me faire recouvrer la mémoire. Mais rien n’y faisait : aucun souvenir ne refaisait surface.

-Que c’est-il passé ? L’interrogeai-je.

-Des voitures près de toi ont pris feu ... elles ont explosé et ... (elle luttait contre les larmes, essayant non sans peine de finir son histoire) Et tu as été projetée au sol.
Mais heureusement, tu n’as rien de grave ! conclut-elle en prenant mes mains dans les siennes.

Toute la journée, je reçu la visite de personnes prétendant être ma tante, mon oncle, mes cousins, et j’en passe d’autres. La dernière à venir à mon chevet fut ma soit disant sœur. Elle s’approcha de moi doucement et se pencha pour murmurer à mon oreille.

-Bonjour, jolie petite malade. Pas mal le coup de l’amnésie, je n’y aurais pas pensé. Mais si tu crois m’avoir avec ton stratagème détrompe-toi. Tu ne gagneras pas.

Je voulu me défendre. Lui dire que je ne jouais pas la comédie mais elle partit avant. Je sentais que les ennuis n’allaient pas tarder à commencer.

De fait, sa menace se trouva avérée. Le pire était que mes parents ne s’en rendaient même pas compte. Pour revenir à ceux-là, on pouvait dire qu’ils faisaient tout pour que je me sente bien. Ce que j’appréciais, c’était qu’ils ne me forçaient pas à me rappeler de mon passé. Ils disaient tout le temps que ressasser de vieux souvenirs n’était pas bon pour moi, qu’il fallait plutôt que j’apprenne à m’en créer de nouveaux. Ils m’avaient donc inscrite dans une nouvelle école hors de prix, une école réservée à l’élite ; et m’avaient payé des cours de piano car c’était selon eux, ce que devaient faire les jeunes filles de bonne famille.

Cela partait d’une bonne intention, ce qu’ils n’auraient jamais pu imaginer, c’est que ce serait un sujet de rivalité constante entre ma sœur et moi. Au départ, je me contentais d’un niveau moyen, afin de ne pas attiser sa rage mais je finis vite par me prendre au jeu de la compétition. Si bien que je devins bien meilleure que ma frangine.
Parallèlement, je me surpris à être assez sociable. Je me fis rapidement un grand nombre d’amis et d’admirateurs qui me préférèrent à ma sœur. Evidemment, elle ne tint pas longtemps avant de laisser éclater sa colère.

-De quel droit te permets-tu d’entrer dans ma vie et de tout chambouler. Tu m’as pris tout ce que j’avais : mes parents, mes amis... Dire que j’avais pitié de toi !

De tout ce qu’elle avait pu me faire subir, c’était son discours qui m’avait fait le plus mal. Pourquoi ? Parce qu’elle avait raison. Parce que je l’avais détruite. Le pire était que j’en avais été consciente... et j’avais continué jusqu’à ce qu’elle craque. Maintenant je m’en voulais. Je regrettais de l’avoir fait souffrir.

-Je suis désolée commençais-je.

-Je ne veux pas de tes excuses, je veux que tu partes d’ici. Mes parents n’auraient jamais du adopter une orpheline.

Quoi ? Comment ça orpheline ? Se pouvait-il que ? ... Cela expliquerait le fait que je ne me rappelais pas de mes parents, cela expliquerait également son comportement. Mais...mes parents me l’auraient dit, non ?

Ma tête se mit à me brûler, mon corps tout entier bouillonnait. Des flammes s’échappèrent de mes mains. Je retenais un cri de terreur, mais sœur elle, n’y échappa pas. Les rideaux commencèrent à s’enflammer, les meubles prirent feu et je ne pouvais rien faire. Mes parents arrivèrent et me regardèrent effrayés. Des larmes de désespoir coulèrent sur mes joues. Tout ce que je comprenais à la situation était que je venais de décevoir les seules personnes qui comptaient pour moi. Au moment même où cette pensée m’effleura l’esprit, le feu se stoppa.

Ma famille m’observa avec horreur, comme si je m’étais transformée en une horrible créature.

-Je suis désolée, m’excusai-je sachant très bien que cela ne suffirait pas.

-Je vais appeler la police, lâcha soudain mon père après un long silence.

-Non, m’écriais-je. Papa, c’est moi, dis-je en le retenant par le poignet.

Ses yeux se perdirent alors dans le vide et il dit, comme envouté :

-C’est toi.

L’instant d’après, il revint à lui avant de regarder ma mère et ma sœur comme si elles avaient perdu l’esprit.

-Qu’avez-vous à la regarder comme ça ?

-Elle vient de bruler la chambre, des flammes sont sorties de ses mains, dit ma mère, visiblement toujours sous le choc.

-Qu’est-ce que tu racontes ? Tu dois être fatiguée Katy.

Je me rendis alors compte qu’il était sérieux... Qu’il avait totalement « oublié »...Que d’une façon que j’ignorais encore, je lui avais fait oublier.
Je réitérais l’expérience sur le reste de ma famille jusqu’à ce que personne ne se souvienne de l’incendie que j’avais créé.

-Une braise s’est envolée de la cheminée et a mis le feu au tapis. Toute la chambre a ensuite pris feu, dis-je en espérant qu’ils goberaient toute cette histoire plutôt invraisemblable.

Pas autant qu’une pyrokinésiste dans la famille, pensai-je.

Mais tout le monde trouva cela normal ... Comme si un accident de ce genre pouvait arriver tous les jours...

... comme si un seul pouvoir ne me suffisait pas...

Pourtant... il me semblait tellement naturel. Comme si je l’avais toujours possédé. D’ailleurs c’était peut-être le cas. Qui sait ce que j’avais oublié ?

Je décidai de faire mes valises. Je ne pouvais pas faire endurer cela à ma famille, je devais partir.

Arrivée près de la table de la cuisine, j’hésitai à laisser un mot : cela faisait tellement ... cliché ! Je finis pourtant par me décider et cherchais un bout de papier. C’est là qu’une lettre attira mon attention. Mon nom était inscrit sur l’enveloppe, alors intriguée, je l’observai quelques instants avant de me mettre à l’ouvrir.
Je découvris non sans surprise une invitation à m’inscrire dans un pensionnat nommé Redemption, un pensionnat dans lequel je ne serais pas la seule à posséder des pouvoirs. Pensant qu’ils pourraient m’aider, et je dois l’avouer, parce que je n’avais plus nul part où aller je m’y rendis. Le soir suivant, je me trouvais à Birdsall.

Je ne fus pas la seule à entrer à Redemption en cours d’année. Deux autres « nouveaux » s’étaient trouvés dans le même cas que moi.
Ils firent tous deux partis du nombre d’amis assez réduit que je possédais au pensionnat.
La troisième personne à qui je m’attachais était ma colocataire : Joy. A vrai dire, tout le monde la prenait pour une garce mais elle était vraiment adorable avec moi. Le tout était de lui faire comprendre qu’on ne se laisserait pas faire.
Je n’étais donc proche que de ces quelques personnes, la popularité ne m’attirant pas spécialement. Celui avec lequel je m’entendais le mieux était Cole. Peut-être parce qu’il partageait les mêmes difficultés que moi à contrôler son pouvoir... ou peut-être étais-ce juste sa personnalité qui m’avait conquise.
Inévitablement, je tombais amoureuse du jeune homme.
Ce qui me surprit en revanche fut d’apprendre que les sentiments que je ressentais pour lui étaient réciproques.
Nous sortîmes ensemble durant deux ans...Et nous sortirions surement encore ensemble si nous n’avions pas décidé de franchir un cap dans notre relation et de coucher ensemble. Tout se serait bien passé si le pouvoir de mon petit ami n’avait pas dégénéré.

J’avais d’abord commencé par sentir un frisson glacé me parcourir mais je n’y avais pas prêté particulièrement attention et mes lèvres n’avaient pas quitté celles de Cole. Puis cette sensation de froid s’amplifia tellement que je ne sentis même plus le bout de mes doigts.

-Cole, criais-je paniquée.

Mais cela ne s’arrêta pas. Mon corps entier devenait de plus en plus gelé...jusqu’à ce que je sombre dans le néant.

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La première chose que je ressentis en me réveillant fut le froid, une horrible sensation de froid. Mes yeux s’ouvrirent difficilement. Une fois cela fait, je les laissais se promener dans la pièce dans laquelle je me trouvais, tachant de distinguer quelque chose. Mais il faisait tellement sombre que je n’arrivais pas à voir quoi que ce soit. Je tentai de bouger mes doigts, en vain...
C’est à ce moment là que les événements d’hier me revinrent en tête.

Cole ...

Etais-ce lui qui m’avait fait cela ? Surement. Bien que cela ne soit pas volontaire... du moins je l’espérais. Mais pourquoi m’avait-il emmenée dans cet endroit sombre, pourquoi m’avait-il laissée seule ?
N’ayant aucune réponse à ces questions je décidais de me concentrer sur le point le plus important pour le moment : me sortir de là. Je me concentrais pour tenter d’invoquer le feu mais rien ne vint.

Evidemment. Jamais là quand j’en ai besoin...

Il ne se décida à venir que lorsque je me mis à jurer, désespérée.
Mes doigts furent les premiers à décongeler. Le feu s’entendit ensuite au reste de mon corps et je pus enfin sortir de cet endroit.
« Cet endroit » étant, comme je pus le constater, un vieux vestiaire abandonné. Le point positif était que je trouvais facilement de quoi me couvrir. Parce qu’il était bien entendu exclu que je sorte sans aucun vêtement.
Le point négatif était que je ne savais absolument pas où est-ce que je me trouvais. J’ouvrais donc toutes les portes, montais tous les escaliers, jusqu’à ce que je débouche enfin dans le hall de Redemption. Heureusement il était tard, et la plupart des élèves étaient absents à cette heure là. De ce fait, je n’eus aucun mal à rejoindre ma chambre.

Me croyant seule, je me mis à pleurer. Parce que Cole m’avait abandonnée, parce que je lui en voulais, parce que nos pouvoirs ressemblaient plus à des malédictions qu’à des dons...
Joy me surprit en larmes mais ne me brusqua pas. Elle ne me posa même pas de questions lorsque je lui dis que je devais quitter le pensionnat. Au contraire, elle me proposa même de m’aider à m’enfuir. C’est ce qu’elle fit, détournant l’attention des surveillants et me proposant de loger chez se cousine Junya, une jeune femme sympathique que j’avais déjà rencontrée plusieurs fois.
Cette dernière m’hébergea sans broncher. Au contraire, elle paraissait même être heureuse d’avoir de la compagnie. Mais je n’étais pas vraiment en état de partager sa bonne humeur, aussi communicative soit-elle, et malgré tous les efforts que je faisais, je ne pouvais pas surmonter la douleur que je ressentais suite à l’abandon de Cole.

Alors je décidais d’oublier...

Je m’étais entrainée plusieurs fois à Redemption, j’avais appris à maitriser mon pouvoir. Je pouvais surement recommencer. Je fis le vide dans ma tête, me concentrant sur une seule et unique chose : faire sortir Cole de mon esprit.
Je ne voulais pas supprimer le reste : je ne voulais pas oublier ni Junya ni Joy, la dernière amie qu’il me restait. Je voulais juste oublier celui qui m’avait fait souffrir.

Cette nuit là, pour la première fois depuis des semaines je n’eus aucun mal à m’endormir. J’étais étrangement sereine. Ce qui me permit de réfléchir à ma situation : je ne pouvais pas rester éternellement chez Junya. De plus, je ne me sentais plus chez moi dans cette ville. Quelque chose me perturbait. Quoi ? Je n’en savais rien. Mais je savais que je devais partir de Birdsall. Je fis donc mes adieux à Junya et la remerciai. Celle-ci me retint quelques minutes, insistant pour m’offrir un cadeau avant mon départ. Je refusai évidemment, mais la jeune femme était butée et cela ne m’aurait pas étonné qu’elle me suive jusqu’à ce que j’accepte son présent. Lorsqu’elle revint de son atelier, elle me parut différente... et très étrange.

-Attirée par la flamme, la noirceur l’emportera sur l’ange. Seule la vérité pourra le sauver, récita-t-elle avant de redevenir la Junya que je connaissais.
Elle me laissa plutôt perplexe. Joy m’avait déjà parlé de son pouvoir mais je ne pensais pas que cela serait aussi bizarre et impressionnant. Mais je m’abstenai de commentaire : je savais qu’elle n’aimait pas en parler. Elle me tendit un collier en forme de larme, une larme ornée d’une pierre de couleur claire, presque translucide.

-C’est magnifique, m’exclamai-je.

Elle esquissa un sourire.

-La pierre, m’expliqua-t-elle, brille lorsque le soleil... ou les flammes, ajouta-t-elle en posant son regard sur moi, s’y reflètent.

-C’est parfait, merci beaucoup, la complimentai-je en la prenant dans mes bras.

Puis, lui faisant un signe de la main, je passai la porte.

.......................................................................................................................................................

Je n’avais absolument pas prévu ce que j’allais faire, si bien que je ne trouvai aucun endroit où dormir le premier jour. De toute manière, je ne sais pas si j’aurais réussi. Je passais plutôt ma soirée à faire de l’autostop pour m’enfuir de Birdsall. J’eus plus de chance le lendemain ; je rencontrai un jeune homme nommé Ethan, qui accepta de m’héberger. Il habitait en colocation avec d’autres adolescents de 15 à 20 ans dans un grand entrepôt aménagé. Dès mon arrivée, on me posa tout un tas de questions : Comment je m’appelais, dans quelles circonstances j’étais partie de chez moi. Je crois que ce fut la question la plus difficile pour la simple et bonne raison que j’en ignorais moi-même la réponse. J’eus beau chercher, je ne me rappelais pas pourquoi j’étais partie. Mais mes colocataires parurent comprendre lorsque que j’utilisais l’excuse de l’amnésie. Après tout, c’était à peu près ça... sauf que dans mon cas, ce devait surement être une amnésie volontaire.
Je restais quelques mois parmi eux, jusqu’au jour où je suis entrée en conflit avec le chef de la bande, Ethan.
Il s’était attaché à moi... peut-être trop et refusait de me laisser partir.

-Tu fais partie des nôtres, dit-il.

-Tu savais très bien que je ne comptais pas rester éternellement, rétorquai-je.

-Je ne pensais pas que tu partirais si tôt, s’énerva-t-il. Pourquoi ? Après tout ce que nous avons fait pour toi, continua-t-il, s’approchant de moi en vacillant.

-Tu es bourré, remarquai-je.

-Peu importe, répliqua-t-il. Tu n’as pas répondu à ma question.

-Je ne veux pas de cette vie là, lâchai-je.

Voilà... c’était dit...

Je m’attendais à une réaction violente de sa part mais surement pas de cette ampleur. Il m’attrapa par les épaules, me secoua en hurlant avant de m’envoyer valser à travers la pièce.

A ce moment là, le feu en moi se réveilla. Je le sentais arriver, de plus en plus rapidement en fonction de la distance qui me séparait de mon agresseur. Je me mis à crier : Non pas parce que j’avais peur qu’il ne me fasse du mal, non, je n’avais pas peur de lui. J’avais peur de moi-même, et de ce que je pourrais lui faire. Lorsqu’il fut près de moi, je ne pus retenir les flammes qui sortirent de mes mains. Au moment même où il posa la main sur moi, son corps entier s’embrasa.

C’est à ce moment là qu’ils arrivèrent... ce que l’on appelle aujourd’hui les Killers. Ils regardèrent mon ami brûler et me prirent doucement, sans me brusquer, par le bras en répétant qu’ils allaient s’occuper de lui et qu’ils pourraient m’aider. C’est de cette façon que je fus entrainée dans leurs manigances. Evidemment, je n’étais qu’une subordonnée, on ne me donnait donc aucune information sur le but réel de mon travail. Je me contentais de faire ce que l’on me demandait : effacer les mémoires. Ce ne fut que quelques heures avant le massacre à Redemption que j’appris leurs réelles intentions. Ne voulant pas participer à ce carnage, je choisis de les quitter.

Je croyais pouvoir vivre avec cela sur la conscience mais je me rendis vite compte que la culpabilité me rongeait. Encore une fois, je choisis la solution de facilité : j’oubliai et fit en sorte que je pense être restée plus longtemps chez Junya, que j’y sois restée durant ces derniers mois, jusqu’à ce que je décide de me reprendre en main et de reprendre une vie normale.

Car c’est tout ce que je désirais à présent : une vie normale.


ET PLUS SERIEUSEMENT





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Dernière édition par Angel Pierce le Dim 24 Fév - 19:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: If I know where I'm going, I don't know where I came from   Sam 23 Fév - 9:57

WELCOMEEEEEEEEEUH o/ Un pouvoir dévastateur pour nous tous ici à Birdsall... c'est amusant et séduisant 8D, entre pyrokinésiste on se soutient *w* ! Bref bonne chance pour ta validation, deary, je veux un lien avec toi absolument même si je suis un vieux crouton version nounours ! Au plaisir de te croiser sur la CB o/ Bonne continuation nwn
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MessageSujet: Re: If I know where I'm going, I don't know where I came from   Sam 23 Fév - 19:33

Hey!

Re-bienvenue ici à Red!
Tu as finis?

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MessageSujet: Re: If I know where I'm going, I don't know where I came from   Dim 24 Fév - 19:25

Lincoln : Merci et vive les pyrokinésistes !
Pas de problème pour le lien, au contraire. Si tu as une idée, n'hésites pas à proposer ! ^^

Mardy : Merci ! Comme je te l'ai dit sur la CB ma fiche est terminée.
Concernant l'erreur dans le titre moi aussi cela me parraissait étrange formulé comme ça mais comme c'était les paroles d'une chanson je n'ai pas osé modifier je me suis dit que ça devait être "normal".
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MessageSujet: Re: If I know where I'm going, I don't know where I came from   Lun 25 Fév - 22:53

Eh bien jeune femme, une histoire très agréable à lire, un personnage délicieusement intéressant et des dons remarquables ! Je crois que nous avons la totale. Vous demandez l'addition ?
Eh bien, ça sera UNE VALIIDATION pour la demoiselle, ainsi qu'une obligation de filer s'amuser à RP dans la joie et la bonne humeur sur Rédemption ! Lèche

Validée !

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MessageSujet: Re: If I know where I'm going, I don't know where I came from   

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If I know where I'm going, I don't know where I came from

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